dimanche 16 mars 2014

Il ne faut pas laisser la Crimée s'enfoncer dans l'horreur.

Belgrade en 99. Kiev demain, espérons-le.



Cela ne peut plus durer.
Hier comme aujourd'hui, l'UE et l'OTAN doivent aider les peuples à disposer d'eux-mêmes librement. 
C'est pour cela que nous devons exiger sans attendre, comme nous l'avons fait en 1999 avec Belgrade, un bombardement de Kiev afin de forcer le gouvernement ukrainien à lâcher la Crimée comme nous avons su forcer les Serbes à lâcher le Kosovo.
Sinon, cela voudrait dire qu'il y a deux poids deux mesures. Mais je suis rassuré. BHL ne le permettra pas.
Il ne faut pas laisser la Crimée s'enfoncer dans l'horreur.  
Bombardons Kiev, maintenant, au nom de la démocratie!

30 commentaires:

  1. En effet, vive le cynisme! ne faisons rien pour l'Ukraine, laissons la loi du plus fort s'emparer de l'Europe, comme il n'y a pas si longtemps nous n'avons rien fait pour le territoire des Sudètes...Mais évidemment, en ces temps d'inculture historique généralisée, c'est trop demander que d'essayer de tirer les leçons de l'Histoire, même si nous en avons nous-même payé le prix.

    Et quant à confondre le droit à l'auto-détermination avec les "référendums" sous contrainte blindée, il faut vraiment être aveugle, ou naïf, ou ignorant.

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    1. Allez manifester avec vos ami de Secteur Droit à Kiev. Vous êtes déjà une oie, vous en aurez le pas.

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    2. Cher Jérôme, je vois que je suis percé à jour. Vous me connaissez si bien ! Il n'y a aucun doute à avoir, ni en ce qui concerne mes prédispositions oiennes ni s'agissant de mes accointances nazies. Et vous vous révélez l'égal du regretté maître Capello (que les moins de 20 ans, hélas pour eux, ne peuvent pas connaître) pour le maniement du jeu de mot fin et dévastateur (en revanche il vous en aurait peut-être voulu pour la faute d'accord). Je vois que je vous ai fâché, et j'en suis triste.

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  2. BHL dans le Point :

    " Le massacre a déjà commencé. On a déjà, comme au Kosovo, commencé de mutiler, décapiter ou exécuter d’une balle dans la nuque les habitants de villages entiers. Et alors, oui, on est fondé à intervenir pour arrêter le carnage."

    D'après certaines sources, Darth Vador et sa garde personnelle auraient même été aperçus dans les rues de Sébastopol. Il y a de quoi être inquiet.

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    1. D'après d'autres sources, cher ami, des colonnes de Klingon pratiqueraient des viols systématiques sur les femmes ukrainiennes et tatars dans les rues de Simferopol.

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  3. http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-170314.html

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  4. Ah! les Sudètes, et Poutine c'est Hitler bien sûr. Je suis à peu près inculte mais il me semble avoir entr'aperçu pas mal de croix gammées sur les murs des bâtiments publics à Kiev; tous des révolutionnaires épris de liberté et de démocratie, soutenus par Ioulia Timoshenko, une grande démocrate elle aussi, parangon (le mot est à la mode) d'intégrité et de morale dont le seul souci est le bien du peuple.
    comme vous avez raison! les "référendums" sous contrainte blindée (avec des gros guillemets) c'est un vrai déni de démocratie, pas comme ceux qu'on organise chez les européens civilisés, respectueux du vote des citoyens comme le référendum (sans guillemets) du 29 mai 2005 sur le Traité de Lisbonne.

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    1. Je vais mettre mes blues sudètes shoes pour danser sur touiste again à Moscou, chère elise.

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    2. Une bien jolie bouillie intellectuelle que voilà...

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  5. Bravo ! Je vous donne un Point Godwin immédiat et bien mérité...



