samedi 31 janvier 2015

Londoniennes




Pendant que j'allumais une autre cigarette
tu as quitté tes bas
assise au bord du lit
et maintenant tu n'oses pas
dans cette chambre où nous n'avons jamais dormi
lever les yeux sur moi
C'est soudain comme si le temps meurt ou s'arrête
un long alinéa
je m'approche du lit
et viens te prendre entre mes bras
dans cette douceur triste et qui nous engourdit
j'ai aussi peur que toi

Il y a au dehors des rumeurs vagabondes
nous ne nous en irons que pour un autre monde

A Londres c'est l'automne il est presque minuit