lundi 31 octobre 2011

Conversation avec André Breton

"Ne manque pas de dire au revolver: Très flatté, mais il me semble vous avoir déjà rencontré quelque part."
André Breton, Le jugement originel.


Arnaud Viviant a aimé Le Bloc

C'est ici, sur France-Inter, dans la chronique Un livre sous le bras

Et pour saluer, au coeur de la nuit, les jolies rebelles du monde entier, sous les tentes de Tel-Aviv, devant Wall Street, à la Puerta del Sol ou sur la place Syntagma, nous vous donnons, sur les conseils de l'irremplaçable Shane Fenton, l'hymne prophétique, sexy et grisant d'Eugène Church qui chante la seule altermondialisation heureuse: celle de la beauté.

dimanche 30 octobre 2011

Frédéric Schiffter a aimé Le Bloc

Assommé par l'excellente critique de Frédéric Schiffter, votre serviteur s'est réfugié au bar du Lutétia et va attaquer son quinzième Black Russian pour tenter de se remettre
C'est ici et c'est bien plaisant, surtout quand on sait que ce surfer nihiliste et philosophe (ou ce philosophe surfer et nihiliste, ou ce nihiliste surfer et... enfin, bref choisissez l'ordre qui vous plaira) n'est pas particulièrement un amateur du blabla et des chichis, comme on le (re)découvrira à la lecture de la quatrième réédition de l'ouvrage ci-dessous, publié au PUF, dans la collection de Roland Jaccard, Perspectives Critiques. On en reparlera d'ailleurs.

Elles sont toutes belles, belles, belles...comme un automne à Wall Street

La révolution est aussi un dîner de gala
Sur Causeur, on revient sur le mouvement Occuper Wall Street, ses jolies filles mais aussi ses origines idéologiques. Certains commentaires sont édifiants...
Mais le principal n'est-il pas que Les Paris Sisters approuvent ce message et nous rappellent qu'il n'y a que dans l'amour et la révolte que le séparé  existe encore  mais non plus en tant que séparé: comme uni et que le vivant rencontre le vivant.


vendredi 28 octobre 2011

Point presse, 7

Un article dans le Mondes des Livres
Un article dans le Monde Magazine
Demain samedi, à partir de 15H, signature à la librairie Chapitre.com. d'Arras, la ville de Robespierre.
Jusque-là, tout va bien; jusque-là tout va bien...
Son amicale présence protégera ma séance de dédicaces car Maximilien et moi sommes à peu près d'accord sur tout et notamment l'ardente obligation d'en finir avec les coquins.
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mercredi 26 octobre 2011

Point Presse, 6

Demain, à 19h, nous signerons à domicile ou presque puisque nous serons à la Librairie Le Bateau Livre, à Lille.
Sinon, on a reparlé de nous gentiment sur France Inter (38'), dans l'hebdomadaire belge Télémoustique, dans Vosges-Matin, sur les blogs Filière livre et Enquêtes et débat.
Un article qui nous a fait particulièrement plaisir, c'est celui de Jérôme Anciberro dans Témoignage Chrétien. D'abord parce que ce journal fut longtemps lu par nos parents et que l'avis de cette gauche-là nous importe beaucoup alors que nous nous tamponnons le coquillard des silences foireux de la gauche tendance rue Montorgueil et bar à pâtes fraîches. Ils ne nous aiment pas, qu'ils se rassurent, nous non plus.
Le délicieux article de Serge Quadruppani dans Article XI provoque un intéressant débat où l'on voit que la bêtise à front de taureau tout comme le "transcendantal stalinien" se trouve aussi chez certains de ceux qui se qualifient de communiste libertaire, voire de libertaire tout seul. Néanmoins, parmi nos avocats se dressant face à ces Vichinski de l'anarchie droite dans ses bottes, nous nous permettons de reproduire ici le commentaire de Basile, que nous ne connaissons pas, et qui nous a touché par sa pertinence. Merci Basile, le 25 octobre, à 12H01:
"Leroy ne tient pas une boutique politique, c’est un créateur, plutôt anticonformiste. Les images de Staline sur son blog, c’est comme les filles à poil, ca tient plutôt de la provocation, un gimmick ludique de sale gosse (perso, je préfère les filles à poil à l’affreux Georgien, mais chacun ses goûts). Ce qui est plus intéressant chez lui, c’est que c’est quelqu’un doté d’un certain « habitus » de droite (dont il aime les écrivains, le style, la tenue, la distance, le goût du panache) mais qui a choisi envers et contre tout, de manière presque sartrienne, de se situer à gauche toute, au nom de la fraternité humaine. Se faisant, il est l’exact envers de son époque, qui depuis trente ans bafouille un vague progressisme, tout en se prosternant en sous-main toujours davantage aux valeurs du portefeuille. D’où l’originalité de sa position, qui fait qu’il suscite l’intérêt d’un tas de gens, et accède aujourd’hui à une certaine reconnaissance, à mon avis méritée. D’où sans doute également l’intérêt que lui porte Quadruppani, qui est un militant de la gauche révolutionnaire, mais aussi un créateur (et non pas je ne sais quelle combinazione, comme tu le suspectes). Or, pour accomplir un travail créatif digne de ce nom, il faut bien puiser dans tout un chapelet de situations, idées, personnages, attitudes… qui vont donner du corps à ton histoire. Mettre en scène des personnages à la part obscure, des « salauds lumineux », peut participer de cela. Sinon, on tombe dans la littérature visant l’édification, avec des héros à la conscience pure et sans tache, et ca fait chier tout le monde. Quelque soit le biais qu’emprunte Leroy, in fine son livre parle d’une société qui se fractionne sur fond de haines identitaires qui se dressent. Et dès lors, je ne vois pas bien ce qu’on peut trouver à y redire.

