dimanche 2 janvier 2011

Ce garçon qui était au Brésil








                                                                                                                                                 
Sarkozy, ayant trahi les promesses de la République pour complaire à son clone protofasciste  Berlusconi avait fait arrêter Cesare Battisti, ancien combattant des années de plomb en Italie devenu, auteur de roman noir en France après un passage par le Mexique. Cette affaire était un des symptômes de la droitisation dure de la société française, la même qui maintient en détention Jean-Marc Rouillan. Décidément, il semblerait que la prescription soit plus facilement applicable aux bandits de droits commun qu'à ceux qui, a tort ou à raison, ont jugé bon de prendre les armes dans les années 70 et 80 contre l'ordre spectaculaire marchand et auront toujours fait moins de dégâts, au bout du compte, que les licenciements massifs et les délocalisations.
Savoir que Battisti  qui s'était réfugié au Brésil, va enfin pouvoir souffler est non seulement une satisfaction personnelle pour le tenancier de FQG qui l'a un peu connu et a participé avec lui à une anthologie sur la prison mais aussi la preuve que l'Amérique Latine, celle de Lula comme celle de Chavez, représente un espoir de résistance tandis que la vieille Europe vit de plus en plus sous le talon de fer des agences de notation qui transforment ses dirigeants politiques en pantins obéissants, plus ou moins dépourvus de sens moral (de Cameron à Zapatero, de Papandréou à Berlusconi, de Sarkozy à Merkel).
Nous présentons par ailleurs tous nos voeux au président Lula qui vient de passer le relai à Dilma Roussef, ancienne guerillera, qui sait monter et remonter une kalach les yeux fermés.