jeudi 12 mai 2011

Vers le Sud

On sera là-bas, pour le ouiquènde. Lille-Perpignan en TGV. Le portable sera fermé. L'ipod aura ce qui se fait de mieux, comme d'habitude, en doo wop. Apesanteur heureuse du voyage, quand personne ne peut vous atteindre. 
On pense prendre, pour nous tenir compagnie  le dernier Le Carré et pour respirer de temps en temps de la poésie. Pour la poésie, on décidera au dernier moment, comme d'habitude. Pas impossible qu'on prenne, pour le retour un roman de nos chers scoumounards. On a relu l'autre jour La Belle Lurette d'Henri Calet, on ne se souvenait pas que c'était aussi bien. Un Calet, pour le retour? Un Forton? Faut voir. Ou alors, pour se mettre dans le ton, puisqu'on va à Perpignan, un polar d'André Héléna, le scoumounard au carré, le Goodis français...Il doit bien nous en rester un qu'on n'a pas lu en réserve.


Sinon, là bas, on animera deux débats dont un avec Bertrand Tavernier. Je ne pense pas que je lui dirai, sans que je sache au juste pourquoi, que l'acteur qui joue le copain de Noiret dans L'horloger de Saint-Paul(1974) m'a toujours fait penser à mon père. Cette façon de gueuler contre les flics, le pompidolisme et les  Français qui avaient "voté comme des cons" aux Législatives de 73. Ou les lunettes. Ou tout ça en même temps.