lundi 31 août 2009

Bientôt la rentrée des classes...


...mais le nouveau maître, il est trop sympa. Il explique bien. Il dit qu'on va botter le cul à tous les capitalistes et que demain la révolution bolivarienne sera planétaire.

dimanche 30 août 2009

Les épreuves...


...sont décidément bien nommées.
Le courrier vous rattrape toujours. Il faudrait faire comme Laura. Laura Dekker. Enfin, comme elle aurait aimé faire. Parce que pour l'instant, Laura, elle comme nous. En rade.

samedi 29 août 2009

La jeune fille et la mer


Alors que le monde postchoc se meurt dans la grisaille techno-marchande, des vivantes ont encore des désirs de vivante.
Laura Dekker, 13 ans, fait désormais partie, pour reprendre les termes de Jean-Patrick Manchette à la fin de Fatale, " des femmes voluptueuses et philosophes", celles que ce blogue se fait un honneur de célébrer.
Evidemment, on veut faire payer très cher à Laura Dekker de préférer la mer à la mort. On vous raconte cette affaire à suivre dans une brève sur Causeur.

vendredi 28 août 2009

Pourquoi je ne suis pas un communiste parti

On l'explique sur Causeur.
Renforts bienvenus même si je sais nombre de mes lecteurs plus noirs que rouges.
Mais demain, j'ai 45 ans. Et il faut aider les vieilles personnes.

C'était un temps béni, nous étions sur les plages...


Il semblerait, dans la passionnante discussion à propos du Pont Mirabeau chez notre ami bibliomane subversif, qu'on ait oublié que la poésie est d'abord faite pour être dite. Et que les ambiguïtés grammaticales, notamment celle sur "coule(nt)" se résolvent d'elles-mêmes par la voix. Dans son grain même, elle fait fusionner miraculeusement les interprétations contradictoires qui deviennent, de fait, coalescentes, comme on l'entend ici.
Au demeurant, je connais peu de documents sonores plus poignants que celui-ci.

jeudi 27 août 2009

Badiou on the beach and Revolution in autumn (4)


Nous sommes communistes, nous gagnerons donc à la fin. Le temps est de notre côté. En attendant, profitons des plages abandonnées comme Brigitte Bardot et déclarons avec Alain Badiou:

"Le motif d'une émancipation de l'humanité n'a rien perdu de sa puissance. Le mot "communisme", qui a longtemps nommé cette puissance, a certes été avili et prostitué. Mais aujourd'hui, sa disparition ne sert que les tenants de l'ordre, que les acteurs fébriles du film catastrophe. Nous allons le ressusciter, dans sa neuve clarté."
Alain Badiou, L'hypothèse communiste

samedi 22 août 2009

Aucune raison de rentrer dans l'immédiat.




Finalement, aucune raison de rentrer dans l'immédiat. Le soleil du matin fait un losange lumineux sur le bois du lit, dans la grande chambre encore obscure et fraîche. Nous sommes loin, libres, inquiets, heureux, attentifs, au coeur vivant du vieux pays.
Allen, Allen!
Le journal régional, plutôt bien fait, suffit à nous renseigner sur l'infamie du réel. Il faut aller le chercher à cinq ou six kilomètres. Nous vieillissons, mais nous vieillissons dans un bonheur aimablement tragique.
La fin approche. La nôtre, celle du monde, allez savoir.
La vue est magnifique. Il faut quelques jours pour s'aviser que c'est l'absence de toute contruction humaine qui la rend encore plus émouvante.
Deux lignes de collines, des prairies, des forêts pour maquisards FTP et le souvenir d'un vers de ce cher Guillaume: "Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir."
Ou alors une des dernières phrases écrites par Hemingway, quelques jours avant son suicide, en réponse à la lettre d'un petit garçon: "La campagne est si belle par ici."
Nous citons de mémoire. Nos bibliothèques sont loin.
Nous pourrions tenter notre chance plus au sud, où les coeurs purs créent un peu partout des utopies concrètes qui ont l'air heureuses, quand elles ne sont pas raflées par l'antiterrorisme des temps terminaux.
Mais nous sommes des hommes du monde d'avant, trop vieux pour ces vies nouvelles, inutiles avec nos nostalgies, nos concessions, nos lâchetés. Nous les gênerions.
Décidément, aucune raison de rentrer dans l'immédiat. La campagne est si belle par ici.

dimanche 16 août 2009

En revenant de la plage...

