dimanche 14 février 2010

Un imbécile acronymique

Si l'on avait eu besoin d'une preuve de l'imbécillité au sens pathologique du terme d'un certain blogueur qui se réclame du trotskisme (l'inverse n'étant décidément plus certain), il faudrait se reporter à un de ses récents billets qui, quand ils n'insultent pas en trainant le contradicteur dans le reflet inversé de ses propres névroses d'échec, sexuelles, affectives, politiques et intellectuelles, montrent les tragiques limites d'une intelligence incapable de recul conceptuel, perdue dans le présent perpétuel. 
Ainsi, cette triste tête de mort alopécique titre un de ses billets La Réalité (rien que ça) en montrant un de ces vidéogrammmes prédigérés de iouitioube ou de délimaucheune, qu'importe. Ce sinistre, ce  noeud, ce cyberautiste confond donc la réalité et l'image que veut bien en donner un quelconque prestataire de service capitaliste. Il ne le fait pas, ce crétin de la ville rose, pour distraire son public, non, il le fait pour prouver quelque chose. 
Cet inquiétant abruti aura au moins une utilité. Il fera un excellent personnage de roman, quand il faudra s'amuser, pour ne pas pleurer, de ce que fut cette époque et de la profondeur des agents de sa pseudo contestation.
Nous renverrons cette brute, sans avoir trop d'espoir qu'elle le comprenne, car c'est écrit en Français et sans onomatopées, à cet admirable texte d'un des grands amants du négatif du siècle dernier:

"Là où le monde réel se change en simples images, les simples images deviennent des êtres réels, et les motivations efficientes d’un comportement hypnotique. Le spectacle, comme tendance à faire voir par différentes médiations spécialisées le monde qui n’est plus directement saisissable, trouve normalement dans la vue le sens humain privilégié qui fut à d’autres époques le toucher ; le sens le plus abstrait, et le plus mystifiable, correspond à l’abstraction généralisée de la société actuelle."

ou si cet embrouillé foulardophile préfère, plus simplement:

"Les images existantes ne prouvent que les mensonges existants"