mardi 25 octobre 2011

Grâce de la révolte, révolte de la grâce...

Figurez-vous que le cinéaste Steven Greenstreet est violemment attaqué pour un admirable petit film sur les coeurs purs qui protestent depuis un mois devant Wall Street (Wall street, comme Carthage, doit être détruit.)
Steven Greenstreet est, comme par hasard, persécuté par des féministes parce que pour lui la révolte est gracieuse et qu'il préfère filmer des jeunes filles belles et rebelles pour illustrer l'élégance morale du mouvement. 
Nous signifions donc, aimablement, à ces connasses puritaines que nous considérons Steven Greenstreet comme un des éléments les plus avancés de notre communisme poétique, sexy et balnéaire, que la révolution n'est pas fâchée avec la beauté comme le disait le Che et que décidément, elles ne se rendent pas compte à quel point elles font le jeu des cybergédéons hédonistes du turbocapitalisme en étalant ainsi leur hystérie froide: ils auront beau jeu de dire que la société sans classe à venir aura des allures de caserne avec de telles policières de la braguette.
Vivent les jolies indignées de Wall Street!
Vivent Steven Greenstreet!
Vive le communisme poétique, sexy et balnéaire!



Hot Chicks of Occupy Wall Street from Steven Greenstreet on Vimeo.

Je suis Karl Marx et j'approuve ce message.

dimanche 23 octobre 2011

Point presse, 5

Donc, vendredi soir nous avons rencontré des lecteurs bisontins et signé des Bloc dans la foulée. La rencontre fut des plus amicales et l'on remercie notamment Mimi, Patrick,  Anne-Françoise, Lolita et son ami ainsi que Dominique. Notre honorable correspondant local, l'ami David, gaulliste oldscoule a même pris sa soirée pour venir dîner avec toute la bande au Petit Polonais.
De toute façon, cela avait bien commencé dès la sortie du train: alors que nous descendions vers la ville et que nous prenions la rue Proudhon (ce social-traître est originaire de Besançon), les premières personnes que nous avons vues étaient des colleurs d'affiche du Front de Gauche... Et merci encore une fois aux Gourmands lisent dont nous espérons que tout Besançon et même tout le Doubs auront la bonne idée de s'approvisionner en grands ouisquies et en bons livres.

Dans le TGV, nous avons lu la revue Alibi  devenue une référence en matière de polar. Le rédacteur en chef Marc Fernandez  y rendait compte du Bloc avec des éloges à nous faire rougir. On ira d'ailleurs signer le 3 novembre lors d'une rencontre organisée par cette revue mais nous en reparlerons.
Le même Marc Fernandez, comme nous l'a obligeamment signalé Véronique, une charmante lectrice hôtesse de l'air, a persisté et signé ce matin sur France Inter en parlant du Bloc comme du polar de la rentrée.
En Suisse alors que nous apprenons que les islamophobes tendance raclette et racisme de l'UDC viennent de prendre une branlée électorale, toujours pas de compte rendu à notre connaissance mais le Vif/L'express, en Belgique, livre lui une critique plutôt favorable du Bloc.
Pour finir un grand merci au blog Moisson Noire, une référence en la matière, pour sa critique subtile, dénuée de préjugés et qui elle aussi prévient les procès d'intention. En plus, comme ce papier évoque Fasciste, le premier roman de l'ami Marignac (qui sort sous peu son Milieu Hostile chez Baleine), nous avons tout pour être heureux. 
C'en est presque inquiétant, d'ailleurs...

