vendredi 28 mai 2010

Sébastien Lapaque est mon ami...

..et il a raison parce que je l'aime. Ce petit frère bernanosien est l'auteur de livres admirables, dont un pamphlet contre Sarkozy, Il faut qu'il parte (Stock 2008). Il l'a écrit tout en étant journaliste au Figaro, ce qui réclame quand même une sacrée paire de burnes. 
Tous les deux, venant de bords politiques opposés, nous sommes pourtant d'accord sur l'essentiel: l'antilibéralisme radical, la république, notre royaume de France, la force révolutionnaire du passé et le goût pour le vin que nous poussons, avec un certain mépris pour les puritains buveurs d'eau, jusqu'à l'ivrognerie qui nous permet de faire l'amour avec les fées et de retrouver une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps. D'ailleurs, entre la rue du Four et la rue de Buci, où notre jeunesse s'est si complètement perdue, en buvant quelques verres, on pouvait sentir avec certitude que nous ne ferions jamais rien de mieux.
Nous nous flattons, depuis des années, de remplir nos chargeurs avec des munitions similaires: Les manuscrits de 1844 et Le sermon sur les richesses de Bourdaloue, l'Encyclopédie des nuisances, Orwell, Pasolini, Michéa, Clouscard...
Seulement, Sébastien, qui m'a donné un des meilleurs conseils que j'ai reçus de ma vie, ne jamais boire en territoire ennemi,  ne se l'est pas appliqué à lui-même en revenant du festival Etonnants voyageurs  dans un train où déclamant un tract situ en imitant Malraux, il s'est retrouvé filmé par Reza, photographe iranien qui prétend avoir été insulté ensuite dans des termes racistes, et excusez du peu, en ayant entendu mon vieux camarade parler, s'être dit: "Ahmadinejad est à nos portes!"
Qui connaît Lapaque sait que le racisme lui est totalement étranger et que sa conception universaliste, chrétienne et républicaine de la nation ne lui fait croire qu'en un seul droit, celui du sol.
Victime d'un de ces procès que la meute pavlovienne de l'Empire du Bien aime intenter à tous les dissidents, il a néanmoins déjà reçu le soutien du célèbre journal fasciste Témoignage Chrétien auquel il donne une chronique hebdomadaire. 

En attendant, voici le texte de mon ami:

J’ai pris connaissance des accusations extrêmement graves de Reza concernant les propos que j’aurais tenus dans le train de retour du Festival Étonnants Voyageurs, lundi 24 mai 2010. Tout a commencé à cause d’un tract intitulé De la littérature bourgeoise et de sa mort annoncée que j’étais en train de lire à voix haute en imitant André Malraux prononçant l’oraison funèbre de Jean Moulin au milieu d’une bande d’amis hilares. Apprenant que j’étais journaliste au Figaro et croyant tenir un ennemi du genre humain, Reza m’a filmé afin de détenir une preuve de ma vilenie. Malheureusement pour lui, ce tract vieux de deux ans ridiculisant «le capitaine Le Bris et sa bande de pirates» — chacun peut le consulter ici — n’est pas mon œuvre, mais celle d’un collectif d’extrême gauche baptisé «Institut de démobilisation» dont les textes sont consultables sur le site Le Terrier. Lorsque j’ai achevé ma lecture, que j’ai entendu un des amis de Reza accuser notre joyeuse troupe d’être «une bande de pétainistes» et que j’ai découvert que j’avais été filmé sans mon accord, je me suis retourné vers lui et je suis passé d’une imitation d’André Malraux à une imitation de Jean Gabin, et du Terrier à Jojo Lapin. Il me semblait que la colère affectée et le délire surjoué rendaient évidente la référence à Jean Gabin vociférant : «Salauds de pauvres !» dans La Traversée de Paris.
Reza se prend trop au sérieux pour avoir compris que la simple allusion à Jojo Lapin établissait le caractère burlesque de ce numéro d’improvisation comique.
D’ailleurs, c’est quoi la France de Jojo Lapin ? Une France qui vit sous terre, dans ses terriers, tremblante et peureuse, loin du soleil et de la lumière. Il suffit de lire mes textes (Il faut qu’il parte, Stock, 2008; Au hasard et souvent, Actes Sud, 2010), pour savoir que ce pays n’est pas ma France et qu’autant que Reza, ce sont les patrouillotes que je ridiculisais à travers ce sketch de trublion anarchiste.
Humilié par ma diatribe dont plusieurs personnes autour de moi peuvent attester du caractère satirique, Reza s’est employé à la transformer en philippique raciste. À cet effet, il a nourri ses souvenirs de mots qui n’appartiennent pas à mon vocabulaire et ajouté des phrases que ne n’ai pas pu prononcer. Ce qui est étrange, dans cette affaire, c’est que la preuve que détient Reza est un film où je lis un tract dénonçant les anciens gauchistes passés au service du Capital et «les intérêts du monde de l’entreprise et du racisme d’État» et qu’il m’impute des propos ignobles et infamants qui auraient été tenus après que sa caméra a fini de tourner.

