jeudi 20 juin 2013

Merci Christian Laborde!

Toujours fidèle, Christian Laborde, le grand frère de Peau. Voici ce qu'il écrit des Dernières Nouvelles de l'Enfer dans La Nouvelle République des Pyrénées du week-end dernier:

"Je suis un fidèle lecteur de Jérôme Leroy. Il publie des poèmes, des polars, des essais, des récits, des nouvelles, aime les lunettes noires cachant le regard des stars, et loue la voix d’Amy Winehouse. Poèmes, polars, essais, récits, nouvelles : Leroy est un artiste pluri-indisciplinaire. Il écrit sur son blog : « On a toujours aimé les zombies, les vampires, les goules, les démons et les fins du monde. Notre côté gothique. Du coup, on a toujours aimé les films d'épouvante de série B, voire Z mais aussi la mythique collection Gore (Fleuve noir) dans laquelle œuvrait, par exemple, mon ami Charles Nécrorian. Pendant des années, comme un exercice d'assouplissement, on s'est amusé à écrire sur trois ou quatre pages maximum, des short stories qui jonglaient avec les lois du genre. A la fin, on s'est retrouvé avec quelques dizaines de récits de ce (mauvais) genre. » 
Et ces dizaines de récits, voici qu’elles sont réunies dans un livre paraissant aux Editions L’Archipel. Son titre : « Dernières nouvelles de l’enfer. » Son prix : 17,95 euros. C’est un régal ! C’est du gore, de l’épouvante, c’est apocalyptique, et c’est d’abord du Leroy, c'est-à-dire du talent, de la finesse, et de l’humour. Je pense à cette nouvelle « Cessation d’activité » où l’on voit un tueur en série faire valoir ses droits à la retraite. A-t-il suffisamment commis de meurtres pour prétendre à une retraite complète ? Sait-il seulement que la branche psycho killer de la Caisse mutuelle des monstres associés dont il dépend est déficitaire ? On croise dans les nouvelles de Leroy des créatures repoussantes, répugnantes comme ce Yukio auquel la vie semble vouloir faire un cadeau, et des créatures attachantes comme cet extraterrestre dissident qui a fui sa planète où règne un dictateur et a trouvé refuge sur la planète Terre, parmi nous. Du gore et du rire. Du trash et de la poésie. 
Et puis, l’écriture : chapeau Leroy, vive Leroy ! La nouvelle, c’est l’art du bref et celui de la chute. Et Leroy est un costaud du bref, un as de la chute. Lisez Leroy ! Ce nouvelles de Leroy vont vous faire changer d’air, oublier le manager sadique et votre emploi du temps de ouf. Puis, l’été venu, sur la plage, vous les relirez. On relit toujours Jérôme Leroy."