PC(jamais PS): J'allais oublier de dire que cette signature m'a permis de croiser Olif,(désormais bloguerollé ici) un des plus anciens tenanciers de blog sur le vin. On a à vrai dire davantage parlé de vin, d'Aurélia de Bu sur le Web et de Guillaume de Du Morgon dans les veines que de polar. D'ailleurs, dans le Bloc, comme il n'y a que des méchants, tout le monde boit un peu n'importe quoi, sauf une fois du muscadet Amphibolite de Jo Landron, parce que 300 pages sans, c'est trop dur.

Retour de l'infâme Roland Jaccard

Au mépris le plus total de la valeur travail, l'infâme RJ vient seulement de reprendre son blog, après nous avoir prévenu en juillet qu'il prenait quelques vacances. Il vient de laisser une rafale de posts racés et puis nous invite aussi à retrouver le vrai goût du sushi.
On pourra donc accompagner tout cela d'une bouteille d'Argilo, le cheverny de Michel Quenioux, que nous avons découvert et dégusté à Besançon chez Julie et Jérôme des Gourmands lisent, vendredi soir et qui nous a rappelé à quel point le Sauvignon, avec son petit goût de pierre à fusil, c'est bien. Presque autant que les jeunes filles japonaises et le nihilisme élégant de notre cher RJ.

samedi 22 octobre 2011

Kadhafi, ou le lynchage à visage humain

Ca, il faut dire qu'il l'a bien cherché, Kadhafi, avec ses mauvaises fréquentations...

Paru sur Causeur.fr
Tout de même, nous n’avons pas de chance, nous, citoyens des démocraties occidentales.
C’est en notre nom, d’après ce que j’ai compris, et des valeurs qui nous font vivre dans des Etats de droit que nous avons attaqué et bombardé depuis une vingtaine d’années la Bosnie serbe (1995), la Serbie (1999), l’Irak (1991 et 2003), l’Afghanistan (2001) et la Libye (2011). A chaque fois, il s’agissait d’en finir avec une tyrannie meurtrière, et ça allait être tellement mieux après, on allait voir ce qu’on allait voir.
Même en admettant que rien ne se déroule tout à fait comme on le prévoit, ce qui peut se comprendre quand on décide d’écraser des fourmilières avec une pluie de missiles thermoguidés, on aurait préféré que ces guerres aient une vertu pédagogique, que civils et militaires ne soient pas morts pour rien et que les dictateurs ou les terroristes ainsi mis en échec puissent rendre des comptes devant le monde entier.
Pour tout dire, on aurait souhaité, puisque nous sommes si visiblement le camp du Bien, de temps en temps, un nouveau procès de Nuremberg ou un nouvel Eichmann à Jérusalem. Ils ont eu,  ces procès, pour en finir définitivement avec le nazisme, autant d’importance que la défaite du nazisme elle-même. Je fais ce parallèle car je me souviens très bien avoir vu sur les murs de Paris, aux alentours des années 90, des affiches comparant Milosevic à Hitler et, plus tard, les mêmes avec Ben Laden ou Saddam Hussein.
Seulement voilà, à chaque fois, c’est raté.
Milosevic, ce distrait, est mort dans sa prison du TPI par ce qu’il ne prenait pas bien ses gouttes contre l’hypertension, Saddam Hussein a été pendu à peine extirpé de son trou dans le triangle sunnite, Ben Laden a été inhumé en pleine mer après avoir été abattu par des forces spéciales et Kadhafi a manifestement été lynché par la foule.
A chaque fois, des procès qui auraient pu être riches d’enseignements pour comprendre les mécanismes du terrorisme de masse, d’une épuration ethnique ou d’une dictature de type mafieux n’ont pas eu lieu.
On voudrait faire croire à des esprits simples ou exaltés, conspirationnistes ou complotistes que les accusés avaient des choses gênantes à dire pour les accusateurs qu’on ne s’y serait pas pris autrement.
C’est bien dommage : quoiqu’on en dise, quand on veut casser définitivement des légendes sulfureuses, les prétoires, c’est tout de même mieux que les exécutions sommaires. On n'a rien à craindre: on est les gentils, non?

jeudi 20 octobre 2011

Point presse, 4: vers l'Est...

Vendredi soir, de 19H à 22H, nous rencontrerons des lecteurs et signerons le Bloc à Besançon, chez Les Gourmands lisent, qui n'a pas l'air d'être le pire endroit de la terre puisqu'il s'agit à la fois d'un libraire...et d'un caviste. Finalement, il ne nous arrive que ce qui nous ressemble.

