mercredi 23 mars 2011

Vers l'Ouest, le retour

On retourne à Brest, pour voir des lycéens qui ont lu Un dernier verre en Atlantide. On va donc pouvoir saluer "le veux célibataire" et parler de poésie avec des jeunes gens, ce qui me semble, par les temps qui courent l'acte le plus moral qui soit, ou le plus profondément politique, ce qui revient au même.
Les heures de train à venir nous enchante.nt L'I-pod est chargé jusqu'à la gueule de Nothern soul et de Girls groups sous label Laurie Records.
On va faire la route, en plus, avec un écrivain mort trop tôt, Jean-Pierre Enard, à 44 ans en 1987. A l'époque, on ne l'avait pas lu. On avait bien eu tort comme nous l'a prouvé l'ami Le Guern dont la bibliothèque sent le sable, la désinvolture et cette légèreté qui est la vraie politesse de la profondeur. (On embrasse  au passage la plus jolie fouriériste de Paris, mademoiselle K).
Dans Un bon écrivain est un écrivain mort, un recueil  d'articles posthume de Jean-Pierre Enard, on lit notamment:
"C'est toujours la vieille manie: il faut montrer patte blanche avant d'écrire. Prouver qu'on est du bon côté et qu'on a les idées propres. Or, le roman, c'est justement le contraire: les mains dans la boue et les idées sales. Plus on s'enfonce, meilleur et le résultat."
Il y a pire comme compagnon de voyage, non?
Mais comme on a peur de manquer, on va aussi prendre de la poésie et du roman noir, ce qui est souvent la même chose.
T

Tout ça est réédité par Finitude, maison bordelaise au catalogue décidément épatant.