mercredi 12 juin 2013

Soulages, nouveau programmateur de la télé publique grecque

Pour complaire aux troupes d'occupation des petits fonctionnaires bruxellois de la Troïka qui surveillent la moindre dépense dans le moindre ministère hellène, le gouvernement capitulard d'Athènes a fermé sans préavis les chaines publiques de la télévision et de la radio grecque. 
Il semblerait que la brutalité de la mesure ait choqué jusqu'aux restes du Pasok qui collabore à la coalition actuellement au pouvoir pratiquant un pétainisme économique et social assez effrayant en devançant les désirs des khmers libéraux de la Commission Européenne.
En attendant, deux mille sept cents fonctionnaires sont sur le tapis.
Le bénéfice est double du côté du pouvoir. On satisfait l'occupant qui exige 14 000 têtes dans les services publics d'une part, et d'autre part on supprime une source d'information relativement indépendante.
La chose aurait fait sourire Guy Debord qui n'aurait pas manqué d'observer que dans un  monde réellement renversé, les auteurs de coups d'état ne veulent plus s'emparer des moyens d'information mais préfèrent les supprimer. Il est vrai aussi que le recul de la raison permet aujourd'hui au capitalisme spectaculaire marchand de ne plus avoir besoin de chars pour mener à bien un putsch et installer une dictature. Des calculettes manipulées par des experts grisâtres suffisent, pour peu que le mensonge soit mille fois répété.
Alors? Alors, on peut espérer que le Pasok dans un ultime sursaut de dignité quitte la coalition et provoque de nouvelles élections que pourra gagner enfin Syriza (il s'en est fallu de quelques milliers de voix la dernière fois) mené par Alexandre Tsipras et la toute divine  Rena Dourou.


Si tu es une des divinités de l'Olympe, je ne puis mieux te comparer qu'à Diane, fille du puissant Jupiter, et par ta taille, ta beauté et les traits de ton visage.