Et il passa l'automne avec les filles de la côte ouest

Les girls groups existèrent aussi sur la côte ouest. Un label méconnu, Challenge, les célébra entre 57 et 65, disons. La toute divine Yvonne Caroll mais aussi The Blossoms ou The Delicates. Mais ce soir, parce que décidément nous avons besoin de charme, de sensualité tranquille, de slows dans la pénombre, nous allons danser sur  You better watch out, boy des Accents. Dansez avec nous, dansez joue contre joue. Avec un peu de chances , nous éviterons les balles.
A vous, The Accents...

mercredi 19 octobre 2011

Césarée


"Je demeurai longtemps errant dans Césarée."

mardi 18 octobre 2011

Point presse, 3

Le Bloc, chroniqué sur France-Info dans l'émission Le livre du jour de Philippe Vallet.

dimanche 16 octobre 2011

Point Presse, 2

L'Opinion Indépendante
Le Bloc a eu les honneurs du Figaro littéraire par  l'ami Christian Authier qui remet le couvert dans l'Opinion indépendante de Toulouse.
La Voix du Nord  donne quelques lignes (nul n'est prophète en son pays, la PQR du Nord Pas De Calais ayant dû me consacrer vingt lignes en vingt ans)
On oublie la VDN en lisant sur le site d'Article XI l'article de Serge Quadruppani qui conjugue comme d'habitude pertinence, intelligence, et même sans doute une coupable et amicale indulgence. 
Nous remercierons ensuite mademoiselle Coralie Delaume, de l'Arène Nue qui est au gaullisme ce que nous sommes au communisme,  sa variante sexy et balnéaire, et le blog de la librairie du Parc à la Villette.
Marianne 2 reprend en ligne ce qu'elle avait donnée sur sa version papier et nous présente de façon un tantinet exagérée comme victime d'une conspiration du silence alors qu'ont décidé de se taire simplement deux ou trois grandes têtes molles et néanmoins second couteaux,  cri tiques de  pseudo-gauche, autant dire personne, car, qu'ils écrivent ou qu'ils se taisent, personne ne voit plus la différence depuis bien longtemps.

Peillon est un con et je vais voter Martine Aubry

ours savant de la social-démocratie
Vincent Peillon est un con arrogant. Vincent Peillon, comme le racontait assez précisément François Ruffin dans La guerre de classes (Fayard) se dit socialiste mais est incapable de se faire élire dans une circonscription taillée sur mesure, le Vimeu rouge en Picardie. Ce serait la faute des chasseurs du coin qui l'auraient un peu bousculé dans sa permanence, à l'époque. Les chasseurs du coin sont juste des prolos qui passent leur dimanche dans des abris à boire et à saucissonner loin des femmes, des patrons et des emmerdements. Parfois, ils tirent sur un canard, usant d'un droit qui remontent à la Révolution Française.  Peillon avait du mal à comprendre comment ces gens-là pouvaient à la fois bosser dans une fabrique de serrures toujours potentiellement délocalisable et ne pas s'intéresser à sa thèse sur Jaurès qu'il essayait de leur refiler à peine remaniée en la faisant passer pour un programme politique, lors de signatures dans la baie de Somme. 
Parfaite incarnation de la petite frappe médiatique qui a longtemps cru qu'une certaine aura médiatique et le fait d'avoir quarante ans tenaient lieu de programme, il a rencontré le principe de réalité en se montrant incapable de se faire élire au suffrage universel nominal, trouvant un refuge comme député européen. Il sait que pour sa génération, ces présidentielles sont la dernière chance d'être enfin ministre. Il est persuadé, ce branque, que Hollande est le meilleur. Alors, pour rentrer dans le jeu, et bien lécher la main de celui qu'il croit être son futur maître, il mord. Il a notamment déclaré sur BFM qu'en se présentant comme candidate antisystème, Martine Aubry, c'était Marine Le Pen. Texto. Et qu'elle avait oublié que les mots avaient un sens comme "race" ou excusez du peu "youpin". Voilà Aubry rhabillée pour l'hiver. Il ne fait pas bon aux yeux  des ours savants de la social-démocratie de passer pour "anti-système", même malgré soi. Parce que tout de même Aubry n'est anti-système que dans la mesure où Hollande, effectivement, l'incarne parfaitement. Pour ma part, ça suffira pour ce second tour des primaires à ce que je vote pour elle.
Une chasseuse grémetzienne du Vimeu rouge, en costume traditionnel, s'apprête à faire feu sur des ours savants de la social-démocratie, espèce proliférante dans la Somme.

samedi 15 octobre 2011

"Ils ressemblent beaucoup aux esclaves..."


