jeudi 29 avril 2010

De Gaulle et les Nains Rauques

(Non, ce n'est pas un groupe de touiste, élasse!)
Si par une malchance existentielle ou une aberration génétique on avait été de droite, on aurait été gaulliste. Gaulliste auldscoule, en fait, époque Londres et Bir Hakeim. A faire le coup de feu contre des affreux dans le désert entre des anciens des Brigades Internationales, des étudiants royalistes et des aventuriers juifs. Je m'avise soudain que ce n'est pas être de droite, ça, de toute façon. Réac, peut-être mais pas de droite.
Enfin tout ça pour dire que lorsque les Inrocks piaulent au complot caralbrunesque parce qu'on leur interdit de faire jouer leur variétoche néobourgeoise un 18 juin, sur l'esplanade du Louvre, nous ça nous fait bien rigoler. Et on les allume sur Causeur avec un vrai plaisir.

A propos de De Gaulle sinon, on rend compte dans Valeurs Actuelles de cette semaine du dernier roman de notre ami Benoît Duteurtre, qui est un héritier de Marcel Aymé et d'Orwell. 
Encore un réac, quoi. De gauche. 




20 commentaires:

  1. bonjour jérome ton article sur causeur, du feu de dieu, excelent, grandiose,

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  2. Si par une malchance existentielle ou une aberration génétique on avait lu les inrocks au moins une fois dans notre vie, c'est sûr on n'aurait pas aimé. Ni la musique dont ils parlent, ni le ton branchouilleux-pédant.
    C'est drôle, normalement Carla Bruni, c'est plutôt leur came, non ?

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  3. Cher Monsieur, je suis très honoré d'avoir été lu par vous ! Me pardonnerez-vous ma cuistrerie ? Cette opération de cuistrerie organisée qu'est mon blog ?... Mais par amour pour l'art, à quelles passions ne cède-t-on pas...

    Content de voir que vous défendez ce roman de Duteurtre.

    C'est précisément la relecture, il y a deux ou trois semaines, d'un article de Benoît Duteurtre paru dans L'Atelier du roman en 1998, sur Les Particules élémentaires et sur Monnaie bleue, qui m'a conduit à vous. En lisant l'éloge de votre roman fait par Duteurtre dans ce numéro, je me suis reproché de ne pas avoir acheté Monnaie bleue à l'époque. En tout cas, ayant retenu votre nom, je suis tombé peu après, chez mon libraire, sur Physiologie des lunettes noires. J'ai lu avec beaucoup de jubilation ce livre très libre, j'ai frémi d'aise à chaque page de la biographie (rêvée) de Raymond Bankerstein.

    Malgré un chipotage grammatical que je fais dans un autre billet à son sujet, j'ai beaucoup aimé aussi La grande môme, votre dernier roman jeunesse, lu la semaine dernière. Il a de grandes qualités narratives et stylistiques et c'est un roman jeunesse qui fait enfin preuve d'originalité. La façon dont vous faites entrer le lecteur dans l'histoire (et dans l'Histoire), par élargissement progressif du champ de vision et par très fines touches, est magistrale. Tout au plus ai-je regretté que le personnage de l'inspecteur D. n'ait pas été rendu juste un peu plus humain, pour renforcer le caractère tragique du subtil dispositif narratif que vous avez mis en place... (Si vous avez lu mon commentaire d'Unforgiven, vous connaissez mes marottes !)

    Encore merci d'être venu sur les rives de ma grammaire.

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  4. Tout comme jean de la lune, même si je lis assez souvent le journal concerné (dont on sauvera les numéros avec CD, utiles).
    Keep on Dancin'!

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  5. « Malchance existentielle ou aberration génétique »… Cette incertitude me conduit à croire que vous ne savez pas de quoi vous parlez mon cher Jérôme.
    Pour un gaulliste, l’incertitude n’est plus de mise face au communisme car la messe a déjà été dite :
    Il ne semble pas que les uns aient pensé le bouddhisme, les autres, le communisme: ils ont attrapé le bouddhisme, le communisme, le nationalisme, comme ils auraient attrapé le paludisme.
    (André Malraux).

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  6. Joyeusement méchant malgré quelques "erreurs": les Inrocks n'ont jamais supporté Bénabar mais plutôt Carla...
    Qu'ils parlent du sociétal pourquoi pas? Je vous rejoins quand ce discours devient, à travers leur plume, que le seul et unique possible...
    On ne peut pas vous reprocher votre mauvaise foi à l'égard des Inrocks...tellement eux-mêmes en ont fait leur "marque de fabrique".
    Ceci dit, on peut détester le rap pour des raisons toutes simples: parce que ça gonfle musicalement. Tout bêtement...

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  7. Joie, joie, joie, pleurs de joie à la lecture de votre article sur les inrocks.

    Quelle émotion de lire ce que je n'arrivais pas à penser jusqu'au bout ... Tout au plus en avais-je l'intuition : la manie des inrocks de voir dans toute scène de cul, l'expression la plus aboutie de la psychanalyse m'a toujours paru extrêmement suspecte.

    Camarade Tovaritch, Leroy des rois, Jérôme des j'ai rhum, je m'aplatis.

