lundi 16 janvier 2012

Ça se lève toujours à la fin

Ça se lève toujours à la fin
L'avenue en pente douce
Descend vers les années soixante
A chaque numéro insensiblement
Un détail entre les platanes
Indique le reflux du temps
L'avenue en pente douce
Descend vers l'estuaire bleu et or
On entend maintenant du twist
Un Tepaz respire par la fenêtre
Au troisième étage du 120
Et c'est une petite MG qui descend
L'avenue en pente douce
Bientôt l'estuaire bientôt le bleu et or
Les platanes du temps respirent
L'après-midi est si calme
Bientôt l'estuaire bientôt le temps
L'avenue en pente douce
Descend vers les années soixante
Ça se lève toujours à la fin.
©Jérôme Leroy, 2012


5 commentaires:

  1. Merci pour ce beau poème. C'est calme, c'est lumineux, ça s'impose comme une agréable évidence. On dirait le Sud, le Sud du Temps, et c'est bien.

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  2. magnifique. un recueil est-il en préparation ?

    S BCh

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  3. cher Jérôme
    c'est beau mais c'est faux
    ça s'est toujours déjà levé
    il faut le soigner et le garder
    comme le feu sous la cocotte
    la révolution sous le rêve
    c'est là et ça chauffe
    Alain

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  4. J'étais certain que vous aimiez les platanes. Vous méritez vraiment le Sud, le duende et la saudade.

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  5. Merci pour ce très beau texte.
    Une petite phrase pour vous :
    "Elle sait que la prochaine démarcation entre Est et Ouest, se présentera dans quelques jours à peine,il lui vient à l'esprit en marchant, que si l'on accorde autant d'importance aux frontières, comme à la haine, c'est précisément parce qu'elles disparaîtraient si on ne le faisait pas."
    Colum Mc Cann (Zoli)

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ouverture du feu en position défavorable