DEBORD : "Les métis de ces nègres là" par Neant_der_Thal

"Il ne sortait pas de cette idée sombre, que la vraie violence, c'est celle du cela-va-de-soi: ce qui est évident est violent, même si cette évidence est représentée doucement, libéralement, démocratiquement; ce qui est paradoxal, ce qui ne tombe pas sous le sens, l'est moins, même si c'est imposé arbitrairement: un tyran qui promulguerait des lois saugrenues serait à tout prendre moins violent qu'une masse qui se contenterait d'énoncer ce qui va de soi: le "naturel" est en somme le dernier des outrages. "

Roland Barthes par Roland Barthes
NB: on nous fait remarquer, à la lecture de ce billet qu'il conviendrait de rappeler à l'actuel employé des banques qui fait office de chef de l'Etat qu'on ne prononce par Barthes "Bartèsse" mais plutôt "Barte" et que l'amuïssement de la consonne finale est un des piliers de la civilisation française. Il serait bon que lui et sa clique s'en souviennent quand le temps sera venu de les chasser de Parisse.

mercredi 12 octobre 2011

Tir parfait


Retrouvez ce poème dans Sauf dans les chansons, (Table Ronde, printemps 2015)

© Jérôme Leroy



mardi 11 octobre 2011

Actu du Noir sur Le Bloc

Aujourd'hui, ce qui nous fait bien plaisir, c'est le papier de Jean-Marc Laherrere sur son blog. Actu du noir est dans notre bloguerolle depuis les débuts de FQG parce que ce qu'il dit du polar, du roman noir, du thriller et occasionnellement de la SF, que l'on soit d'accord ou non, relève toujours d'une véritable honnêteté intellectuelle. C'est pour cela que son avis nous importait et on n'est pas déçu puisqu'il a tout compris de notre projet dans ce roman et il désamorce avec humour les éventuels procès en sorcellerie que des malveillants et/ou malcomprenants pourraient avoir envie d'intenter.

Autre information pour viendre nous dire bonjour. Nous signerons, à Paris, jeudi 13 à la librairie Charybde et vendredi 14 à la libraire la Manoeuvre.






lundi 10 octobre 2011

Le Bloc, point presse

Un article dans le mensuel FHM,  un autre dans Technikart et un autre dans Ouest France. 
Quelques blogs bienveillants, également, notamment celui de la libraire Mollat de Bordeaux (on ira y signer en décembre ou en janvier) et celui de la librairie Gwalarn.

dimanche 9 octobre 2011

Primaires, et viscéral.

Aujourd'hui, depuis longtemps, depuis toujours en fait,  je vais aller voter socialiste sans qu'il soit question de discipline républicaine, comme on dit dans ces cas-là. Je vais aller voter à un type d'élections dont je sais pourtant qu'elles accélèrent le bipartisme, la personnalisation et signent la mort de l'idée des partis de militants. C'est dur, quand on a de forts tropismes jacobino-gaullo-léniniste.
Mais  
             1°) Si plusieurs millions de français se sont dérangés ce soir, la gueule des employés du capitalisme actuellement aux affaires (!) fera plaisir à voir.
           2°) Un retour du politique, du goût pour la politique, ça a toujours du bon dans un pays qui a tendance, pour une part importante de sa population, à sombrer dans un néopoujadisme de larbins racistes et de boutiquiers roteurs.
          3°) Je vais en plus pouvoir concilier tactique et sincérité, ce qui n'est pas si fréquent, en allant voter Arnaud Montebourg. Sincérité, parce que finalement, il y a entre son programme et celui du FDG un peu plus que des convergences ponctuelles. Tactique parce que plus son score sera élevé, plus il pèsera sur le vainqueur. Et plus il pèsera sur le vainqueur, plus il sera facile au second tour de 2012, si par une fâcheuse malchance le président Mélenchon n'y était pas , de se reporter sur un candidat socialiste avec de vrais bouts de gauche dedans. 
Je suis une léniniste de longue date et donc plutôt partisane d'un parti qui soit une organisation militante de combat mais je sais aussi qu'en votant aux primaires socialistes pour Arnaud Montebourg,  je favorise les conditions d'un processus authentiquement révolutionnaire en 2012 qui viendra balayer par la force de la furie prolétarienne le capitalisme sauvage et compradore.

samedi 8 octobre 2011

Conduire et mourir à L.A

sur Drive de Nicolas Widing Refn (Paru sur Causeur)


