dimanche 9 mars 2014

Nizan, for ever


Que font les penseurs de métier au milieu de ces ébranlements ? Ils gardent encore leur silence. Ils n’avertissent pas. Ils ne dénoncent pas. Ils ne sont pas transformés. Ils ne sont pas retournés. L’écart entre leur pensée et l’univers en proie aux catastrophes grandit chaque semaine, chaque jour, et ils ne sont pas alertés. 
Et ils n’alertent pas. 
L’écart entre leurs promesses et la situation des hommes est plus scandaleux qu’il ne fut jamais. Et ils ne bougent point. 
Ils restent du même côté de la barricade. Ils tiennent les mêmes assemblées, publient les mêmes livres. Tous ceux qui avaient la simplicité d’attendre leurs paroles commencent à se révolter, ou à rire.

Paul Nizan, Les chiens de garde


7 commentaires:

  1. Ah oui Jérôme ! Viva Nizan ! Nizan maintenant ! et Politzer en frère armé !
    Dans mon prochain livre poltique je nizanise Péguy et je dis en gros tout ce que Nizan disait aux intellectuels des années trente aux intellectuels du jour...
    Jugnon

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  2. Quand un Antonio Muñoz Molina écrit "Tout ce que l'on croyait solide", c'est déjà trop tard en Espagne.
    Oui, on se le demande : qu'attendons nous pour dénoncer ce journalisme épiphyte ?

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  3. Il y a dans ce regard de Nizan la même humanité, le même goût du bonheur que l'on retrouve chez son petit-fils un certain Emmanuel Todd. L'amour des camps sans doute...

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    1. Vous connaissez un peu la vie de Nizan, ou c'est juste pour le plaisir de raconter des conneries fielleuses?

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    2. Oh ! Quelle réaction du petit stal ! La solidarité des flics n'est pas un vain mot...

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    3. Non mais sérieusement, Nizan, vous voyez vraiment qui c'est ou pas?
      Par rapport à Aragon? Au PCF de l'époque? Au pacte germano-soviétique?
      Parce que là si vous voulez, non seulement vous avez l'air d'un anticommuniste primaire, ce qui est votre droit, mais surtout d'un connard inculte. Ce qui est votre droit aussi d'ailleurs.
      Et pour votre pitoyable gouverne, je ne suis pas un petit stal. Je suis un très grand stal. Beau, riche, talentueux et cruel.

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  4. http://www.eduexpo.fr/eduexpo-paris-14mars/

    Je signale à la bienveillance du Guepeou la tenue de la conférence "Parler anglais c'est bon pour le PIB".

    Moi, je n'ai rien contre le fait de parler anglais. J'aime cette langue que j'ai apprise avec des vieux stones ... C'est le côté chantage à l'économolâtrie qui m'agace. L'équilibre général devrait être atteint lorsque la langue de l'information sera parlée par tous ... Pour faire rire et éviter les répétitions, on parlera encore de la lngue de shakespeare ... C'est un peu comme si on disait qu'Hollande parlait la langue d'Hugo ... Boss, oui, mais pas Victor ...

    Shall we overcome ?

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ouverture du feu en position défavorable