Sébastien Lapaque

56 commentaires:

  1. Oui Jérôme il en a une sacré paire Sébastien lapaque je vient de regarder sont parcours que je ne connaissez pas du tout,de plus il a une sacré bande d'amis du bon et du beau et non du-mou, bravo et merci d'éclairer ma pauvre lanterne,

    Elève de terminale au lycée Hoche à Versailles, il fait ses débuts au journal Aspects de la France. Secrétaire général de l'Action française lycéenne en 1991, il participe activement à la vie du mouvement monarchiste. De par son admiration et ses travaux sur l'écrivain et essayiste français Georges Bernanos, il conçoit très vite une pensée politique en marge de celle du mouvement maurrassien, s'éloignant notamment de ses conceptions pétainistes et droitières.

    Etudes d'histoire et de philosophie à l'Université Paris IV-Sorbonne.
    Il a publié un premier essai, Georges Bernanos encore une fois (L'âge d'Homme, réédition Babel/Actes Sud, 2002) et, encouragé par son ami Frédéric H. Fajardie, un premier roman, Les Barricades mystérieuses (Actes Sud) en 1998. Ces deux livres dévoilent ses goûts pour la théologie, les promenades et la manière noire.
    Après avoir été pigiste à Valeurs actuelles et signé occasionellement dans l'hebdomadaire Marianne, il entre au Figaro littéraire à la fin des années 1990, fait paraître un deuxième roman (Les idées heureuses, Actes Sud, 1999, prix François Mauriac de l’Académie française) et des anthologies littéraires (Triomphe de Dionysos, Actes Sud/Babel, 1999, J’ai vu passer dans mon rêve, Librio, 2002).
    Au printemps 2002, il reçoit la bourse Goncourt de la nouvelle pour son recueil Mythologie française (Actes Sud). Une suite de voyages au Brésil fournit la matière de Sous le soleil de l’exil (Grasset, 2003), une enquête approfondie sur le séjour de Georges Bernanos sous le Tropique brésilien durant la Seconde Guerre mondiale, et le prétexte d’un florilège littéraire: Le Goût de Rio de Janeiro (Mercure de France, 2004). En avril 2004, il fait paraître Chez Marcel Lapierre (Stock, collection « Écrivins »).
    En novembre 2004, le prix James-Hennessy, décerné chaque année à un critique littéraire, lui est remis à l’occasion du Festival des littératures européennes de Cognac. Il publie ensuite un carnet de voyage en Amazonie intitulé Court voyage équinoxial (Sabine Wespieser, 2005), le Petit Lapaque des vins de copains (Actes Sud, 2006), Room Service (Actes Sud, 2007) et Des Tripes et des Lettres (Éditions de l'Epure, 2007) avec son ami le cuisinier béarnais Yves Camdeborde dont il a préfacé le livre Gourmandises & Régalades (Robert Laffont, 2003).
    En mai 2008, son pamphlet intitulé Il faut qu'il parte dénonce le sarkozysme comme le triomphe de «beaufs obsédés par les indices boursiers»
    A partir de janvier 2009, il devient chroniqueur à l'hebdomadaire de gauche Témoignage chrétien.
    En avril 2010, Sébastien Lapaque devient contributeur du blog de réflexion sur l'actualité, la politique et la culture

    RépondreSupprimer
  2. Oui, cher Jean. Et quelques autres et moi, on n'est pas prêt de lâcher l'affaire

    RépondreSupprimer
  3. Je ne suis pas sur de comprendre tout l'histoire (il a tenu des propos, en singeant Gabin, que l'autre à pris au sérieux?)mais le texte de Lapaque est en tout cas très drôle, et une chose est sûre : ça devient chiant de se faire reprocher son ivresse par des cons moralisateurs.