Quand deux mythologies américaines, celle de la mégalopole et celle de la voiture, se conjuguent parfaitement comme dans Drive, cela donne un très grand film américain. C’est logique me direz-vous, sauf que celui-ci est réalisé par le Danois Nicolas Widing Refn. En matière de films de genre, Hollywood a compris depuis longtemps qu’il fallait un oeil européen pour donner des allures d’objet conceptuel à ce qui était autrefois de l’ordre exclusif de la culture populaire. Ou alors, la seule alternative, radicalement opposée à l’esthétique de Drive, c’est la parodie façon Quentin Tarentino.
Drive raconte une histoire mille fois vue, et lue. Un jeune homme, conducteur hors pair, gagne sa vie comme cascadeur pour le cinéma le jour et comme chauffeur pour braqueurs la nuit. C’est un travailleur indépendant, un prestataire de services : il ne fait partie d’aucune bande et ne voit pas ses clients avant et ne les verra plus après. Comme il le dit lui-même, il ne leur consacrera que cinq minutes, le temps de les conduire loin des lieux du délit, mais pendant ces cinq minutes, ils peuvent tout lui demander. Evidemment, il tombe plus ou moins amoureux de sa voisine, une jolie blonde qui vit seule avec son petit garçon. Le mari de la blonde est en prison et quand il revient, il entraine notre chauffeur dans un hold-up raté chez un prêteur sur gages. Ensuite tout va très mal pour tout le monde puisqu’il s’agissait, en plus, de l’argent de la mafia.
Pourtant, dès le départ, quand on sait que le film était l’adaptation d’un court roman de James Sallis, on ne peut avoir qu’un préjugé favorable. Sallis est un grand nom méconnu du roman noir dont l’œuvre est pourtant intégralement traduite en France. Sallis, qui est prof de fac, poète et traducteur de nombreux écrivains français dont Raymond Queneau, écrit des polars quasiment expérimentaux où le traitement de la narration crée une manière de dislocation temporelle. Les ellipses, les retours en arrière, les contractions, les anticipations, les interpolations entre différents romans, jamais clairement signalées, comme chez Proust finalement, contribuent à amener le lecteur à une remise en question constante de ce qu’il perçoit et à reconstruire en permanence une intrigue trop simple pour être honnête.
Il est évident que Nicolas Widing Refn a lu James Sallis et qu’il a compris tout le parti qu’il pouvait tirer de cette distance voulue entre ce qui est lu et le lecteur, entre ce qui est vu et le spectateur.
Cela donne un film d’une rare élégance formelle où une théâtralisation extrême, presque froide, permet paradoxalement de créer l’émotion. Les personnages évoluent dans un décor qui est la réalité, à moins que ce ne soit le contraire, une réalité qui serait un décor. Los Angeles, archétype de la ville post moderne, décentrée, vouée à un pur mouvement brownien sur des rocades qui ne mènent nulle part, sinon d’un non-lieu à l’autre, stations-services, pizzeria, entrepôts, est la ville idéale pour illustrer cette incertitude. Notre devenir-monde est là, semble nous dire le film, et nos histoires d’amour et de vengeances, nos vies de plus en plus virtuelles, auront toutes un jour ou l’autre pour cadre unique un Los Angeles devenu planétaire.

Cette confusion, ou plutôt cette fusion entre le vrai et le faux est parfaitement illustrée par ce plan où juste après avoir vu le chauffeur conduire sa voiture et échapper à la police, on le retrouve sans transition en uniforme de policier avant de comprendre que nous sommes sur un tournage et qu’il s’apprête à tourner une cascade. Le chauffeur surdoué est interprété par le nouveau sex-symbol d’Hollywood, Ryan Gosling, qui joue comme un James Dean des années 10, capable d’exprimer avec une rare intensité et une rare subtilité toute la gamme des sentiments en ne parlant pratiquement pas du film.
La question est de savoir s’il s’agit d’une extrême réserve ou d’une incapacité à dire la nuance. On pencherait en ce qui le concerne, comme pour tous les autres personnages d’ailleurs, pour la seconde hypothèse : dans Drive, la fin du monde a déjà eu lieu mais on ne s’en est pas rendu compte.

