vendredi 4 juin 2010

Doo Wop et conflit israelo-palestinien.


L'admirable Gene Pitney est un des rares chanteurs blancs de l'écurie de Phil Spector, dans les early sixties. Et il chante le doo wop comme un Noir, aussi bien qu'un Noir. Ecoutez. Ecoutez bien. "A chaque fois que je respire."
Tout ça pour vous dire que si un Blanc peut chanter comme un Noir, il existe des Israéliens de gauche et je salue mes camarades, bien seuls,  du Hadash. 
Et que le Hamas est une bande d'enflures ultra religieuses qui ont pris en otage une lutte légitime pour l'indépendance  et un état dans les frontières de 67.
Et là je pense à mes camarades du PPP, persécutés par les barbus.
Bref que tout ça est un peu compliqué pour être laissé entre les mains des apprentis sorciers en manque de figure ultime du damné de la terre.
Et que si l'indignation contre Israël, en l'occurrence, est acceptable et même souhaitable  la haine ne l'est pas. 
Et que je préfère boire du kiravi jusqu'à ma mort plutôt que de défiler à côté d'une fille voilée ou d'un salaud qui met une croix gammée dans l'Etoile de David: je suis communiste, moi.
Et maintenant, avant de tirer, laissez-moi finir ce slow. 
"A chaque fois que je respire".