En cas de malheur et uniquement en cas de malheur, c'est à dire si le mouvement social devait être vaincu par l'actuelle oligarchie ploutocratique qui fait dans la projection désirante sous prétexte que quelques pantins dans une chambre d'enregistrement appelée autrefois parlement ont voté une loi illégitime, en cas de malheur, donc, nous rappelons qu'il existe des destinations où se réfugier, rassembler nos forces et repartir à l'assaut.
Et il me revient cette promenade, une nuit d'avril 1980, alors que la débâcle faisait craquer la Neva et que Violetta Moldovan récitait ces vers d'Anna Akmatova sur la ville qui ne s'était jamais rendue:
"Toi qui n’es pas devenue ma tombe,
Ville de granit, ville infernale et chère,
Tu es pâle, figée et muette.
Mon ombre est sur tes murs,
Mon reflet est sur tes canaux".
Ville de granit, ville infernale et chère,
Tu es pâle, figée et muette.
Mon ombre est sur tes murs,
Mon reflet est sur tes canaux".


Violeta avait lu aussi Les chevaux du lac Ladoga. C'était même un de ses livres de chevet.
RépondreSupprimer«le lac était comme une immense plaque de marbre blanc sur laquelle étaient posées des centaines et des centaines de têtes de chevaux. Les têtes semblaient coupées net au couperet. Seules, elles émergeaient de la croûte de glace. Toutes les têtes étaient tournées vers le rivage. Dans les yeux dilatés on voyait encore briller la terreur comme une flamme blanche. Près du rivage, un enchevêtrement de chevaux férocement cabrés émergeait de la prison de glace».
Pour Leningrad, Noroc !
Je crois qu'il y a un petit musée là-bas ... On visite et on revient ... L'Hermittage ! Avec un nom comme ça, doit pas y avoir beaucoup à voir ...
RépondreSupprimerHola Nadia! C'était un extrait du Karpatt de Malaput (ou l'inverse peut-être?) n'est-ce pas?
RépondreSupprimerConcernant la reconquête des territoires perdus, j'assumerai la charge du front sud.
Adossé à la rambla de Barcelone, après un ultime et magnifique effort, nous reprendrons tout, des Baléares aux Asturies.
Kaniétchno Pierre. A ne pas confondre avec... Alain Peyrefitte ! Pas de Leningrad martyre sans chevaux du lac magnifiquement immortalisés par Curzio.
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