vendredi 1 avril 2011

Opération sauvegarde du sourire, 29: Ludovic Maubreuil et Du morgon dans les veines

Il n'y a pas que les livres, les filles et les paysages dans la vie. Il y a aussi le cinéma et le vin. Comme il y a beaucoup de mauvais films, de mauvais cinéastes et de mauvais spectateurs, il y a aussi beaucoup de mauvais vins, de mauvais vignerons et de mauvais buveurs.
Il est donc intéressant, voire salubre, d'avoir en la matière quelques personnes de confiance. Ludovic Maubreuil tient le blog Cinématique. N'y cherchez pas forcément des "critiques de films" mais plutôt un prisme, un regard qui fait du cinéma un moyen de lire le monde, sa propre vie et celle des autres. Ludovic Maubreuil écrit ensuite admirablement bien, ce qui ne gâche rien. Outre son blog, on lira avec profit son Bréviaire de cinéphilie dissidente. On y comprend par exemple, simplement à partir d'un plan commun et inaugural sur le Christ pourquoi le Jeunet d'Un long dimanche de fiançailles est un bon faiseur et le Fellini de la Dolce Vita un génie.

La liste "Sauvegarde du sourire" de Ludovic Maubreuil

Le jardin d'Hyacinthe - Henri Bosco
L'arbre aux sabots - Ermanno Olmi
Scènes d'un monde flottant - Kenneth White
La colline a des yeux - Wes craven
L'homme des vallées perdues - George Stevens 



Mon ami Sébastien Lapaque se refusant pour des raisons de santé mentale à tenir un blogue, estimant que l'on croise trop souvent sur la Toile les plus abjects abrutis, ce en quoi il a en partie raison mais seulement en partie, nous sommes bien obligés d'offrir malgré tout en temps réel à nos aimables lecteurs des indications sur ce qu'il convient de boire en excès afin de rester ivrogne, communiste et en bonne santé. Nous avons donc le plaisir depuis quelques temps de compter dans notre bloguerolle l'excellent Du morgon dans les Veines qui a, en plus de ses avisés conseils, a la gentillesse de citer nos livres à Lapaque et à moi quand l'occasion se présente.
Voici la  liste proposée par Du morgon dans les veines:

Je ne sais pas si les titres choisis ici vont contribuer à sauvegarder les sourires, les ouvrages n'étant pas follement gais.

Monsieur Jadis (Blondin)
Et il y eut un matin (Sayed Kashua)
Résurrection (Tolstoï)
Les bébés de la consignes automatiques (Ryu Murakami)
Où j'ai laissé mon âme (Jérôme Ferrari)

Les livres, les films, les chansons... 

Mais il y a aussi les jolies quilles où parfois les vignerons se révèlent bien inspirés dans le choix du nom de leur cuvée. 
Celle qui me laisse particulièrement rêveur, c'est la "QV d'Etoiles En Pesus" (de Ludwig Bindernagel) pour la qualité du vin certes, mais surtout pour ce nom qui sonne parfaitement.