On ne sait donc plus rien nommer, ou presque. Et quand ils ne sont pas à l’extérieur, ces personnages évoluent dans des appartements à la décoration inexistante qui sont des volumes presque abstraits créant une nouvelle géométrie dans l’espace : celle d’une solitude implacable et de rencontres forcément illusoires baignées dans une lumière très travaillée, qui va du glacial à l’éblouissant, du néon qui émacie les visages au crépuscule qui les ensanglante. La violence presque gore qui se déchaîne dans le dernier tiers du film, la prédilection pour l’arme blanche contre l’arme à feu, tout cela devient ainsi la réponse atroce et dérisoire à ce solipsisme généralisé.
Il y a à la fois du Melville et du Bresson chez Nicolas Widing Refn. Comme eux, il est partisan de la stylisation extrême qui est le meilleur moyen de transformer, par exemple, une banale histoire de truands en un admirable mythe fondateur.

Sarah s'en va...

Les plus anciens de nos lecteurs savent que j’ai entretenu une coupable passion pour Sarah Palin. La première fois que je l’ai vue, pendant la campagne des présidentielles américaines de 2008, ce fut comme si tout recommençait et je me suis dit que c’est beau, c’est beau la vie.
J’aimais tout chez elle : la silhouette d’ancienne hockeyeuse hargneuse qui la faisait avancer dans la quarantaine comme on avance en territoire conquis, la voix gouailleuse de bonne copine, le sourire carnassier aux lèvres pleines, les clins d’œil dont elle parsemait ses discours, les lunettes dont on se disait que cela ajoutait une note discrètement érotique, que ce devait être la dernière chose qu’elle retirait (ou pas) quand…
 Je n’étais d’ailleurs pas convaincu qu’elle soit aussi réactionnaire qu’on voulait bien le dire puisqu’en vieux platonicien je pense que le beau ne peut renvoyer qu’au bien, et Dieu que Sarah me semblait belle ! Tout en elle contrastait avec son Etat glacé d’origine, l’Alaska, et l’on pouvait rêver à de folles courses en traineau entre Anchorage et Juneau, bien nichés sous des peaux d’ours, dans une version whisky, pancakes et calibre 30/30 de Docteur Jivago.
Las ! Sarah va disparaître des écrans radars. La terrible nouvelle est tombée ce jeudi 6 octobre : celle qui fut la colistière de John Mc Cain, le rival malheureux d’Obama, un moment propulsée au sommet des sondages a renoncé à briguer l’investiture aux primaires républicaines pour laisser la place à mieux placé qu’elle, en l’occurrence Mitt Romney, l’ancien gouverneur du Massachusetts. Je sais qu’il reste, dans le même genre que Sarah, Michele Bachmann, mais bon, la falote Michele est à Sarah ce que Duffy est à Amy Winehouse…
Ma seule consolation, c’est que je peux me dire que, contrairement à Swann pensant à Odette à la fin de leur amour, j’ai certes failli gâcher ma réputation de bolchévik, mais pour une femme qui était vraiment mon genre.
Il ne me reste donc plus que le doo wop et la soul pour me consoler dans cet automne de la sensation. Il ne me reste donc plus, avec Myrna March qu'à entrer dans la parade des coeurs brisés. 
Enjoy. C'est un cadeau de la maison:

vendredi 7 octobre 2011

Que cent Flores s'épanouissent!

On a appris avec plaisir hier, jour de sa sortie officielle en librairie, que Le Bloc était encore présent dans la dernière sélection du prix de Flore qui sera remis le 9 novembre.
Profitons de cette occasion pour remercier Matthieu Baumier pour son artcicle fouillé et bienveillant sur le blogue La Cause Littéraire mais aussi Unwalkers. On n'oubliera pas un entretien avec Sébastien Bailly sur le site Grand Rouen et la sympathique recension de Livres connections ainsi que celle du Western Culturel. Il y en a d'autres que nous remercions également et dont nous indiquerons bientôt le lien.

mercredi 5 octobre 2011

Dissipons les malentendus et évitons les motifs de fâcherie.

Ce matin, dans Le Canard enchainé, un papier de Didier Hassoux sur Le Bloc, intitulé "Ainsi Front, Front, Front..." 
Il faut que que vous sachiez qu'au bout d'une vingtaine de livres publiés depuis 1990, c'est la première fois que le Canard parle de moi. C'est vous dire si je suis content et fier. Mon grand-père lisait le Canard, mon père lisait le Canard et je lis le Canard. C'est pour cela que je voudrais signaler à mes aimables lecteurs que le papier de Didier Hassoux comporte, en son milieu à peu près, un paragraphe qui pourrait prêter à fâcherie, voire, si j'étais légèrement paranoïaque, ressembler au début d'une ébauche de procès en sorcellerie. 
Mais en fait, non. 
Néanmoins, nous allons apporter, en le citant in extenso, quelques précisions à ce paragraphe, histoire de dissiper les malentendus.