    RépondreSupprimer
  4. Euh, 'tention mon cher Jean, l'AF n'est pas pétainiste à la base, faut pas confondre.
    Lapaquiste

    RépondreSupprimer
  5. Entre ici, Lapaquiste, on a besoin de toutes les bonnes volontés. Et embrasse ton amour sans lâcher ton fusil. Les cons attaquent.

    RépondreSupprimer
  6. putain, comment ça craint l'ambiance chez les "élites".
    Je n'ai aucun avis sur la question, parce que je ne connais aucun des protagonistes.
    Par contre j'ai l'impression que tout le monde se prends beaucoup au sérieux . Peut être à raison. Et je veux bien vous croire.
    Mais quand même. J'ai l'impression que la simplicité est un vrai luxe.

    Juste, par curiosité, que reproche t-on à Michel Le bris, je l'ai entendu une fois raconter comment ses maîtres bretons étaient venus dans la cuisine de sa maman, comment ils avaient goûté le plat qu'elle cuisinait pour son fils , et comment ces enflures , le trouvant bon se sont installées pour le becter dans la foulée , devant les yeux du petit.
    Pour toujours il a su forcer mon respect, parce que j'ai bien vu dans ses yeux là, à ce moment précis, comment il avait dû lutter toute sa vie, pour ne pas avoir été un jour un meurtrier.
    Pouvez vous m'expliquer la nature de la polémique rapidos?
    Merci!

    RépondreSupprimer
  7. Je crois que tout est quand même expliqué avec les liens et tout, askellig. Lapaque s'est amusé à lire un tract situ breton antilebris et anti nomadisme de luxe. Le Réza sans rien savoir a estimé que ce devait être une saloperie puisqu'éructée par un journaliste étiqueté figaro.
    Tu peux penser ce que tu veux sur le "sérieux", mon pote joue son boulot sur un coup comme ça et une véritable mort sociale en tant qu'écrivain. Le Réza et sa bande, un comble pour ceux qui seraient du bon côté, demandent sa tête au... Figaro et ont déposé plainte pour injures raciales alors que ça témoigne du contraire sur Rue 89, notamment et que de toute façon Lapaque est aussi raciste que toi tu es jacobin

    RépondreSupprimer
  8. Le film en question est en ligne sur rue89. Sébastien Lapaque n'avait peut être pas sucé que des glaçons, ce qui en soi est plutôt sympathique quand c'est fait d'aimable et truculente façon, mais monsieur Reza a l'honneur bien chatouilleux et le second degré inexistant. Les propos racistes ont du être prononcés off the record parce qu'on ne les y entend point.

    RépondreSupprimer
  9. Bonsoir Jérôme.

    Comme je suis fatigué et qu'en plus je n'ai rien à ajouter sur cette pathétique affaire, permettez que je "photocopie" ici le commentaire que j'ai déposé ce matin chez Juan Asensio :

    "Remarquez, cher Sébastien, en vous "appuyant" sur un film de feu Autant-Lara, vous n'allez pas arranger votre dossier, ce dernier en cours de "montage" pour emprunter au vocabulaire des choses du cinéma. Au passage, permettez ce conseil : vous feriez bien de le gonfler à l'air vicié votre dossier d'odieux raciste, parce que, pour vous lire - dernier ouvrage en date : "les Identités remarquables" - ledit dossier est ridiculement vide.

    Ah oui, qu'est-ce qui vous prend de "collaborer" au Figaro et à Témoignage chrétien, respectivement organes de presse pétainiste et catho-stalinien ? Si j'étais vous, je postulerais direct pour des piges chez Rustica. Enfin bref, c'est vous qui voyez, mais bon, pour moi, c'est tout vu...

    Bien à vous. Et courage."

    RépondreSupprimer
  10. Le Figaro a tenu bon dans "l'affaire Zemmour", s'il venait à y avoir une "affaire Lapaque" du même acabit, j'espère que ceux, de tous horizons, qui ont défendu justement le premier récidiveront pour le second. Ce qui n'est qu'une banale embrouille un peu arrosée doit le rester dès lors que la vanité et la médiocre sufffisance ne viennent pas s'en méler. "A moi Lapaque, deux mots" et l'affaire eut été réglée plus élégamment !

