samedi 15 janvier 2011

Tunisie:1-France:0.

Imaginez un pays à la population relativement éduquée. 
Imaginez un pays où le pouvoir exerce un simulacre de démocratie mais de fait contrôle les médias et laisse une camarilla maffieuse confisquer les richesses dans une curée indécente et une hyperclasse se goberger dans un luxe effréné, pendant que l'ensemble de la population se paupérise, entre chômage de masse et précarité généralisée.
Imaginez un pays où l'on prétexterait la légitimité d'une telle politique en invoquant, à l'occasion, la menace que ferait peser un intégrisme religieux.
Imaginez une police aux ordres, totalement décomplexée dans la répression.
Vous dites Tunisie? Gagné.
Vous dites France? Gagné, aussi.
La différence, c'est que le peuple tunisien est descendu dans la rue avec un incroyable courage et a chassé son tyran en payant l'impôt du sang.
Ben Ali est en fuite, c'est son premier ministre qui a pris le pouvoir.
On continue le parallèle? On continue...
Si Sarkozy était en fuite et que François Fillon assure l'intérim, vous vous arrêteriez en route? Non, sérieusement?
Alors voilà pourquoi, en Tunisie, rien n'est terminé.
En attendant que chez nous, ça commence...