Bien sûr, c'était une très jolie chambre, avec du bois naturel un peu partout et une vue imprenable sur le lac gelé, à Zell am See.
Mais quand on m'a donné la clef, tous les amis de Winston Smith comprendront la très légère paranoïa qui s'est emparée de votre serviteur.
J'ai regardé le lac en buvant une bière, l'air faussement calme, à essayer de repérer les caméras de surveillance et m'attendant, d'un moment à l'autre, à ce que la porte s'ouvre dans mon dos et laisse entrer O'Brien:
-On a mis le temps, camarade, mais on n'a fini par t'avoir.
Je la vois d'ici votre salle 101 : vous y corrigez les épreuves du prochain Mary Higgins Clark tout en buvant du bordeaux parkerisé dans un gobelet en plastique (qui fuit) ; fixés au plafond, des hauts-parleurs diffusent du Céline Dion en alternance avec du rock industriel.
RépondreSupprimerEn moins d'une heure vous êtes prêt à admettre que 2 et 2 font 5.
Il ne s'appelait quand même pas "le ministère de l'amour" votre hôtel en bois naturel ? Si ? Je vous ai connu plus méfiant.
RépondreSupprimerDocteur, ou vous êtes un psychologue hors pair, ou vous travailliez à la police de la pensée, ou les deux.
RépondreSupprimerJe vais me faire un coquetèle cognac Delamain XO-codéïne-vicodine-benzos (histoire de faire parler Court sur Pattes) pour me remettre et boire à la santé de Julia
J'ai rien compris!...moi je lis le dernier Margerin, excellent, et ça cause pas de chambre d'hôtel et de camarade qu'on retrouve pour y faire du bobo! T'en lis des drôles de trucs toi, chuis sûr qu'y'a même pas d'image tiens, pft!
RépondreSupprimerBon, min Babouse d'amour, fais pas ton babache que ti n'auro rin lu ach'teure alors qu'ta un biau tas de livres din ta case. Là, on cause de 1984 de George Orwell. Si tu conno nin, tu peu toudi lire eul livre, ou encore mieux, raviser eul film.
RépondreSupprimerMantchuuuu, 1984 té parles, j'l'ai lu plusieurs fois, eul dernière j'devos avoér 20 ans fiu! A c't'heure , trêf' eud boubourseries, j'lis l'dernier Tim Powers et cha m'a l'air fin ben dé ( il avôt écrit "ches voies d'Anubis" en 83 ch'garchon)!
RépondreSupprimerBin dans 1984 quand ti te ret'rouve farcé par la paulice eud'la pensée, y t'amènent dans une drôle de pièce, la 101, où y vont te faire subir ce que tu as toujours redouté dans tes pires cauchemars, genre un monde sans bière, ou sans papier canson. Ti vos l'brin ti? L'HORREUR
RépondreSupprimermantchuuuuuu! a rin d'histoire ti!
RépondreSupprimerDans les films de Truffaut, c'est toujours la chambre 813, nettement plus avenante.
RépondreSupprimerAu fait, Jérôme, vous nous avez dit tout le mal que vous pensez des patois, mais… et le ch'ti ?
RépondreSupprimerComme vous le savez, George, il s'agit d'un patois pour pédophiles consanguins alcooliques. C'est pour cela que Babouse et moi (enfin surtout Babouse) y excellons.
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