    RépondreSupprimer
  11. Charles, votre commentaire est excellent. A la piste rustica, je me permets d'ajouter l'intemporel "Modes et travaux.
    Faites attention à vous. Amitiés.
    Nadia

    RépondreSupprimer
  12. Un major en retraite28 mai 2010 21:16

    Vous êtes très bien entouré, Jérôme. Modeste trublion anarchiste et ivrogne en devenir que je suis, sans vous connaître intimement, je puis vous le garantir.
    Comme on dirait peu inspiré dans de telles circonstances: "Surtout ne lâchez rien!".

    RépondreSupprimer
  13. Je préfère lever le coude à la santé de l'ami Lapaque plutôt que l'ivrognerie intellectuelle de ces inquisiteurs de la pensée et du glaçon carré.
    Une bonne charge de la brigade légère te remettrait tout ça en ordre ch't'l dit.
    Salud!

    RépondreSupprimer
  14. ""joue son boulot sur un coup comme ça et une véritable mort sociale en tant qu'écrivain.""

    Vous m'avez convaincu.

    RépondreSupprimer
  15. Excellent le « ne jamais boire ne territoire ennemi ». Je m’attacherai à revenir sur ce blog plus en détail.

    Il apparait clairement que les penseurs libres ne sont pas aimés dans ce pays sclérosé du bulbe. Qui plus est quand ils ne rentrent pas dans les cases, on appui sur le bouton brun et on les range dans les fascisants.
    Quelle tristesse… ces procès mal intentionné de petits commissaires politique avec ce petit filet de bave permanent à la commissure des lèvres.

    Le petit français bobo retrouve ses réflexes de collabo… ou Prévôt dans le diner de con… au choix

    RépondreSupprimer
  16. Askellig, tant mieux, ça me fait plaisir pour lui.
    JBV, Lapaque a une spécialité hautement appréciée dans notre zone chaviste libérée: l'ouverture du feu en position défavorable. Son côté légionnaire à Camerone, ma dernière charge au soleil, à un contre cent.

    RépondreSupprimer
  17. Comme on le sait, avant de trouver l'excellent, il faut avoir bu longtemps : le problème est peut-être ici que votre ami ce jour là n'avait pas assez bu pour être excellent, comme il sait l'être dans "Il faut qu'il parte", dont la simple lecture suffit d'ailleurs à clore définitivement la pauvre polémique.

    RépondreSupprimer
  18. Ce qui est plaisant avec vous cher Joël, c'est que vous cernez assez vite le problème et qu'en plus vous avez de bonnes lectures.
    Et j'en profite donc pour renvoyer tout les lecteurs de ce joli blog à Il faut qu'il parte parce que verba volant et scripta manent, effectivement.
    Trinch! Buvez toujours et ne mourez jamais!

    RépondreSupprimer
  19. J'ai regardé la vidéo, j'ai vu un mec bourré qui lisait un machin incompréhensible, j'ai lu le truc de Reza sur Bakhchich je me suis dit, ça sent le Didier Dénonce, et d'ailleurs Bakchich se la joue média libre mais défend la version flicarde dans l'affaire de Tarnac et emploi l'infect Porsia sur lequel j'ai déjà tout dit:
    http://quadruppani.samizdat.net/spip.php?article26&var_recherche=inf%E2me
    Lapaque n'est sûrement pas ma tasse de thé mais cette pseudo-affaire sent la mayonnaise antifa en peau de zob, comme tu dis si élégamment mon jéjé. De la crotte de nez idéologique, on tire la chasse et on passe à autre chose.

