dimanche 2 mars 2014

Un seul film suffit.


Ce n'est pas la peine de mentir: nous n'avons jamais été des fans du cinéma d'Alain Resnais. Il aimait Duras et Raymond Roussel, ce qui est rédhibitoire surtout pour Roussel, l'écrivain préféré de ceux qui n'aiment pas écrire, ou n'y arrivent pas. Sans compter ses films à succès, qui jouaient sur les deux tableaux de la fausse audace formelle et de la pêche au grand public. Bref, le beurre et l'argent du beurre pour satisfaire ceux que Debord appelait "les petits agents spécialisés dans les divers emplois de ces «services» dont le système productif actuel a si impérieusement besoin: gestion, contrôle, entretien, recherche, enseignement, propagande, amusement et pseudo-critique." On connaît la chanson, n'est-ce pas, qu'on fume ou pas.
Et pourtant, pourtant, Resnais a réalisé un des films qui figurent très haut dans notre panthéon intime. Il s'agit de Je t'aime, je t'aime. Film un peu maudit qui aurait pu avoir la palme au festival de Cannes en 68 dont on sait que le déroulement fut perturbé par d'autres évènements. Il nous semble que le scénario de ce cher Jacques Sternberg y est sans doute pour beaucoup mais enfin, il n'empêche que Je t'aime, je t'aime, film de science-fiction sentimentale, dans sa façon de traiter la perte amoureuse, la violence tendre du temps qui ne se remonte pas mais, à proprement parler, nous remonte pour mieux nous engloutir, reste ce chef d'oeuvre qui nous met les larmes aux yeux, à chaque fois.
Bref, un seul film suffit.

7 commentaires:

  1. Bonsoir,

    Vous êtes un peu dur je trouve. Je tiens Mon Oncle d'Amérique pour une œuvre assez salvatrice, même si l'objectif de communiquer au plus grand nombre les idées de Laborit n'a pas touché tout le public visé ...

    Cordialement.

    Laurent

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  2. Moi aussi j'ai bien aimé mon oncle d'amérique

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  3. Je suis plutôt d'accord "Je t'aime je t'aime" est une belle oeuvre grâce à Sternberg, le reste ce n'est pas exactement du cinéma...
    Meussieur Cédéi

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  4. Nuit et brouillard.
    Ce n'est pas exactement du cinema. C'est beaucoup plus que du cinéma.

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  5. Il n'y a pas de vie française et de cinéma français sans Resnais parce qu'il a écrit et mis au monde la vie après 1968 en un film : Providence.
    Jugnon

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  6. Nuit et Brouillard bien sûr, et La guerre est finie; après je me suis franchement emmerdée à Hiroshima mon amour; j'ai réessayé beaucoup plus tard le cinéma "populaire" On connaît la chanson; bof!

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  7. ...où joua la divine Olga, ma regrettée tante au voluptueux charme si slave...

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ouverture du feu en position défavorable