mercredi 9 avril 2014

Kamo

"Tout méprisé et haï qu’il est, le capitalisme démocratique n’est pas sérieusement attaqué. On parle de le corriger, de le rendre plus juste, plus viable, plus moral, ce qui est contraire à son principe de fonctionnement – surtout depuis la « crise » dont le « traitement » repose sur les bas salaires et la précarité organisée. Nulle part il n’est question de lui faire subir le même sort qu’ont connu par le passé les régimes d’oppression, de lui donner une bonne fois congé, et pour toujours." 
Premières mesures révolutionnaires, Eric Hazan et Kamo (La Fabrique)

 

24 commentaires:

  1. Pour se rendre compte qu'il s'agit d'un régime oppressif, il va falloir démasquer les oppresseurs ... Et les oppresseurs sont de nature cybernétique aujourd'hui. C'est un peu comme AlQaida, ce n'est rien qui soit constitué de façon pyramidale comme au Turkmenistan. Au contraire, c'est très diffus. Il s'agit d'une collusion d'intérêts pécuniaires, moraux, sociaux qui s'incarnent en une communauté mal identifiée : patrons, cadres sup', gouvernement, fonctionnaires ... Et ce sont les petits qui trinqueront. Toujours !

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    1. Mais que vous êtes con le singe. Ma bonne dame, c'est la faute à Rousseau et aux francs maçons.
      Jugnon

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    2. mon étonnement de voir les fonctionnaires dans le même sac que les patrons, les cadres sup et le gouvernement...ou alors vous parlez de la haute fonction publique, très minoritaire; l'immense majorité des fonctionnaires sont des agents catégorie C qui ne gagnent même pas le SMIC; tous les candidats de droite et consorts aux municipales ont axé leur campagne sur l'antienne "il y a trop de fonctionnaires, ils ne foutent rien aux frais du contribuables...", argument poujadiste qui a fait mouche; certains maires droitards élus prétendent qu'ils peuvent se passer d'administration communale, principalement des cadres "qui coûtent cher"; les habitants de ces communes vont trinquer en effet, surtout les petits.

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    3. Je vais donc devoir faire mon mea culpa, mon autocritique, ma confession.

      Jugnon : t'inquiète, c'est pas ce que je voulais dire : Rousseau et Voltaire peuvent dormir pénards, j'ai pas envie de les réveiller. Et les frères lagratouille peuvent continuer d'astiquer leurs compas, je m'en fous pas mal.

      Elise : il n'y avait pas de volonté de flinguer du fonctionnaire de catégorie C, ni B, ni A.

      En synthèse, je dis qu'il y a une nouvelle noblesse (excluant donc de fait les petits fonctionnaires)

      Comme le dit George Carlin, il n'y a pas besoin d'un complot identifié mais il faut qu'il y ait des intérêts communs qui aillent tous dans le sens de plus de pognon et de plus de liberté pour ceux qui ont suffisamment de fric pour en jouir.

      On appelle cela le libéralisme : on se cache derrière la belle idée de liberté pour oppresser ...

      Le con vous dit bonjour.

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    4. merci pour votre réponse.

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  2. Page 21, pour être précis, cher Jérôme…

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  3. Singe,
    Je trouve que vous avez pas mal d'humour et de pertinence. Mais, il y a des questions de nature. Comment expliquer à la sécurité de l'emploi et ses divers diplômes qui la justifie pour toujours, ce que c'est de chasser son bifteck sans règles, au petit bonheur, dans la jungle sociale, dont ils parlent tant sans en avoir la moindre représentation concrète ?… Impossible, ils ont fait un autre choix, il leur semblent qu'ils souffrent (suprême valeur victimaire !…) et qu'ils savent tout sans rien connaître, puisque c'est marqué estampillé sur les papelards officiels qu'on leur a remis après qu'ils aient tant bûché dans leurs piaules ?…
    Dans ce débat truqué, il me semble que personne ne détient la vérité, nous sommes tous des esclaves. Ceux qui cherchent l'état-providence, et ceux qui croient s'en sortir grâce au marché. J'ai faiblesse pour ces derniers, mais, comme les fonctionnaires qui montent au créneau indignés, je ne fais sans doute que défendre ma boutique.
    Amitiés,

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    1. Nous sommes tous des esclaves et des enfoirés. Certes !