    RépondreSupprimer
  20. S'il y a quelqu'un qui peut bien comprendre, effectivement, ce que ressent Lapaque ce soir, c'est bien toi, avec cette menace d'interdiction professionnelle qui lui pèse sur sa tronche. La technique de Réza et de sa clique est la même que celle de DD: faire ex près de ne pas comprendre, surinterprêter jusqu'au contresens, se foutre les biens pensants dans la poche, utiliser l'accusation définitivement disqualifiante raciste et/ou pédophile et/ou réviso et exploiter une erreur tactique ponctuelle, ici, je le répète, boire en territoire ennemi.
    Baci

    RépondreSupprimer
  21. Micro-affaire qui n'aurait jamais du quitter la sphère personnelle et les souvenirs de bonne cuite.
    Mais puisqu'elle l'a quittée, juridiquement, le Reza, a t-il déjà entendu parler du droit à l'image ? A t-on le droit de filmer une personne légèrement éméchée ? Je suis sûre qu'il y a une jurisprudence sur la question et elle n'est pas l'amie de Reza.

    RépondreSupprimer
  22. C'est bien là le problème, chère Nadia.
    1°)Orwellisation de la société. Les méthodes de Réza qui parle plutôt vite du fascisme sont des méthodes scandaleuses
    2°)Un mouvement général de la société pousse à un étiquetage bien rassurant: des bobos sociétaux trentenaires incapables de penser la lutte des classes, des troskautistes fou furieux narcissiques blogosphérisant comme on lynche, des petites merdes nazifiantes qui parlent de congoïdes, tout ce monde là est très bien accepté, finalement, parce que prévus par Ubu. Mais royco bernanosien plus anticapitaliste que les "blogueurs influents" de la gauche, ça, ça angoisse et ça fait buguer la machine à décerveler. Réza n'est que l'idiot utile de cette lame de fond normalisatrice et moralisatrice.
    En même temps, c'est tellement gros que ça se voit quand même beaucoup, même si Lapaque risque gros avec ce genre de calomniateurs qui savent exactement quoi dire pour faire saliver le camp du bien...

    RépondreSupprimer
  23. Ouui, ma voix de "Fasciste " comme chacun sait, sans en avoir aucune preuve, ne peut que venir en aide à ce pauvre Lapak, victime d'un crétin néo-con post-gauichiste comme il y en a tant qu'i adorent balancer les accusations à la DD la Donneuse, comme dit Quadruppe, et toute l'infection vénrienne faiseuse de liste, qui cherche à nous embarquer dans les saloperies post-bushistes, nouevelles qui profiteront (profiterolles) à Boeing et aux prébendés de l'hyper-classe dont ils sont les esclaves bien payés. Ce Reza est au service du Rezo, et depuis quand on n'a plus le droit de dire des conneries quand on est saoul ? C'est typiquement en droite ligne (juste) de la vermine gauchiste et de sa digne portée grouillante, le néo-conservatisme. En tant que porteur de flambeau de Roux, je me sens plus proche (catho excepté, je trouve qu'on doit laisser les petits garçons choisir eux-mêmes leur religion et leur sexualité) de Lapak que de quiconque dans ces parages, et je pense que le Rezouille en question est la Rezaon, pour laquelle, disait déjà Nimier il y a des lustres et des lustres: "La partouze Phrance ne nous intéresse plus".

    RépondreSupprimer
  24. Ah si Reza venait à lire vos commentaires! Il mourrait moins ignorant!

    RépondreSupprimer
  25. La ficelle est effectivement un peu grosse. Même si Sébastien Lapaque brouille les cartes pour le plus grand bien de la littérature qui bonne fille ne lui en veut guère, il n'y a pas mort d'homme, tout au plus de quelques canettes. Ce méchant procès est ridicule. Il est temps pour monsieur Reza de retourner en Iran où l'appellent d'autres cause autrement plus valorisantes.

    RépondreSupprimer
  26. D'autre part, sur ce point technique N a raison, on n'a pas le droit de filmer les gens sans leur accord.Normalement, il faut leur faire signer une décharge, n'importe quel faiseur de documentaire vous le dira, et ce devrait être suffisant pour faire mordre la poussière au filmeur de pissotière. Demain, on Reza pas gratis, mon gros. Hier non plus.

    RépondreSupprimer
  27. Rezai est-il plutôt un adepte de Big Brother ou un paparazzi ?

    Ne peut-on pas prendre un peu de plaisir sans que cela devienne un produite estampillé Marc Dorcel ?

    Je n'ai lu de Lapaque que Il faut qu'il parte, cela suffit à me faire mon idée. Soutiens à S.LAPAQUE.

    J'ai juste une question. Votre ami P-L BASSE le compara-t-il à Déat dans "le temps de le dire" comme il le fit pour B.HAMON ?

