vendredi 8 mars 2013

Le dialogue social, c'est maintenant.


Que le Medef fasse dans son benne à l'idée de la pourtant bien timide loi sur l'amnistie des syndicalistes  est finalement dans l'ordre des choses. 
Que les journalistes larbinisés et cette engeance, à peine moins répugnante que l'assassin d'enfant, constituée par les éditorialistes économiques à la tévé avec leur fausse arrogance d'experts suceurs de patrons l'est tout autant, dans l'ordre des choses.
Que la CFDT, qui paraît-il est un syndicat, signe l'ANI (TINA aime les sucettes à L'ANI) peut choquer mais il faut savoir que la CFDT est persuadée que patronat et travailleurs sont des forces égales.  Alors que l'histoire des luttes en France prouve que tout ce que la classe ouvrière a obtenu, ce n'est pas en le demandant poliment mais par de puissants bourre-pifs et plus si affinités. Et qu'en dernière analyse, la bourgeoisie a de tout temps préfèré Hitler au Front Populaire et la Semaine Sanglante à une augmentation du SMIC.
Mais tout de même, se dire que la phrase suivante, après la colère des Good Year d'Amiens face aux CRS, à Rueil-Malmaison : "Je condamne très fermement cette violence qui n'a rien à voir avec l'idée que je me fais du syndicalisme qui est pratiqué en général par les syndicats de notre pays" vient d'un ministre de l'Intérieur qui annonce des suites judiciaires et qui aurait encore sa carte au Parti Socialiste, ça surprend toujours un peu.
Nous affirmons donc ici, dans notre zone chaviste libérée, un soutien inconditionnel non seulement aux ouvriers de Good Year mais à tous ceux qui pourraient décider, dans les semaines, les mois et les années qui viennent, qu'il vaut mieux une fin effroyable à un effroi sans fin en choisissant la violence révolutionnaire comme réponse à la violence de l'économie spectaculaire marchande.
Et pour nous détendre un peu, des gens nus qui dansent et préfigurent la beauté du monde une fois qu'il aura été lavé par la furie prolétarienne et qu'il aura retrouvé sa pureté fraîche et lumineuse, comme dans une aube d'été.