vendredi 20 août 2010

Piqûre de rappel

La blogosphère fonctionne comme une loupe. Elle est visiblement dominée par une extrême droite dure, identitaire, raciste. Assez étrangement, elle est aussi anticommuniste comme on n'ose plus l'être depuis Mac Carthy. Assez étrangement aussi, certains blogueurs se prétendant trotskistes ou d'extrême gauche ont la même syntaxe qu'eux, le même vocabulaire mortifère et fascistomorphe.  Et ils n'écrivent plus le mot communisme, trop occupé à faire la police de la pensée et à animaliser l'adversaire, comme n'importe quelle ordure du temps de Gringoire. 
On sait que le style, c'est l'homme, et ces hommes là ne sont décidément pas aimables.
Nous sommes fiers d'être communiste. Nous sommes fiers de l'idée communiste, de l'hypothèse communiste.
Certains se gargarisent dans la dénonciation des libéraux-libertaires et croient que cela fait d'eux de vrais hommes de droite. Cela prouve juste à quel point ils sont ignorants. Ils sauraient sinon que c'est un philosophe communiste pur jus, dont on a déjà parlé ici, un philosophe qui aimait les bains de mer et les filles, Michel Clouscard qui a dénoncé cette collusion, dès 1973, dans Néo-Fascisme et Idéologie du désir (Delga).
Et puis nous sommes communistes parce qu'il n'y a pas d'autre solution. Cela fait plus d'un an qu'un autre philosophe communiste, Georges Labica, est mort. Mais nous gardons au coeur et à la raison la magnifique définition qu'il donne à notre belle espérance: 

« Le communisme, c’est le seul contrepoison, le seul antidote, le seul remède, la seule alternative à la société d’exploitation, au capitalisme qui jamais n’a le visage humain. Tous les damnés de la terre savent ça, qui sont de plus en plus nombreux et de plus en plus damnés. Seuls les salauds ne sont pas avec eux et c’est comme ça qu’on les reconnaît. »

Démocratie et Révolution
(Le temps des cerises, 2002)


Bon, sinon, on vous laisse. On s'en va dans le Brabant, faire des broques pour chasser l'édition originale, manger le boudin vert d'Orp le Grand  et suivre les drèves de hasard.