    RépondreSupprimer
  28. Pleine cible, camarade !
    Amitiés vives à toi et salute à Sébastien : http://braconnages.blogspot.com/2010/05/etre-ivre-dans-un-train-et-declamer-un.html
    Ce n'est qu'un combat, continuons le début ...

    RépondreSupprimer
  29. Alors on n'a pas le droit de filmer des écrivains qui se pochetronnent au frais de la princesse?
    C'est pas rigolo.

    E.M.

    RépondreSupprimer
  30. Misère ! on croit sincèrement avoir ingurgité la pire lie, on croit avoir assisté à la dernière infamie, on croit comprendre dans notre chair ce que signifie "toucher le fond", mais en fait non, il y en a qui creusent encore, avec leurs mains molles et suintantes…
    Je n'ai aucune sympathie, a priori, pour Sébastien Lapaque, mais à défaut de jeter son gant à ce Reza, il aurait au moins pu dézinguer son portable.
    Parler rétrospectivement de droit n'a aucun sens : il faut savoir agir vite, dans ces cas-là.
    « Tout être dans la nature tient de la nature autant de droit qu’il a de puissance pour exister et agir » (Spinoza, Traité politique, ch. II, §3).

    RépondreSupprimer
  31. Je ne connais pas Lapaque, je ne connais pas Reza, je sais juste que c'est un excellent photographe, de l'agence magnum si je ne m'abuse, qui n'est pas la pire.

    Le problème est, me semble-t-il, que nous vivons actuellement dans une société extrêmement crispée, où le moindre incident dérape.

    J'ai été témoin dans le métro toulousain qui n'est pourtant pas un endroit particulièrement stressant, d'une algarade où une vieille conne a voulu obliger des enfants à se lever pour lui laisser la place (alors que leur papa la lui laissait de bon coeur) a commencé à gueuler et le tout a dégénéré, parce que les enfants (sages comme des images au demeurant) était noirs.
    Le papa s'est offusqué en disant qu'il savait bien qu'on ne voulait pas d'eux ici, la vieille tout en le niant, lui a en partie donné raison en le tutoyant (alors qu'elle m'a vouvoyé quand je lui ai dit de fermer son clapet).

    Tout ça pour dire que Reza en a peut-être marre de se faire traiter d'arabe, de super arabe quand il prend des photos de flics en train de taper sur des manifestants, et qu'il n'était pas en position d'apprécier l'humour d'un mec rond comme une queue de pelle.

    Comme ensuite les média et les copains des uns et des autres s'en mêlent, et par écrit qui plus est, un incident qui aurait, au pire, dû se conclure par un échange de bourre-pifs sans conséquence se termine en drame.

    Il faudrait peut-être faire ce qu'on fait dans les cours de récré dans ce cas là, convoquer les deux cons et les obliger à se faire la bise.

    Et charger Reza, comme je le vois faire ici, et même lui conseiller de rentrer en Iran, ne va certainement pas faire avancer les choses. Pas plus que de charger Lapaque comme le font de leur côté les copains de l'autre.

    RépondreSupprimer
  32. Reza, Daeninckx, Aounit et Cie, leur connerie, leur petit instinct merdique de la chasse à l’homme, leur volonté d’épingler les agités du bocal, ça ressemble à l’armée Brancaleone de la délation assistée par les parquets et tribunaux, certains journaux et éditeurs, le syndicat de la malfaisance peint dans les couleurs de l’opprimé. Au fait vu la photo, entre Labaque et vous qui joue Gabin, qui joue Blier ? Pour Maurice Biraud hors-champ, aucun doute c’est Quadruppani, allez revenons au film si les cons volaient sûr que Reza serait chef d’escadrille

    RépondreSupprimer
  33. Le problème, Jean-Marc, c'est que Reza n'est pas franchement l'immigré de base, mais plutôt l'incarnation du bobo. D'ailleurs évoquer le sinistre cloune d'amanimachin pour parler de Lapaque prouve qu'il n'a plus tellement le sens des réalités du terrain.
    Et sur ce coup, sur une accusation aussi merdique pour qui a passé plus d'un quart d'heure avec Lapaque, la victime qui risque de perdre son boulot, c'est Sébastien.
    Pour le reste, et je ne poserai pas le problème dans les mêmes termes que Marignac, mais comment se fait-il quela situation soit celle que tu décris dans un métro toulousain, ou lillois d'ailleurs, alors que nous avons eu tellement de salons antifascistes, tellement d'auteurs héroïques, tellement de "vigilance" à l'égard de ceux qui "dévient", tellement d'anathèmes, d'exclusions, de bonne conscience Pour s'en retrouver là...