      Après, dans la hiérarchie des esclaves (les castes du système libéral), il y a des positions plus ou moins enviables. La mienne l'est. Et sans être franc-maçon, parfois consciemment, parfois inconsciemment, je dois avoir des réflexes/discours de castes tandis que je professe une inclinaison pour les petits.

      La petite dialectique simplificatrice et sans grande importance de Jugnon a le mérite immense de montrer que tout lecteur de Rimbaud qu'il est, il se croit ensiesté dans un val tandis qu'il a deux trous au côté. La faute à qui ? A Rimbaud justement, littérateur pendant l'adolescence et puis traffiquant d'armes à l'âge adulte (comme quoi, il arrive à certains de bien tourner).
      Ce n'est certainement pas par la confrontation (révolution, guerre) ni par les urnes (le changement c'est maintenant) que la justice ou plus de justice arrivera. C'est par le caddie, la collaboration (ouais, Jugnon, je te vois venir avec tes gros sabots), la coopération et puis la fin de la compétition, de l'affrontement avec les autres et même avec soi.

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    2. je ne suis pas fonctionnaire et encore moins "indignée"; la jungle sociale, les "victimes" et les "esclaves" n'en ont aucune "représentation" ni concrète ni abstraite, ils la vivent au quotidien et vous n'allez pas leur "expliquer" ce que c'est de chasser son bifteck;

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    3. mon singe des alpes,
      je travaille chaque jour que je fais à la confrontation de la jeunesse au processus révolutionnaire de la pensée, c'est mon engagement, ma profession et ma fonction républicaine. Je le fais contre le fascisme d'Etat qui pointe son nez tant que la police ne vient pas me chercher pour m'empêcher de faire comprendre Rousseau Marx et Deleuze aux élèves de terminale. Je tiens cet acte de foi qui est le mien pour la seule résistance humaniste possible à la connerie et les délires simiesques et nihilistes des Rastignac à la petit semaine catholique vaguement anti-tout et au nom du ciel et de la mort, je les conchie, d'ici-même, en classe, face au réel.
      Professeur Jugnon

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    4. Mon cher Alain frère en humanité,
      Que dire ? Je reste la bouche bée. Je m'étonne que la monnaie de Paris n'ait pas encore frappé une médaille en chocolat à votre effigie. On se demande, si on n'avait pas peur de passer pour un poujadiste, ce qu'ils peuvent bien foutre dans leur ministère.

      Rastignac ? Le petit parvenu ? De grâce, si vous me prêtez quelque origine angoumoise, que ce soit Ravaillac ... Du bon régicide à l'ancienne !

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    5. Voilà qui est fait ma bête, vous venez de saisir dans votre corps et dans votre âme ce qui fait la différence entre le nietzschéen et le chrétien : l'image de soi.
      Jugnon

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    6. Oh, je la savais cette différence, je vous la dis à longueur de temps : le nietzschéen se surestime, tandis que le chrétien que je suis s'aime comme il aime les autres.Et je les aime!
      Vos longues tirades à votre propre gloire sont à la mesure de la petitesse. Devenez ce que vous êtes !

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  4. Mon primate, je n'ai pas écrit l'estime de soi, j'ai écrit l'image de soi. Le psychologue, c'est Nietzsche, le christ est une buse en terme de connaissance de l'esprit et du corps de l'autre : sur la croix, ce qu'il pleure c'est son royaume ou sa cassette, pas l'autre en vrai.
    Jugnon

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    1. L'estime doit bien procéder l'image ... Ne jouons pas sur les maux.

      Sur la Croix, il pleure sur l'autre, si si. Son Royaume n'est pas de ce monde, il le sait puisqu'il l'a dit. Celui qui pleure sur sa cassette, c'est Juda Harpagon.

      Prions 3 Ave pour Nietzsche et ses disciples.

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  5. C'est ce que je dis : jésus pleure SUR l'autre mais ne tend pas le mouchoir A l'autre pour essuyer la morve exsudée, pissée pourtant par le corps pas encore glorieux mais tellement sale et abandonné. Beurk.
    Jugnon

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  6. Il ne tend pas son mouchoir sur la Croix, il donne Amour et Miséricorde ... et sa mère à l'humanité.

