vendredi 19 juillet 2013

Je suis un communiste algérien. In memoriam Henri Alleg

Chaque année, à la fête de l'Humanité, j'allais lui serrer la main. L'année dernière, il y avait sa place, mais il n'était pas là. Cette année, il n'y sera pas non plus, et définitivement cette fois-ci.
Quand  cette époque si visiblement stupide, se vautre dans les délires ethniques, le retour du refoulé raciste, le choc des civilisations programmé pour détourner de la lutte des classes, il faut se souvenir de Henri Alleg. 
Communiste, anticolonialiste, torturé par l'armée française (combien d'Erulin pour Un Pâris de La Bollardière?), membre du Parti Communiste Algérien, Henri Alleg est l'auteur de La Question aux éditions de Minuit, vous savez Lindon, la Résistance, toussa.  
A l'époque, en pleine guerre d'Algérie, il y eut des hommes de droite pour s'indigner et de l'interdiction du livre et de ce qu'il racontait. Il est vrai qu'il s'agissait de François Mauriac. Et rien parmi les polémistes stipendiés du néo-droitardisme ne vient nous rappeler aujourd'hui par quel aspect que ce soit, François Mauriac.
Le Parti Communiste Algérien (PCA) a réussi l'exploit d'être interdit par le colonisateur français mais aussi, plus tard, par la dictature des hiérarques du FLN qui ont substitué une oligarchie nationale à une oligarchie impérialiste.
Aujourd'hui, comme tous les communistes, je suis un communiste algérien. 
Et je vous emmerde.