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| La révolution est aussi un dîner de gala |
Mais le principal n'est-il pas que Les Paris Sisters approuvent ce message et nous rappellent qu'il n'y a que dans l'amour et la révolte que le séparé existe encore mais non plus en tant que séparé: comme uni et que le vivant rencontre le vivant.

Dear Jérôme, I'm so glad to hear from you. My sister and I were on Wall Street too and it was such a delightful moment with all our good looking new friends. Hope to see you soon.
RépondreSupprimerMonsieur Leroy, je vous recommande la lecture d’un entretien que Jean-Claude Michéa a accordé à la revue Causeur (N°40, octobre 2011) où il détaille l’importante chose suivante (page 23) :
RépondreSupprimer” Si, par conséquent, il existe encore une seule chance, aujourd’hui, de briser la cage d’acier dans laquelle le capitalisme a réussi à enfermer l’humanité, ce ne pourra être qu’en revenant clairement à ces clivages politiques fondamentaux qui permettaient à l’origine, d’opposer, d’un côté, des travailleurs ne demandant qu’à vivre décemment d’une activité ayant un sens humain (…) et de l’autre, ces minorités privilégiées (…) qui ne peuvent espérer conserver et accroître leurs privilèges indécents qu’en exploitant d’une façon toujours plus impitoyable l’ensemble de ces “gens ordinaires” (…). Certes pour pouvoir ainsi réunir dans un front politique commun tous ceux qui ont désormais un intérêt humain essentiel (…) au renversement d’un système social fondé sur l’égoïsme, la cupidité et la guerre de tous contre tous, il faudra évidemment se montrer capable de résoudre dialectiquement (…) les innombrables contradictions au sein du peuple que le système libéral ne cesse de susciter et d’attiser par principe. Et donc, également, de surmonter les multiples préjugés et incompréhesions (qui prennent en partie leurs racines dans la différence des situations morales et matérielles) qui dressent encore les unes contre les autres les différentes composantes du peuple. (…)”
Vous le connaissez par coeur cet antagonisme qui empêche la Révolution que vous appelez de vos voeux, et pourtant, sempiternellement, vous retombez dans le panneau. Au diable les unes, pourvu que la Révolution soit sexy !
Associons-nous plutôt pour proposer une traduction rigoureuse des propos de JC Michéa à l’ensemble des protagonistes, qu’elles s’unissent enfin, puisqu’elles sont Esclaves du même Maître ! (ou bien, au fond, vous vous fichez éperduement de leurs conditions d’Esclave, ne compte que leur capacité à faire de la Révolution un instant sexy de l’Histoire ?)
Je pense aussi à l’oeuvre de John Stuart Mill, qui développa très finement l’idée que toutes les opinions devaient être écoutées, aussi difficiles ou minoritaires fussent-elles, et qui permit aussi l’émergence du féminisme, dont sont issues ces deux catégories de femmes dont vous parlez, en rendant explicitement à César, sa femme, d’être la source de sa réflexion.
Ça tombe bien : "Belles, belles, belles" se traduit en VO par "Girls Girls Girls are Made to Love".
RépondreSupprimerChanté par les Everly Brothers :
http://www.youtube.com/watch?v=aSWY1NKFjpM
Repris par Eddie Hodges :
http://www.youtube.com/watch?v=r3p6SQY3284
D'ailleurs, une flopée d'artistes de bon goût affirmaient depuis bien longtemps qu'ils voyaient des jolies filles partout :
RépondreSupprimerTout a commencé avec Eugene Church :
http://www.youtube.com/watch?v=5wb5kX2hzfI
Suivi par Arthur Alexander :
http://www.youtube.com/watch?v=B08jlWQiScg
Ainsi que par Gene Vincent :
http://www.youtube.com/watch?v=QuvW-8C6K5k
Sans oublier les Walker Brothers :
http://www.youtube.com/watch?v=nmFluAxWRlk
Ni Bobby Vee :
http://www.youtube.com/watch?v=fudtxd9WR8k
Ni même Otis Span :
http://www.youtube.com/watch?v=zxf_qzTbTtk
Mais pour commencer, Isabelle, je ne suis pas d'accord avec Michéa. Ses analyses m'intéressent mais fondamentalement je suis marxiste et je le reste. Je pense que toute l'histoire est l'histoire de la lutte des classes et je souhaite que la jeunesse "indignée" du monde entier acquiert une conscience de classe, ce qu'elle n'a pas davantage, hélas, que les révoltés des banlieues. Si cette lutte des classes, en plus, peut avoir aspect sexy, je ne vois pas pourquoi il faudrait bouder son plaisir. d'ailleurs, et je renvoie aux surréalistes: la beauté est révolutionnaire. J'observe avec affection et attention la façon dont bougent ces coeurs purs qui s'ils ne savent pas encore ou ils vont savent bien où ils ne veulent plus retourner.
RépondreSupprimerPas d'accord avec JC Michéa à quel sujet exactement ?
RépondreSupprimerVous voulez dire que lorsque JC Michéa écrit qu'il faut en revenir :
"clairement à ces clivages politiques fondamentaux qui permettaient à l’origine, d’opposer, d’un côté, des travailleurs ne demandant qu’à vivre décemment d’une activité ayant un sens humain (...) et de l’autre, ces minorités privilégiées (...)" (déjà cité plus haut) il ne renouvelle ni n'éclaire d'un jour nouveau, bien plus fort, la lutte des classes ?
Vous voulez dire que le patron de la pas très grosse entreprise de semences (issues d'une agriculture paysanne) installé pas loin de chez moi est forcément celui que l'on doit renverser ? Ou n'est-ce que parce qu'il sera la seule cible atteignable par le tireur couché ? Les puissants exploiteurs de la planète ayant pris la précaution de s'attacher grassement une autre meute de tireurs couchés, pour tirer sur les frimousses de nos garçons et nos filles. (sans parler du dispositif répressif croissant ou est-ce un délire de mon imagination ?)