Sinon, on lit ça:`
Un roman paru en 1900 de Victor Barrucand, un journaliste anarchiste, ami de Fénéon. L'action commence au moment où Auguste Vaillant qui avait lancé une bombe à l'assemblée nationale en décembre 93 va être jugé. On se promène dans les milieux libertaires de l'époque où les écrivains, les poètes, les Venus de barrière qui se promènent avec des bombes dans les fiacres veulent en finir avec un ordre inique.
Quand on pense aux cris d'orfraie poussé par le pouvoir et ses laquais médiatiques devant une poignée de casseurs dont il semblerait, en plus, que certains éléments de la police leur aient servi d'encadrement technique bénévole et discret, on a envie de les renvoyer à ce livre pour qu'ils se rendent compte de ce que peut être la violence politique de ceux qui avaient décidé, il y a plus de cent ans, que tout était bon pour les combattre.
Et puis, c'est aussi un roman qui a le charme suranné des seconds couteaux de la littérature fin de siècle, ce qui ne l'empêche pas, en plus, de mettre en doute, comme le fera le Manchette de Nada, par exemple, le piège dans lequel finit toujours par sombrer le terrorisme politique que les anars de l'époque appelaient joliment "la propagande par le fait."

Vais lire "Avec le feu", donc.
RépondreSupprimerMerci pour ce conseil de lecture : inconnu au bataillon. Il y a aussi Les coulisses de l'anarchie, de Flor O'Squarr : un des premiers ouvrages publiés par L'Insomniaque, mais qui me semble avoir été réédité récemment ailleurs.
RépondreSupprimerSinon, Manchette fait un peu plus que mettre en doute ce piège : « Le terrorisme étatique et le terrorisme gauchiste sont les deux mâchoires du même piège à cons. »
Le livre souffre peut-être d'une "écriture artiste" mais l'époque est là, devant nous.
RépondreSupprimerCe puceau de Manchette à qui Bastid et les autres présentaient des nanas pour qu'il se déniaise enfin, eétait un petit prof d'anglais complexé qui avait bien trop peur de son ombre pour avoir même le droit de parler de "terrorisme".
RépondreSupprimerEn d'autres termes, c'était un dégonflé et un médiocre pro-situ de la race contemplative qui aurait mieux fait de fermer sa geule d'étudiant attardé, plutôtque de nous affliger avec la vérole "néo-^polar".
Sacré Marignac, toujours le mot pour rire !
RépondreSupprimerTiens, incidemment, je viens d'apprendre qu'on a passé un moment dans la même pièce, voilà deux ans, le soir de la double présentation des derniers bouquins d'Hafed Benotman et de Sergueï Dounovetz, au sous-sol de la Terrasse de Gutenberg…
15 millions 670 000 manifestants...ah? Non?!?! Vraiment?
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