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    1. et si ça se trouve, Godwin aime ça !

      (et les Ukrainiens aussi, de toutes façons ils n'ont pas trop le choix par les temps qui courent).

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  6. La leçon à tirer est celle de ce prévisible fiasco de l'EU et de l'OTAN.

    Il faut sortir de ces machins dangereux.

    Vous ne croyez pas qu'un bol de liberté, sans fils à la patte, nous rendrait énergie et moral ?

    C'est ma conviction.

    Liberté je chéris ton nom.

    Liberté, je chéris ton NON.

    J.P.

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  7. Il est certain que ce M. Poutine est un bien grand démocrate. Toute sa carrière témoigne de la haute considération dans laquelle il tient le droit des peuples. Il est bien aimable et bien magnanime d'accepter les suppliques de ses bons peuples de Crimée avides de cette forme si particulière et si exaltante de démocratie qui fleurit ces dernières années en Russie, et très spontanément désireux de revenir dans le giron de la mère-patrie. Cette Russie à laquelle, notamment, les Tatars doivent bien de la reconnaissance pour avoir eu le droit de revenir en Crimée après la juste déportation à laquelle le si justement nommé petit père des peuples les avait condamnés.
    Et s'il restait, malgré tout, quelques aveugles ou récalcitrants aux charmes de la démocratie poutinienne, tous fascistes et nazis comme leurs complices de Kiev (leurs accointances nazies étant indéniables, puisque c'est Poutine qui le dit) ils n'auraient qu'à se référer aux exemples tchétchènes ou ingouches pour être rassurés sur la bienveillance de Poutine envers les aspirations des peuples.
    J'ai faux quelque part ?

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  8. Quoi ? On défendrait la révolution en France, et on la condamnerait en Ukraine ?

    On avalerait la propagande de ceux qui voudraient discréditer cette révolution, en gobant la thèse grotesque qui en ferait une révolution nazie ?

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  9. La bouillie intellectuelle c'est de comparer des situations sorties de leur contexte et d'opérer des télescopages historiques hasardeux: les Sudètes et la Crimée, la Révolution française et les soulèvements de Kiev; puisque vous parlez d'inculture historique généralisée, rappelons que la Crimée fut rattachée à l'Ukraine par Kroutchev sans qu'on demande leur avis aux habitants, il n'y eut aucun référendum, avec ou sans guillemets.
    Ce qui est grotesque c'est la posture de l'UE, front contre front, tout excitée de rejouer à la guerre froide, distribuant des sanctions dont Poutine se contrefout; ce qui n'empêche pas, par ailleurs, de lui vendre tout un arsenal militaire construit dans nos chantiers navals de St Nazaire; les gesticulations d'un nain grimpé sur les épaules du géant US;
    Poutine n'est certes pas un démocrate, personne ne le prétend ici; il n'empêche que la Russie est un grand pays, un voisin qui compte; quand un voisin dérange, on discute d'abord; les européens sont un peu oublieux du lourd tribut payé par le peuple russe dans la dernière guerre mondiale, au-delà de Staline et de Poutine;
    le mépris n'est pas une solution, c'est une "ultra solution", la seule que nos têtes pensantes européennes ont trouvée; c'est dire si l'Europe manque de vision.

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    1. Comme diraient certains décérébrés droitards que nous avons affronté de concert, chère elise, je plussoie. Voire +1000

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  10. droitards, chemises brunes, nazis, décérébrés...que voilà des arguments de fond...Après ça, il ne reste qu'à ranger ses arguments et à s'incliner bien bas devant tant de hauteur de vue.
    Il est bien certain que M. Poutine est un très grand progressiste, un partisan de la justice sociale et de l'égalité, toute son action le démontre parfaitement. Il faut être très méchant et très à droite pour ne pas s'en rendre compte.

