lundi 10 mai 2010

"...et je savais pour quoi désormais le décor était planté"



"14 juillet 2006
C'était dans les premières années de mes relations avec Julien Gracq. Nous nous promenions dans le parc. Je lui demandai naïvement comment interpréter cette  phrase finale du Rivage des Syrtes: "Et je savais maintenant pourquoi le décor était planté": énigme suprême d'un livre énigmatique en son entier.
Il répéta la phrase après moi, prit un air lointain. Fit un geste évasif, et ne me répondit pas."

Jean de Malestroit, Julien Gracq, quarante ans d'amitié, 1967-2007 (Pascal Galodé éditeurs)