dimanche 23 février 2014

A Kiev, à Caracas, ok. Mais pas à Nantes, faut pas déconner non plus.

Surréalistes nantais rendant hommage à Jacques Vaché
Du côté des médias, des politiques, des intellectuels de garde et du Noske hollandien, on mime le malaise vagal parce que quelques jeunes autonomes courageux, dans les rues de Nantes, s'opposent à Vinci et renvoient de manière concentrée et brève à la gueule du pouvoir sa violence diffuse et constante.
Mais on s'extasie sur des étudiants vénézuéliens de la haute-bourgeoisie qui veulent faire tomber un gouvernement réellement socialiste avec l'aide de la CIA, du patronat local et de milices paramilitaires (remember Santiago 73). Et on applaudit carrément au retour au pouvoir de Ioulia Timochenko, plus corrompue qu'un élu municipal de Chicago à l'époque de Capone, tout ça parce qu'elle est la candidate de l'UE et de l'OTAN alors que l'autre brigand était celui de Poutine. UE et OTAN assez peu regardants, au demeurant, sur les sections néonazies qui ont remplacé les forces de l'ordre après les avoir combattues et y avoir laissé quelques plumes, ce qui est bien la seule consolation dans cette histoire.