    RépondreSupprimer
  34. Le problème à la base c'est une techno-balance qui film quelqu'un dans le but de le salir ensuite visiblement. Un ancien d'Af, c'est sûr, c'est un facho.

    RépondreSupprimer
  35. Ne faites pas le candide, Jérôme : qui était-ce donc, déjà, qui marquait la différence d'efficace entre critique sociétale et critique sociale ?

    RépondreSupprimer
  36. Oui, memento, mais pas d'essentialisation de grâce. Les gens évoluent. De même que Lapaque n'a pas toujours été ce gauchiste de dieu que j'aime, Aounit et Dénonce n'ont pas toujours été des maccarthystes obsessionnels. Ils le sont devenus par confort intellectuel et préfèrent s'acharner sur d'imagianaires ennemis (notamment meilleurs écrivains comme lapaque ou quadrupp) que de bouger leurs culs sur le site d'une usine délocalisée.
    Mais si demain, ils redevenaient de gauche, tel que je l'entends, alors il faudrait aussi le dire. Encore une fois, je ne crois pas à l'amour, seulement à ses preuves.

    RépondreSupprimer
  37. Peu importe me semble que Reza soit ou non on bobo, un sans papier, émarge à Magnum ou au Fig Mag : il a le droit de se sentir humilié, insulté par SL, il aurait bien pu lui casser la gueule que ça ne me troublerais pas plus que ça. Le problème, c'est l'après, la campagne de presse, les plaintes en justice ou à l'employeur (c'est bien ça, Jérome ?).
    Mais de grâce stop les retourne dans ton pays et autres : merci.

    RépondreSupprimer
  38. Jérôme, je me contrefous des salons d'anti machin en peluche.

    Je constate une crispation permanente. Je constate qu'on a en place un pouvoir qui met en oeuvre une tactique très très vieille et malheureusement très très efficace qui consiste à occuper les gens à se foutre sur le gueule entre eux au lieu de s'en prendre aux vrais coupables.

    Et que malheureusement ça marche au-delà même de leurs espérances.

    Et que dans ces conditions, même bourré, je comprends que l'humour Lapaque soit mal passé. Le problème, ensuite, c'est qu'au lieu de rester un problème idiot entre deux grands couillons qui auraient dû se parler et régler ça en deux secondes, ça passe par l'écrit, l'un dit que l'autre est un facho, l'autre rétorque que le premier est un cul serré de buveur d'eau, tout le monde le voit, et la mayonnaise prend.

    Une mayonnaise très con, qui ne peut que faire bien rire les pourris responsables de la merde actuelle.

    Et ceci dit en passant, pour toi Reza est peut-être l'archétype du bobo (terme que je trouve entre parenthèse assez con), mais pour beaucoup, aujourd'hui, il n'est qu'un arabe de plus ... Ce qui doit l'agacer un peu conviens-en.

    RépondreSupprimer
  39. Nous sommes d'accord, en fait. A ceci près que Reza est perse et que les Perses, les bougnoules, c'est pas leur truc non plus. Là, il se trouve que médiatiquement, la victime Quant à la solution bourre-pif, qui aurait pu soulager, j'en conviens, là aussi c'est dissymétrique et pas dans le sens attendu. Si Lapaque avait cogné, il serait en gardave et si Reza aveait cogné, on aurait un grand résistant antifasciste.
    Lapaque, à propos, Jean-Marc, son premier roman est paru en Babel noir, s'appelle Les Barricades mystérieuses et était préfacé par Fajardie.
    Alors je maintiens que le Robert Capa du wagon-bar, il a plutôt fait erreur sur la personne et a à peu près autant le sens du second degré qu'une moule louisianaise mazoutée par BP

    RépondreSupprimer
  40. OK, il n'a pas un poil de sens de l'humour.
    Et je sais qu'il est perse. Ceux qui ne le savent pas c'est tous ceux qui le regardent, tous les jours, comme un bronzé.

