vendredi 7 mars 2014

Dans le bruit des galets et du temps libéré

Un Simenon en poche, dans une caisse devant un brocanteur, à Saint-Valery en Caux. 
Un vieux poche, d'ailleurs, et un Simenon qu'on a surement déjà lu. Mais qu'importe, il y a l'odeur du livre et une phrase prise au hasard: "On voyait de l'autre côté de la Seine de quiètes villas dont les fenêtres éclairées scintillaient dans la pénombre". Puis une autre: "Des bouteilles de Vouvray trempaient dans un seau de champagne tout embué." 
Et soudain, rien n'est plus urgent, vital presque, que d'acheter le livre et d'aller le lire sur un banc, au soleil de mars, face à mer qui remonte dans le bruit des galets.

8 commentaires:

  1. Et la "journées des femmes" vous en faites quoi? Simenon! un type qui s'est tapé 10 000 femmes dont 8000 prostituées (et dans le lot il doit bien y avoir quelques ouvrières de La Redoute); vous avez déjà révélé avoir lu Septentrion de Calaferte (pourquoi pas La mécanique des Femmes tant que vous y êtes); et maintenant Simenon en plein 8 Mars...Jusqu'où irez-vous dans la provocation, Jérôme?

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    1. La mécanique des femmes, chère elise, à sa parution a eu le droit à une petite demi-douzaine d'articles, dont un de mézigue, dans le défunt Quotidien de Paris, circa 92.

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    2. et il y a tout le reste, le théâtre, la poésie, les essais; Calaferte a beaucoup écrit mais reste méconnu.

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  2. C'est sûr que si l'on ne doit apprécier les écrivains qu'à l'aune de leur conduite ou du politiquement correct de 2014, autant aller brûler tout de suite les bibliothèques. Cela viendra certainement, hélas. Quel rapport entre le style inimitable de Simenon et la "Journée des femmes" ? Il est encore possible de le lire en buvant du Vouvray, profitons en !

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    1. Aucun rapport bien sûr, pas plus qu'il n'y en a entre la littérature et la morale; si on recensait toutes les conneries qui s'écrivent ou se disent tous les ans, à l'occasion de la "journée des femmes" on pourrait constituer une bibliothèque de la niaiserie pleurnicharde.

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  3. Le Quotidien de Paris, ma mère chiraquienne y était abonné... Tesson, Jamet, ça avait de la gueule...

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  4. Comment être plus provocateur ? En choisissant peut-être de nous parler d'un auteur vivant, avec un post sur Roland Jaccard par exemple : une excellente manière de fêter la journée de l'infâme, non ?

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  5. Je me souviens avoir lu ton article dans le "Quotidien de Paris", en compagnie d'un grand barbu sage et raisonnable qui émettait un "ts, ts, ts", réprobateur, mais un chouïa amusé (et puis lui il faisait pareil, pour le plaisir de la contradiction du troupeau, avec "le Figaro"), quand j'ouvrais ce journal à la cafétéria de Nanterre en commençant par les pages qu'il estimait les plus futiles...
    Meussieur Cédéi

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ouverture du feu en position défavorable