samedi 19 juin 2010

Yvonne Carroll, encore une fois...

Yvonne Carroll dans ce There He Goes, manière de reflet féminin du There's goes my baby par Marvin Gaye, voit passer quelqu'un ou quelque chose... Le Christ? La Raison dans l'Histoire? Le Communisme?
Ou simplement un garçon qui ne fait pas attention à elle et crée dans son ventre un vide affolant, douloureux, délicieux,  un vide qui la prend et ne la laissera plus jamais en paix.  Un garçon dessinant ce vide qui a les contours mêmes du désir, dans  son  sexe de jeune fille...
A moins que tout cela ne soit la même chose. 
Que le désir d'Yvonne Carroll qui affleure dans sa voix soit la preuve d'une incarnation du Christ, de la Raison dans l'Histoire ou du Communisme.
Il suffit, à la 53ème seconde, d'entendre comment la voix d'Yvonne Carroll, un instant, se dérobe et flirte avec le sanglot avant de reprendre toute sa force subversive, pour se rendre de compte de sa technique de la "dé-pense" bataillienne, d'une  résistance à être pensée par le temps marchand et de rester éternellement vivante pour les coeurs rebelles et électrophones qui danseront sur There He Goes, pour toujours.
Yvonne Carroll, one more time.