lundi 10 novembre 2014

Devine qui vient dîner?

Un auteur de roman noir reste un auteur de roman noir comme un nègre reste un nègre, un juif un juif, un bougnoule un bougnoule et un pédé un pédé. L'intégration demeure très, mais alors très fragile. Il suffit d'avoir lu le mépris à peine dissimulé dans les yeux d'une X, par exemple, à la Foire de Brive, son étonnement muettement réprobateur à l'idée que je signais, moi aussi, sur le stand Gallimard, pour savoir que tous les beaux discours sur l'effacement des genres, sur le roman noir qui serait de la littérature à part entière, c'est de la couille en barre.
Il suffit de gratter un peu, parfois très peu pour que revienne vite, chez certains écrivains "de blanche" quelque chose qui est de l'ordre du racisme, c'est un dire un mélange de peur, d'ignorance et de connerie.
En même temps, je publie de la poésie au printemps et je les encule.