vendredi 11 novembre 2011

"Dites bonne nuit au mauvais garçon!"

Je n'ai pas eu le prix de Flore. J'ai appris la nouvelle vers 14H30, au Jeu de Quilles, rue Boulard, en buvant un Cairanne blanc de chez Richaud avec le Pirate. L'attachée de presse avait l'air effondrée, elle y croyait vraiment. Moi pas. J'ai repris une bouteille de Cairanne: ça a été le début d'un vrai beau marathon d'ivrognerie. 
Ne vous méprenez pas: si j'avais gagné, j'aurais bu aussi. Parce que j'aurais gagné. On s'est rendu ensuite chez Sip où on a retrouvé Roland Jaccard qui était désolé. Comme Roland ne boit pas, j'ai proposé au Pirate de faire une pause avec deux ou trois rince-cochons, un truc que j'avais découvert dans un bistrot aujourd'hui disparu, La Chopotte,  où on mangeait bien et souvent avec Sébastien Laquaque, au mitan des années 90. Deux tiers de vin blanc, un tiers de pulco ou d'un truc au citron de ce genre. Ca vous remet le système sympathique en place. Et ça permet de continuer. 
Des SMS et des messages adorables ont afflué. Le score s'est révélé finalement honorable. 8 à 3, et au deuxième tour. J'étais arrivé en finale et je perdais aux pénalties contre l'équipe des tireurs Grasset qui étaient aussi les arbitres. Je ne vous cache pas que j'aurais préféré perdre contre Eddie Savenko ou l'excellent Olivier Maulin et ses Lumières du ciel (Belfond). D'ailleurs,  avec Maulin, et quelques autres brigands, avant d'aller au Flore, on a rhabillé les orphelins plus d'une fois à l'Avant Comptoir du Relai Odéon, chez Camdeborde.
Le Pirate avait été rejoint par Miss K et on est tous parti au Flore. Il y avait du monde. De toute façon, on n'est pas resté longtemps, j'avais une heure de direct à Radio Nova pour parler du Bloc. Vous devez pouvoir trouver ça sur le net, là j'ai la flemme pour les liens. J'ai été cohérent, malgré les 4 grammes dans chaque oeil. Et puis on est allés encore manger et encore boire chez l'Ami Pierre, comme ça, jusqu'à l'aube, ou presque.
Lot de consolation du matin, deux interviouves dans la presse, une au Nouvel Obs et un qui m'a fait vraiment plaisir et que me rappelle à quel point les camarades sont des camarades, celui paru dans l'Humanité Dimanche, par l'excellente Maud Vergnol.
Comme on a remis ça ce midi, avec le Pirate, chez Casimir, je suis comme qui dirait un peu fatigué. 
Alors, dites bonne nuit au mauvais garçon.
Je vous aime.