lundi 10 février 2014

Retour d'Agen



Parfois, j'aimerais bien vivre dans un monde où je pourrais lire dans l'année qui vient un nouveau livre de Frédéric Berthet.

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Les plus grands subversifs, les vrais chiens-loups du sens, les beaux travailleurs du négatif, les amants du chaos préfèrent le tweed, le cachemire, l'oxford, le velours, les richelieu. Ils pourront même à l'occasion apprécier un costume anthracite, bien coupé évidemment, de banquier protestant. Le rebelle qui s'habille en rebelle labellisé me fait toujours un peu penser à un soldat de l'été 14 qui charge en pantalon garance. C'est très courageux, mais c'est surtout très con.

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Dans Au-delà du fleuve et sous les arbres, la jeune Renata est amoureuse du vieux colonel Cantwell parce qu'il n'est jamais triste le matin. Je ne suis pas près de me faire la jeune Renata, moi.

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A l'entrée de Bon-Encontre, en Gascogne donc, on passe devant D'Artagnan immobilier. Je sais bien qu'il faut savoir faire une fin.
Mais quand même.
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L'Histoire dans un hall d'hôtel, à Agen: grâce au délicieux Pierre Schuller de 813, j'ai pu parler un peu avec la veuve, âgée de 85 ans,  d'Enzo Lorenzi, dit Robert-le-Blond, l'homme qui a pris le commandement de la 35ème brigade FTP-MOI en février 43 après l'exécution de  Marcel Langer. 
Me souvenir, si besoin en était, dans ces cas-là, pourquoi je mourrais communiste, quoiqu'il arrive.