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  11. Comme d’habitude, nos grands démocrates viennent de découvrir que Ianoukovitch, jusque-là fréquentable, était un mafieux ! Les nouveaux, honorables parait-il, ont prêté allégeance à l’UE et immédiatement promis des coupes drastiques dans les budgets sociaux pour réduire la dette. En plus, surement sur les conseils de Bruxelles, le gouvernement juste installé décrète que la langue russe parlée dans une grande partie de l’est du pays est illégale. On aurait voulu disloquer l’Ukraine , on aurait pas fait autrement.

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  12. Et si on pensait...
    pas de peuple pas de révolution comme dit Omar Sy
    des nationalismes du fascisme comme je dis
    nulle part en mots clés sur google n'apparait gauche liberté humanité démocratie peuple saint just révolution sur Google lorsqu'on tape ukraine russie
    quand on tape sur Google Urkraine Russsie 2014 ce qui apparaît à l'image c'est droite religion fascisme merdier chienlit police maffia torture poutine obama hollande france russie américains mort profit
    ça c'est google ça c'est l'être ou la merde c'est pareil

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  13. encore oublié de signer
    le com avec la merde dedans c'est Jugnon
    Jugnon

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  14. Le plus saisissant dans ces comms, c'est l'ignorance. La multiplication des experts auto-proclamés. Savaient-ils distinguer hier l'Ukraine de la Russie ?… Une erreur très courante chez les Occidentaux, j'en ai souvent été témoin..
    Qui connaissent-ils en Ukraine ?… D'où viennent leurs infos ?… Savent-ils que le pays est désormais livré aux bandes armées de diverses obédiences, mais que celles qui ont été équipées et entraînées, et financées, tant par l'USAID (sous-marin de la CIA) que par divers milliardaires néo-cons, et qu'elles font rêgner la terreur ?… Ce dont on possède des témoignages de première main. Savent-ils qu'en Crimée, les baboushkas se signent en passant devant le monument à la déportation tatare par Joseph, qu'à Sébastopol, on ne veut pas voir la marine américaine, "parce qu'il y aurait des Noirs au centre-ville" ? Je ne l'invente pas, je l'ai entendu dans cette ville. Savent-ils qu'à Lvov, quand on parle russe, on vous sert le café sur la comptoir directement, comme au chasseurs de primes dans Lucky Luke ? Savent-ils que Yatseniouk a fait ses études dans une école du KGB ?… Qu'un des conseillers d'Obama était un lobbyiste de Yanoukovitch aux États-Unis, et aussi un des conseillers de McCain ?… Qu'ils ont tous de part et d'autre la main dans la culotte de l'ennemi ?… Que la Phrance est bien emmerdé par l'embargo à cause des navires de guerre "Mistral" ?… Que savent-ils ?… Les infos piqués sur Arte ?… Ils lisent Paris-Match ?…
    Je crois que pour cette fois, tout au moins, je me réconcilie avec mon vieux camarade Leroy. Deux poids deux mesures, l'angélisme occidental qui mène l'éternelle politique de la canonnière avec des arguments politiquement corrects, démonise Poutine (certes pas un ange) sans rien proposer à l'Ukraine sinon une cure néo-con à la grecque, est suspect au plus au point, après ses entreprises kossovares, ou irakiennes (exemples de démocratie comme chacun sait). Que l'équipe Yanoukovitch ait dépassé les bornes, c'est certain, mais la Révolution Orange lui a permis de revenir au pouvoir, a fait son lit, et sur la révolte du peuple, les morbaques se sont nourris. À présent, que les habitants de Crimée cherchent à se défendre en faisant appel au Grand Frère… Eh bien, ils emploient la même tactique que les Ukrainiens de l'Ouest subventionnés par les services spéciaux occidentaux. C'est l'Histoire qui veut ça, qui cherche les bons et les méchants ne fait qu'ânonner une propagande.
    Bravo Jérôme.

