samedi 23 mars 2013

Vers une politique de la douceur

Quand j'écoute Françoise Hardy, je me dis toujours qu'il devrait être possible de penser une politique de la douceur qui ne soit pas une politique de la mièvrerie ou du gnangnan.
Bachelard appelait cela l'heure du repos et puis Hegel, qui n'était pas un doux, parlait du dimanche de la vie. Le communisme enfin réalisé, dans notre esprit, sera une politique de la douceur. Vous pouvez toujours rigoler: en attendant, entre le Sermon des Béatitudes et Le manifeste du Parti Communiste, il n'y a rien. Rien du tout. 
Parce qu'il va bien falloir, aussi et d'abord, apprendre de nouveau à s'aimer et à le dire, une fois qu'on en aura terminé avec l'économie spectaculaire-marchande par tous les moyens, même légaux. On peut même penser que la douceur sera une arme effrayante à opposer au capitalisme saturnien et à son cache sexe, l'ethnopopulisme.
Une politique de la douceur, une politique du dimanche de la vie.