mardi 4 février 2014

Au-dessous de tout

On peut reconnaître, à l'occasion, au pire de ses ennemis une certaine cohérence et un certain courage ou au moins une obstination. Le problème est que les socialistes labellisés Hollande ne sont même pas les pires de nos ennemis, qu'ils n'ont aucune cohérence, qu'ils n'ont aucun courage, qu'ils n'ont aucune obstination. Il s'agissait pour eux de devenir, sur les conseils terranovistes, le parti moderne et libéral, sociétalement audacieux, d'une vaste classe moyenne incluse. Et tant pis pour le peuple, encombrant comme un remords. C'était dégueulasse politiquement, mais pas idiot stratégiquement.
Pour cliver avec la droite, alors qu'ils ont le même programme économique qu'elle, ils ont décidé de la jouer à fond sur le mariage gay, les études de genre, etc.... Pas par amour de l'émancipation ou d'une humanité réinventée, non, mais uniquement parce que ça allait faire ressortir de leurs trous, comme un puissant répulsif,  les cancrelats de la réaction cathofasciste la plus éculée, celle qui s'occupe des bonnes moeurs de ses employés mais jamais de leur pouvoir d'achat. Ca n'a pas manqué. Le retour des morts-vivants pétainistes, des zombies chouans, du blob maurassien... Tout ça est remonté à la surface,  repeint aux couleurs d'une tea-party à la française. 
Et là, le gouvernement n'assume pas, se dégonfle et nous laisse en tête à tête avec les freaks consanguins de la réaction qu'ils ont réveillée et qu'ils n'ont pas le courage d'affronter.
Ils nous auront tout fait, ces cons, vraiment.