mercredi 29 septembre 2010

Ligne, décidément...

"Je ne vois presque plus d'envie de s'amuser: tous les esprits sont lents; plusieurs sont pesants. On croit aux impossibilités. On se laisse aller à une vie uniforme, à une monotonie insupportable; on n'a plus qu'une sourde ambition. Les militaires ne souhaitent pas assez la guerre; les jeunes gens ne recherchent pas assez le plaisir et le tapage; les femmes, les fêtes, les courses de traîneaux. Le monde va-t-il donc finir? C'est la sagesse qui nous conduira aux petites maisons. C'est la folie de la raison."

Prince de Ligne, Fragments de l'histoire de ma vie.



Ou l'on comprendra que les écrivains réactionnaires ne sont plus compréhensibles aujourd'hui que par les révolutionnaires et les amants du négatif. Lisez des écrivains réactionnaires et brûlez des banques, ne croyez pas aux impossibilités, ne vous laissez pas enfermer dans les petites maisons. Partout, tout le temps, dansez et laissez se déverser la furie prolétarienne pour retrouver le monde d'avant. Pas de nostalgie, à moins que nous admettions que la révolution, c'est la nostalgie du futur. Ce qui est notre cas.