...les mauvaise nouvelles arrivent. Et comment tuer des messagers aussi aimables qu'Ubifaciunt et Hussard 82 qui nous l'apprirent par sms avant notre baignade du soir. Et maintenant, dans ce café internet où c'est de l'ignoble techno lounge qui passe en fond sonore, quand les messagers sont notre cher Marignac, son grand frère en défonce et Shane Fenton, le ministre du paysage sonore de cette zone chaviste libérée.
Amy Winehouse est morte.
Elle est une figure tutélaire de FQG. On lui a dédié un roman, La minute prescrite pour l'assaut et on a écrit sur elles deux poèmes blasphématoires qu'il ne doit pas être impossible de retrouver dans Un dernier verre en Atlantide.
Depuis 2006, c'est souvent elle qui passe en boucle quand on écrit ou quand on boit, ce qui revient au même, au fond.
Ma dionysiaque aux yeux peints se défonce désormais au bleu grec, celui de l'éternité.
On reparlera d'elle, forcément, puisqu'elle a accompli un indispensable travail du négatif sur son propre corps, comme le Christ, dans une époque où règne l'approbation généralisée des rats et des larbins de l'économie spectaculaire marchande.
Je salue ici, les larmes aux yeux, son héroïsme de guerrière et je pense que je vais boire et danser jusqu'à l'aube, les endroits pour ça ne manquent pas par ici, pour saluer son combat, avant de m'endormir, ivre d'alcool et de groove, dans le soleil du matin, sur une plage au nom de déesse.
23 juillet, comme le Feu follet. Il est de ces coïncidences. Back to black. Étoile fulgurante à la voix d'or. C'est à son admirateur là-bas loin dans le bleu qu'on a aussi pensé, tout de suite.
RépondreSupprimerIdem ("Je salue ici, les larmes aux yeux, son héroïsme de guerrière").
RépondreSupprimerLa vie brève passe / comme une chanson d'Amy Winehouse / Rythme ironie tragédie / Nous sommes les derniers hommes
RépondreSupprimerQuand j'ai appris la triste nouvelle, j'ai très sincèrement pensé que tu aurais du chagrin, comme on dit ici. Et comme on dit chez elle : Sorry for your loss.
RépondreSupprimerMerci, no, you knnow I'm no good.
RépondreSupprimerFlorence, effectivement, nous sommes dans le hasard objectif.
To know her is to love her - ... the same with you jérôme via vos écrits et florence, la vraie vie
RépondreSupprimerPour accompagner ça en musique, Yvonne Caroll me paraît approprié :
RépondreSupprimerhttp://www.youtube.com/watch?v=pR-7x4rNxI4
"Shall I laugh it up ?
And try to cover up ?
The truth's that's hurtin' me so
You really did go
Oh I don't know if I should laugh or cry
Now that you say goodbye"
Je l'aurais bien vue chanter ça...
J aurais aimé qu elle interpreta ceci : http://youtu.be/y-BIKjypNsE
SupprimerElle nous avait prévenus qu'elle était trouble, on sentait que la mort la draguait sérieusement, lui caressait le mention avec le bout de sa faux. On s'étonnait presque qu'elle soit encore chez nous, tant sa voix et sa présence relevaient du miracle. J'aime ceux qui les forcent comme ceux qui aiment les piétiner de rage après en avoir consommé la moindre étincelle. Même jeunes, surtout jeunes.
RépondreSupprimerChagrin.
Cette communication est-elle l’élégante diversion d’un écrivain qui n’oserait commenter l’autre actualité par trop dramatique et consternante ?
RépondreSupprimerUn jeune homme bien propre sur lui et sous tous rapports extermine au Nord à l’identique pratique des Einsatzgruppen tandis qu’au Sud le soleil tape un peu trop dur sur la corne de l’Afrique
Vraiment superbe, ton hommage, sur Causeur. Pensieri e baci.
RépondreSupprimerEt le mois de Juillet ne reviendra jamais sans qu'on se souvienne d'Amy.
RépondreSupprimerA chacun ses détournements...
Merci pour cet hommage et pour celui que vous avez publié sur Causeur.fr.
Bien sincèrement.