vendredi 6 septembre 2013

Eloge de Christiane Taubira

La droite sera toujours la droite.
On a beau dire. 
Conne, raciste, vulgaire, trouillarde, prête à vendre son cul à la première puissance étrangère venue du moment que ça éloigne d'elle le spectre du Rouge. "Plutôt Hitler que le Front Populaire" qu'elle disait. Se souvenir de ce slogan, toujours, quand vous croisez le regard torve de Guillaume Peltier ou de Patrick Buisson, ou d'un de ces ectoplasmes hébéphrènes de la droite forte, de la droite populaire ou de la droite de mon sboub.
On aurait aujourd'hui tendance à oublier ces banalités de base devant le polissage des discours et la pensée unique en matière économique, sociale, européenne. Ils (socialistes et uèmepistes) seraient finalement tous pareils, ou presque. Même si la manif pour tous a quand même montré que Turreau n'avait pas forcément fini le boulot en 1793. (Oui, n'oubliez jamais, quand la République ne réagit pas très vite avec des Turreau, elle se fait sodomiser par des Thiers et des Pétain)
C'est pour cela finalement que j'aime beaucoup Christiane Taubira.
Quand Christiane Taubira apparait devant un droitard, c'est comme un crucifix brandi face à un vampire. Le droitard se roule à terre, fume, éructe, vomit,  cloquise, gémit, purule, pustule, crie, hurle, bave, piaule. 
Et c'est bon de voir sa détresse psychologique, sa nullité morale, sa vacuité intellectuelle, sa terreur reptilienne. Une bonne femme, noire en plus, qui marie les pédés et annonce tranquillement qu'en matière pénale, la prison n'est pas la panacée. Pas très mode, ça, après  quinze ans de sarkolepénisation des esprits.
Christiane Taubira est ou a peut-être été indépendantiste guyanaise, communautariste, multiculturelle, toutes choses qui agacent l'archéo-jacobin lyrique que je suis, il n'empêche que j'adore sa façon de nous révéler la vraie nature du droitard. Elle fait craquer son vernis de respectabilité et on voit alors resplendir, triomphale, une connerie meurtrière à front de taureau dont émane l'odeur douceâtre des charniers feutrés.