    Quand vous arriverez à la tête de la Révolution prolétarienne, nommez moi ministre de la culture : ne vous inquiétez pas, je reste 2 jours et je démissionne, juste le temps de virer 2 mots du dico : sociétal et improbable !

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  8. A propos de Marcel Aymé, avais-je dit au maître de ces lieux que j'avais un aïeul en commun avec l'auteur de la jument verte ?
    Certes, cela remonte à Richelieu mais c'est tout de même un signe, non ?

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  9. Tétrapiloctomeur
    Il était pas vraiment gaulliste, Aymé

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  10. David, pourquoi à te lire, finalement, ce que tu me dis ne m'étonne pas.
    Anonyme: c'est juste. Mais ils appartiennent tous les deux, y compris dans leurs oppositions, à ce qu'il y avait de meilleur dans le monde d'avant. D'ailleurs, l'antigaullisme de Marcel Aymé est surtout dû à l'Epuration, Aymé supportant mal que l'on fusille des écrivains en guise de victimes expiatoires aux saloperies de la collaboration économique de la bourgeoisie.
    Pour le reste, et malgré eux, ils ont bien la même "certaine idée de la France".

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  11. Singe vert: en même temps, je me demande (autocritique) si une dénonciation des inrocks n'est pas en elle-même de l'ordre du sociétal improbable :)

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  12. Ok, ok, ok, on laisse ces mots dans le dico.
    Mais il n'y a que vous qui aurez le droit de les utiliser.

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  13. Tétrapiloctomeur
    Certes, certes, dommage qu'Aymé ne soit plus là pour se moquer de cette époque grotesque.

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  14. De toute façon, à partir d'un certain degré, on descend tous d'une pute et d'un roi de France.

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  15. Hé bien justement, à propos de roi de France, je ne vois pas trop le rapport entre De Gaulle et le palais du Louvre. Sauf à se remémorer les piques des piliers du Canard enchaîné de l'époque, Moisan ou André Ribaud (cf La Cour), évidemment. Mais qui s'en rappelle ?
    Quant aux colonnes de Buren, c'est plutôt au Palais-Royal.

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  16. « Malgré un chipotage grammatical que je fais dans un autre billet à son sujet »... Chipotage grammatical qui n'avait même pas lieu d'être, du reste. Je m'en aperçois bien tardivement. Mes excuses. C'est corrigé.

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  17. Oui, quelque chose me chiffonnait, aussi, sans que je sache bien quoi… Du coup, la critique devient un éloge, sur votre billet. Mais ce "Par contre" n'est-il pas rejeté par les bons grammairiens, qui lui préfèrent "En revanche" ? (je pose la question de bonne foi).
    Quant à Annie Ernaux, on peut supposer l'ellipse de "un auteur", non ? Dirait-on, parlant de plusieurs femmes-écrivains, qu'on les a découvertES ? Quelque chose cloche, là aussi, à mon sens.

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  18. C'est bien un éloge que mérite La Grande môme, et je suis le premier à me réjouir qu'un détail que j'avais bêtement pris pour une faute n'en soit pas une !
    L'adverbe "Par contre" est défendu par André Gide, qui le juge plus neutre qu'"en revanche" ("par contre" : pure expression de l'opposition ; "en revanche" marque une préférence). Mais j'aurais pu écrire "en revanche" dans mon billet.
    Quant à Annie Ernaux, il me semble qu'elle peut très bien être DÉCOUVERTE par un lecteur qui la lit pour la première fois, oui. Je ne vois pas le problème. Mais c'est précisément ce qui me frappe dans cette disparition des accords : les locuteurs ne les sentent plus. Les accords se sont mis à heurter, ils font trop entendre le genre, voire le sexe. Par contre, les femmes se mettent à faire des accords inédits (interdits par la grammaire), comme par exemple : Je me suis faite draguer par un tas d'imbéciles hier soir... Alors que le participe fait, dans le semi-auxiliaire "se faire" + infinitif, a été décrété invariable en toute circonstance. Merci de m'avoir lu jusqu'ici.

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  19. Forator, vous êtes désormais bloguerollé ici et, de facto, promu ministre de la Grammaire dans la Zone Chaviste Libérée de Feu sur le Quartier Général! Soyez sans pité. Elle régit même les rois, de toute manière.

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  20. Pas de quoi, Forator, et je prends acte pour "par contre". En revanche (hum), permettez-moi d'insister pour Annie Ernaux : je laisserais par exemple tout loisir à son amant de prétendre qu'il l'a découverte la veille durant son sommeil, car il mentionnerait là la femme en tant que telle. Tandis que dans la phrase que vous citez, c'est l'écrivain, l'auteur, que l'on découvre, non pas la femme. Mais bon, ce qui me chiffonne est d'ordre intuitif, un peu comme ce qui régit l'accord du participe passé du verbe pronominal lorsqu'une femme dit :
    Je me suis lavée et
    Je me suis lavé les mains.
    Bien qu'il n'y ait pas, dans le cas qui nous occupe, de règle pour asseoir ma perplexité, je sais.
    Au plaisir de vous lire, en tout cas.

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ouverture du feu en position défavorable