dimanche 7 juillet 2013

Larbins atlantistes

Le président Morales montrant la couille molle qui a refusé le survol du territoire national.
Nous n'avons pas ici de sympathie particulière pour le geek néocon libertarien déçu Edward Snowden qui s'est découvert une vocation de Winston Smith face au totalitarisme de la NSA. Ceci dit, n'importe quel type persécuté par des services secrets US devrait, de facto, recevoir l'asile politique en France sans la moindre restriction.
Inutile de rappeler ici que sans De Gaulle et les communistes, nous serions devenus en 44 un protectorat étasunien avec une monnaie d'occupation comme l'avait prévu l'Amgot. Les mauvais esprits me feront remarquer que nous avons aujourd'hui une monnaie d'occupation, l'euro, et que nous sommes un protectorat de l'Empire, tel que le définit Toni Negri:"Notre hypothèse fondamentale est que le déclin de la souveraineté des Etats nationaux n'implique nullement le déclin de la souveraineté en tant que telle. Au contraire, elle a pris une forme nouvelle, structurée à travers toute une série d'organismes, nationaux et supranationaux, unis par une logique unique de gouvernement. Cette nouvelle forme mondiale de souveraineté est ce que nous appelons l'Empire. L'Empire englobe la totalité de l'espace. Aucune frontière ne le limite. Il se présente non pas comme un régime historique qui tire son origine d'une conquête, mais comme un ordre qui suspend le cours de l'Histoire et le temps, fixe l'état présent pour l'éternité et la manière dont les choses sont et seront pensées."
On pouvait néanmoins penser, même après cinq ans de sarkozysme qui marquèrent, plus encore que sous Giscard, le summum de la servilité atlantiste avec gourmette incorporée, que quelques anticorps gaullo-communistes restaient présents dans le sang du Vieux Pays. Hélas, c'était compter sans la crapulerie hollandiste sociale-libérale. Le beau geste du Mali, sans doute un instant d'égarement, vient d'être effacé par un geste d'une rare lâcheté: avoir refusé le survol du territoire national par l'avion transportant le camarade-président bolivarien et bolivien Evo Morales, au prétexte que peut-être l'appareil aurait eu pour passager Snowden. On apprenait dans la foulée, du coup, que contrairement à ce que prétendait le petit télégraphiste de la post-social-démocratie, il y avait bien eu demande d'asile à la France par Snowden et que la France, enfin le pouvoir hollandiste, l'avait refusé. 
Bah oui, faudrait voir à pas trop perturber le libre échangisme, ce mot si révélateur qui fait penser à une boîte à partouzes pour charcutier de Montargis et notaire d'Arpajon persuadés d'être des libertins affranchis alors qu'ils ne sont que des cochons à fesses molles.
La zone chaviste libérée de ce blogue exprime donc au peuple bolivien et à son président Morales ainsi qu'aux nations de l'Alba, dernier îlot de résistance à l'Empire, ses regrets pour l'inqualifiable conduite française.
Et pour ce faire, nous offrons un scopitone de circonstance à Evo Morales: