jeudi 31 juillet 2014

Pour finir juillet avec Pirotte



Donc, il nous en reste quand même quelques uns à lire de celui qui vit désormais, et pour toujours, en juillet. Comme ce Boléro (1998).
Thanks to Alice Déon.

« Nous devons échapper aux regards fixes de nos mères, suis mon exemple, viens me rejoindre là où les garces blondes du Nord tressent leur chevelure devant la mer et cambrent la poitrine. Il faut apprendre à vivre de rapines et de désir. »

« La lumière du matin n’est pas brutale, lumière du corent, d’un rose fané, elle descend de la montagne avec circonspection, elle hésite à se poser, renonce à tout arbitraire, brumeuse comme une jeune fille qui a trop dormi. »

« …avec la svelte, rousse et pulpeuse épouse dont nous respirions la trace odorante au détour des rues alanguies du jeudi. »

« Un soir précautionneux montait du Tage, avec des allures de souvenirs baudelairiens, et tu murmurais en souriant sois sage, ô ma douleur et tiens toi plus tranquille, tu réclamais le soir, cependant que tous les soirs du mondes, nous voulions le croire à n’importe quel prix, tous les grands soirs aventureux et vagabonds, s’étendaient devant nous, prêts à nous appartenir. »

1 commentaire:

  1. Et pour l'éternité ce passage de Mont Afrique:
    -Nous avons le temps.
    -C'est vrai, on ne vieillit pas, nous.
    Vieillir, en effet, ce n'est pas dans nos cordes.
    Bien cordialement

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ouverture du feu en position défavorable