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    1. Je t'en prie, c'est toujours un plaisir. Et je te remercie pour tous ces "petits faits vrais" aurait dit Stendhal.
      Et réconcilie toi tout court. Tu manques.

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    2. Oui, elles manquent vos diatribes enflammées, votre morale de clochard (un compliment immense dans ma bouche).
      Poutine est sans doute un très sale con. Mais mieux vaut Poutine qu'Hitler. Mieux vaut un ex-cancer du GPU que la rage aux dents.

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  15. http://pando.com/2014/03/17/the-war-nerd-everything-you-know-about-crimea-is-wrong-er/

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  16. http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-02-200314.html

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  17. Cher singe hominidé,
    Heureusement, dites, que vous précisez, à mon époque (excusez, vu mon statut doyen doyennant, ma Sublimité se croit autorisée… les misères de l’âge…), « charclo » c’était une insulte…
    Bref, quelle importance, je n’en suis plus à ça près. Disons, que sur le sujet de l’Ukraine, avec tous ces points de vue formatés qui se donnaient comme défenseurs de je ne sais quel bon droit à sens unique (toujours le même), la moutarde me montait un peu au nez. J’ai de bons amis en Ukraine, avec qui je suis en contact régulièrement, et des deux bords. J’ai de bons amis en Crimée, où j’ai beaucoup séjourné à une certaine époque. Capiteux jours de Yalta où j’écrivais « À quai ». Et ma folle expédition, vieille d’une décennie, de journalisme sur la toxicomanie en Ukraine, en pleine « Révolution Orange ». Donc, si, en principe, j’essaie d’éviter les sujets socio-politiques qui ne me semblent pas de mon ressort d’auteur de fiction, il me semblait que beaucoup de gens s’exprimaient sur quelque chose qu’ils connaissaient très mal. Nous avons du reste eu des discussions houleuses avec Jérôme, au début des évènements, parce qu’il me paraissait que son point de vue méconnaissait une révolte réelle contre une bureaucratie vermoulue et racketteuse dont me faisaient part des amis ex-toxicos que j’ai toujours à Kiev. Cependant, le vent a tourné, le chaos s’est installé, et ces mêmes amis ne sont plus aussi affirmatifs. D’ailleurs, dès le début, ils m’avaient annoncé sans illusion aucune qu’ils se moquaient de l’UE comme de l’an 40, et n’en attendaient rien. Aujourd’hui que les bandes armées sont devenues la loi, et qu’on a les preuves de leur financement pas si occulte que ça, il leur semble qu’on est tombé de Charybbe en Sylla.
    D’un autre côté, mes amis de Crimée, qui n’ont jamais été très orientés à l’Ouest m’ont signifié qu’il n’était pas question de laisser pénétrer les bandes armées sur leur Côte d’Azur sur la Mer Noire. Et qu’ils prendraient les mesures nécessaires. Quiconque n’est pas dans une situation de survie comme la leur n’a pas à les juger selon des critères qu’eux-mêmes ne reconnaissent pas. Mon point de vue de voyageur me paraissait plus informé que des opinions toutes faites. D’autre part c’est cette fois une opinion personnelle, je ne vois pas pourquoi l’hégémonie américano occidentale a tous les droits au nom d’une démocratie de plus en plus discutable, qui poursuit le vieil impérialisme de toujours, et un autre bloc n’aurait pas le droit de se défendre, si diabolisé soit-il. Pour soutenir ces idées simples et raisonnements, j’ai mis sur le blog que j’entretiens (comme une danseuse !…) avec un camarade de Moscou, quelques articles de journalistes (des amis, encore) américains qui connaissent très bien la zone, ne sont suspects d’aucune sympathie pour le régime en place en Russie, mais qui allaient dans le même sens que votre serviteur. Une sorte de salubrité publique, et bonus, il se trouve que cette fois, Jérôme et moi étions d’accord.

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ouverture du feu en position défavorable