 "Jérôme Leroy, auteur de ce polar politique, connait bien son affaire. (Merci, c'est gentil). Trop bien, peut-être. (Aïe, on sent un reproche, certes modalisé par le "peut-être". En même temps, l'idée de connaître "trop bien" un sujet me semble étrange. On ne connait jamais assez bien son sujet,  je trouve, et l'idée ne viendrait pas de reprocher à un chirurgien de trop bien le connaître, son sujet. Mais poursuivons.) Rien d'étonnant pour un adepte de Marx (Karl, pas Groucho) et collaborateur de plusieurs feuilles de choux qui flirtent avec la droite de la droite. (Ah, là, vous allez pas me dire, c'est un reproche très net. Un être sensible y verrait même une attaque qui cherche à disqualifier. Je pense qu'il est fait allusion à mon travail régulier à Causeur, où mes articles ne sont pas franchement "à la droite de la droite" et à mes collaborations ponctuelles aux pages livres de Valeurs actuelles. Eh bien, d'abord, je ne pense pas qu'on puisse qualifier ces deux titres de droite de la droite même si, évidemment, ils ne sont pas de gauche et ensuite feuille de choux, ce n'est pas très confraternel. Sur le fond, il se trouve, là encore depuis 1990, que c'est plutôt la presse de droite, effectivement, qui a fait appel à moi. Mais, on m'a vu aussi parfois dans des "feuilles de chou" à gauche de la gauche comme Témoignage chrétien, Révolution et chaque semaine ma chronique, politique celle-là, dans Liberté Hebdo , petit canard rouge du Nord. Mais reprenons:) Leroy ressemble à cet "écrivain communiste" qui, dans son bouquin, est invité plusieurs fois par mois au "banquet des léopards", un cénacle qui réunit les admirateurs de "TNT" (feu ADG, sans doute). (Finalement, Didier Hassoux a raison de préciser "dans son bouquin" et "ressemble" parce que malgré tout Le Bloc est un roman. Néanmoins, n'éludons pas même si ce passage fait deux lignes dans le roman qui a donc été bien lu. Oui, j'ai connu ADG et c'était un pote comme l'était Fajardie. d'ailleurs ADG était pote avec Fred et s'entendait bien avec Manchette. Le Banquet des Léopards, c'était l'appellation que donnait Boudard, qui n'était pas lui un dangereux fasciste à ma connaissance, à de sympathiques agapes auxquelles hélas, je n'ai participé que deux fois, et encore, après la mort de Boudard et d'ADG, pour évoquer la mémoire des sus-nommés. Mais laissons terminer son paragraphe à Didier Hassoux). Leroy comprend ces héros (encore une fois, je trouve que c'est mieux de comprendre). Il ne les stigmatise pas (ce n'est pas le genre de la maison, c'est vrai), mais, pour autant, il ne les cautionne pas. (Ouf, la torche s'est arrêtée à cinq centimètres du bûcher).


Pour le reste de l'article, avant et après ce paragraphe, nous remercions évidemment Didier Hassoux qui a compris que c'était surtout un roman sur la peur généralisée, la guerre de tous contre tous et un pays que ne s'aime plus, l'émergence de l'extrême droite depuis trente ans étant dans tout ça, le symptôme qui m'a semblé le plus significatif d'un point de vue, nous ne nous lasserons jamais de le répéter, romanesque.

mardi 4 octobre 2011

Quizz

Que font ces deux auteurs de roman noir?

A) Arrêtés par la DCRI du cloune Squarcini et accusés de complot islamogauschiste contre la sûreté de l'Etat, dans un camp de transit vers Guantanamo, ils mettent au point une déposition commune en vue des premiers interrogatoires.

B) Nommés commissaires politiques après une insurrection victorieuse des forces rouges et noires, ils établissent les premières listes de suspects à expulser (patrons, larbins racistes, vignerons qui soufrent trop...) afin de permettre à la furie prolétarienne de s'épanouir avant un dépérissement de l'Etat et une société réellement communiste, sexy et balnéaire.

C) Ils se demandent, lors du très sympathique festival En première ligne d'Ivry s'ils ne boiraient bas une bouteille de Foulards Rouges pour accompagner le gigot à la tapenade lors de leur prochain dîner.

dimanche 2 octobre 2011

Eurydice ne répond plus


Tony Bennett & Amy Winehouse - Body And Soul [HD] par wonderful-life1989

Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends

samedi 1 octobre 2011

Merci Marianne!

Quatre pages sont consacrées au Bloc qui sera en librairie dans quelques jours, jeudi 6: un très bel article d'Olivier Maison qui a tout compris et un entretien avec Alain Léauthier.