    Ca me rappelle un jour au Maroc, un chauffeur de taxi berbère qui me dit, très sérieusement : "vous savez, nous les berbères, on est comme les français, on n'aime pas les arabes ..."

    Je n'ai pas voulu le détromper et lui dire que pour le con français moyen, arabe, berbère ou perse, tout ça, c'est du bougnoule ...

    RépondreSupprimer
  41. C'est Maurice Blanchot qui a fréquenté l'AF dans sa jeunesse, et non Maurice Blanchard, l'auteur des Barricades mystérieuses.

    RépondreSupprimer
  42. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  43. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  44. J'étais dans le wagon avec Lapaque et je peux témoigner que l'intervention de Sébastien était avant tout burlesque et que la majorité des présents, éditeurs, journalistes et romanciers, était pliée en deux. Seuls Reza et sa bande tirait la gueule, peunots de s'être fait gronder pour avoir fimé en douce. Cela m'a rappelé une fête de l'Huma ou Fajardie avait récupéré une pellicule du SO de la CGT qui avait photographié Lapaque de trop prêt...

    RépondreSupprimer
  45. Jérôme B, si tu es celui que je pense merci de ton témoignage et de ton article sur l'atlantide où tu sais.
    Pour la fête de l'huma, Lapaque s'était surtout permis de manière joyeuse, arrosée, mais suicidaire, de reprocher d'un peu trop prèt à Robert Hue la dérive sociétaliste du parti à l'éopque. Il n'était pas forcément dans son rôle, sur ce coup là mais l'intention était la bonne. Il est comme ça, Sébastien, il aime les femmes en jupes, les curés en soutane, les miliraires en uniformes, les libertaires avec des cocktails molotov et le PCF marchaisien. On ne va pas lui reprocher son goût pour la clarté tout de même.

    RépondreSupprimer
  46. Voici résumé mon sentiment à l'occasion d'un post sur Causeur.
    Mouais. C’est marrant ces prises de position. Je me la jouerais bien relativiste sur ce coup, aussi cons les uns que les autres. Quoique le côté délation par vidéo ineterposée, hum. Enfin bon aussi, l’autre qui se prend pour Blondin, il faudrait peut-être lui signaler qu’il était plus dans le style fin de mariage de Gisèle à Maubeuges. Et puis de toute façon, je préfére l’héro.

    RépondreSupprimer
  47. Moi aussi je préfère les héros.

    RépondreSupprimer
  48. Décidément, ici ou ailleurs, on est sacrément susceptible et réactif. Quand je conseille (entre guillemets) à Reza d'aller voir ce qui se passe en Iran (ou ailleurs), c'est parce qu'il y emploierait mieux son talent que dans cette misérable affaire. Le déformer sciemment en "qu'il retourne dans son pays" me semble d'une singulière mauvaise foi et pour tout dire, assez moche.
    Bonsoir à tous.
    Nadia

    RépondreSupprimer
  49. Le savant idiot31 mai 2010 01:41

    Ne vous inquiétez pas Nadia, presque tout le monde l'avait compris dans le sens où vous l'entendiez. Joël, un bisou à Nadia, allez!

    RépondreSupprimer
  50. Savant idot,
    Joël, un bisou à Nadia, allez!
    Moi, je fais des bisous à qui en veut - d'autant plus que, Nadia le sait, quand j'ai envie de mettre en cause quelqu'un, je nomme et je cite. Je m'inquiétais juste, même pas tout seul, du ton que semblait prendre un peu trop aisément l'ensemble de la discussion. Après, mon dieu, ce sont les aléas de la discussion publique écrite asynchrone ...

    RépondreSupprimer
  51. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  52. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  53. Synchronisons, combinons, mettons en synergie, il en restera toujours quelque chose. Bises... à qui veut, somme toute. Au savant sage par exemple.

    RépondreSupprimer
  54. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

    RépondreSupprimer
  55. Anonyme, quand des mois après, on vient diffamer et ragoter comme tu le fais sur trois commentaires, et encore même pas sur les faits en question, on a le courage de dire qui on est. D'après ce que tu dis tu es probablement versaillais. Tu mérites bien de cet adjectif et pas seulement parce que tu habites la ville en question: va mourir.

    RépondreSupprimer

ouverture du feu en position défavorable