mardi 24 juin 2014

Exergues possibles pour des mémoires désobligeants, 10

"Aussi, n'avais-je à peu près rien changé à l'ordinaire de ma vie. Je me levais à dix heures du matin et ne faisais rien d'autre, pendant la journée, que lire des romans d'aventure et flâner par les rues."
Marcel Aymé, Le vaurien

3 commentaires:

  1. J'ai une possible exergue pour vous : un dialogue tiré du manga de boxe "Ashita no Joe" (commencé en 1968, terminé l'année du premier choc pétrolier en 1973) :

    "NORIKO : Les jeunes de ton âge se baladent en ville, à la campagne… Eux, ils profitent de leur jeunesse. Alors que toi, tu passes tout ton temps dans un gymnase sombre qui sent la vaseline et la résine de pin. Tu sautes à la corde, tu fais de la muscu ou tu frappes un sac. Quand tu sors à la lumière, tu vas dans une cage appelée ring, sous un éclairage aveuglant. Là, tu te bats comme un chien et tu sors couvert de sang. En plus, tu ne peux pas manger et boire ce que tu veux, alors que ton corps est en plein effort. Quelle vie misérable, tragique ! C'est trop sinistre comme vie, pour un jeune.

    JOE : Je me suis sûrement mal exprimé tout à l'heure. Je ne boxe pas seulement par obligation ou par culpabilité, mais parce que j'aime ça. Je te parle sincèrement. Je suis franc. Profiter de la jeunesse ne signifie pas la même chose pour moi. Mais je la vis à ma façon : je prends feu comme une torche, sur le ring, couvert de sang. Rien à voir avec des petits plaisirs sans vie, sans flamme. En un éclair, je vois jaillir des étincelles incandescentes. Mais à la fin... Il ne reste que de la cendre toute blanche. Ce n'est plus un morceau de braise, mais de la cendre, toute blanche."

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  2. Aymé aimé ( elle est facile j'avoue)

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ouverture du feu en position défavorable