jeudi 26 juin 2014

Hasard objectif


C'est l'histoire d'un hasard objectif, aurait dit Breton: Dominique Forma et Michael Mention, des copains du polar peuvent en témoigner, c'était il y a une quinzaine de jours, assez tard le soir au Terminus Nord. Jean-Claude Brisseau que je tiens tout de même pour un cinéaste majeur de ce temps était dans la salle de la brasserie devant un plateau de fruits de mer alors que trois jours auparavant j'avais revu La fille de nulle part sur le câble et que j'avais éprouvé du coup l'irrésistible envie d'enquiller quatre DVD du même Brisseau, dans une de ces insomnies cinéphages qui me prennent périodiquement.
Je cherche toujours un sens à ce hasard objectif qui est l'appellation surréaliste de la Providence. Je n'en vois qu'un. Il me faudra d'une manière ou d'une autre écrire sur Brisseau one of these days. C'est d'ailleurs assez cohérent avec l'oeuvre du cinéaste, ce mode de révélation, tous ses films étant peuplés de signes annonciateurs à la limite du surnaturel.

2 commentaires:

  1. Le hasard et la nécessité ? Programme sacré et sacré programme, dites donc !

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  2. Merveilleux hasard. S'il n'y avait pas "Céline" parmi les 4 dvd, prévoyez-le pour la prochaine insomnie, il est magnifique...

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ouverture du feu en position défavorable