    Point de morve exsudée du corps de Notre Seigneur, ce n'est pas Ganesh !

    Le mépris du Crucifié vous typologise dans la caste des Brahmanes nietzschéens. Au diable, les petits et les dégueus, il y aura bien une Mère Térésa pour s'en occuper ...

    Un peu de doo wop sénégalais pour finir : http://www.youtube.com/watch?v=LRDe88bDHLU

    Les arpèges de Kora devraient émouvoir jusqu'au Nietzschéen adèpte de heavy metal sur peau de mammouth ...

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  7. C'est donc ça : Jésus donne sa mère à l'humanité.
    Nom de dieu de bande de cons de chrétiens !
    Bataille, lui, a donné sa mère à son Père qui n'en a pas voulu parce qu'il était aveugle et qu'il croyait que son con de fils allait encore lui refiler la bonne... de toutes les façons, le fils du Père venait de niquer les deux... c'était du pareil au même. Mais donner sa mère à L'HUMANITE, non ! quelle horreur chrétienne !
    Jugnon

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    1. Qui vous parle de niquer ? On parle d'intercession !

      Les injures, le verbe être comme unique vecteur d'une pensée rectiligne, encore des injures. Je ne parlais pas du journal l'Humanité mais de tous nos frères et soeurs en humanité qui ont ainsi la meilleure des mamans.

      Pourquoi serait-il si horrible de donner sa mère comme mère de tous ? C'est bien que l'humanité est digne de quelque chose et que cette dignité ne se limite pas aux lecteurs de philosophes fous.

      Niquer toujours niquer ... Faut arrêter de se regarder le nombril et les testicules en pensant qu'on est la plus grande oeuvre d'art du monde ... Moi, moi, moi ...

      Regarder ailleurs, voir l'autre en tant qu'autre ... écouter sa musique et et voir de quelle spiritualité il se chauffe ... Mmmh, je vis paisiblement dans l'amour des arpèges de Kora et je ne construis aucun système de caste nietzschéen.

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  8. Cher Macaque,
    vous vous lâchez bien là : vos chiens me semblent enfin prêts à trouver sous-hommes à leur mesure et à leurs dents... comment convaincre vos chiens alors que "l'humanité est bien digne de quelque chose quand même" !!! vous en doutez ! pauv' nègres que nous sommes !
    Jugnon

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  9. "bande de cons de chrétiens", "quelle horreur chrétienne", "tellement sale", "je les conchie, d'ici-même, en classe".

    Et bien sûr, ce sont mes chiens (j'ai des chiens ? je suis un chien ? les chrétiens sont des chiens ?) qui vont vous attaquer ...

    Vous maniez l'injure et après vous faites la victime ... Ca fait pas sérieux ! Ca fait pas trop grande brute blonde ...

    Quant aux "nègres", laissez les tranquilles, ils ne vous ont rien fait. Et je ne doute pas que l'humanité soit digne de quelque chose dès lors que je crois que Dieu envoie son Fils pour elle.
    Lorsque je dis "l'humanité est bien digne de quelque chose quand même", c'est une figure de rhétorique consistant à vous inciter à réfléchir.

    Votre vocabulaire injurieux montre tous le mépris que vous avez pour l'homme. Le seul que vous célébrez, c'est vous : "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je", "je". Moi je contre l'humanité et les machants chrétiens prêt à lacher les chiens contre le pauvre petit Nietzschéen qui utilise son droit d'expression ...

    Allez, un effort, antéchrist, un effort surhomme, un effort grande brute blonde !

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  10. Je crois que c'est OK cher homidé, vous voilà tel qu'en vous même : ça craque à tous les étages... si vous n'avez pas de "je" vous-même, ce n'est pas moi qui vais vous le donner hein !? nous nous le demandons tous : qui êtes vous singe ? je ne serai pas votre tarzan, promis !
    Jugnon

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  11. Je ne craque point, je reste anonyme et chrétien.

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  12. Chrétien, va !
    Moi, c'est ecce homo.
    Jugnon

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ouverture du feu en position défavorable