...peu fréquentée (le seul endroit où l'honnête homme se sente bien avec le bistrot qui fait saucisse-lentilles en plat du jour le mardi et sert du Morgon de chez Lapierre), nous apprenons par les gazettes une charmante nouvelle. Des aillephaunes exploseraient aléatoirement un peu partout, essorillant douloureusement de jeunes cons et de jeunes connes joyeusement asservis au temps aliéné du Marché Total. Il paraîtrait même que des aillepaudes font de même, brûlant plus ou moins gravement au visage et aux mains des pré-ados cyberautistes. Bénissons le complot luddite ou simplement le stade ultime de la pourriture des techno-marchandises assemblée par des chinois sous-payés. Si l'on nous annonçait, de surcroît, que les réseaux sociaux (on ne rit pas, au fond, ça s'appelle vraiment comme ça) genre touitère ou fècebouque filent la chtouille ou même la grippe A, notre bonheur serait total.

Pour illustrer tout cela, un excellent scopitone de notre ami Frank Alamo qui, non content d'être garagiste pour voitures de collection, fut aussi un grand disciple d'Orwell, prophète du fascisme numérique, comme nous le montre cette jolie chanson codée des années souassantes.

vendredi 14 août 2009

Cyclothymie


En même temps
A part les livres et les marées
Qu'est-ce qui console cher camarade
Une révolution Tu crois vraiment

Tu as vu la gueule des contemporains

Les femmes alors

Les femmes

C'est comme les révolutions
On jouit à mort en renversant l'ordre ancien sur
Un lit défait

Un lit d'amant

Puis ça finit toujours par s'incarner dans l'appareil d'état

Et

Ca se transforme en démocratie bourgeoise

Quand ce n'est pas en dictature

Allez tu auras beau faire tu as le meilleur là

Les livres et les marées

Les livres et les marées.



JL 08/09

Badiou on the beach and Revolution in autumn (3)


aux travailleurs de Molex

"...et contre toute vraisemblance, contre toutes les lois de la nature, et contre toutes les lois de l'Histoire, suivre le chemin tortueux qui mène à ce que n'importe qui soit l'égal de tous. Non seulement dans le droit mais dans la vérité matérielle."

Alain Badiou, L'hypothèse communiste

jeudi 13 août 2009

Sauter les descriptions, 25


Quand il eut quinze ans, son personnage préféré fut d’Artagnan. Vingt, Fabrice Del Dongo ; trente, Swann ; quarante, Bardamu ; quarante cinq, Winston Smith. L’année de sa mort, il voulut relire Dumas parce qu’il sentit bien que quelque chose clochait. Il retrouva, chez un bouquiniste de la Vieille Bourse, l’édition du Livre de Poche. Celle de de soixante ou soixante et un, préfacée par Nimier. Fraîche à n’y pas croire. Pas de cassure sur la tranche. Couleurs à peine passées. Pour un achevé d’imprimer sous les premiers temps de la cinquième république et la fin de l’Algérie française, ce fut un vrai coup de chance. Sur le moment, cela lui fit un bien fou. Heureux présage, pensée magique, retour vers le futur et tout le toutim. Nimier sur Dumas, le souffle allait revenir. C’était certain.
Il n’eut que le temps de relire la préface pourtant, parce que les choses se précipitèrent. Se précipitèrent singulièrement.

mercredi 12 août 2009

Informations diverses




. Notre ami Serge Quadruppani donne un excellent reportage dans Siné-Hebdo sur le Limousin et la Dordogne, sur Tarnac et l'efflorescence de communautés qui pratiquent l'utopie concrète dans la région. Et tenez-vous bien aux branches, il attribue la tolérance et la sympathie des locaux à la vieille tradition rurale du PCF et il cite le nom du camarade Guingouin, préfet du maquis, un de nos héros personnels qui certes fut un peu en délicatesse avec le Parti après la guerre. Je te prépare un formulaire d'adhésion avant la Fête de l'Huma, Serge?

. Notre ami Serge Quadruppani, encore lui, donne deux articles remarquables dans le Magazine Littéraire spécial polar de l'été. Un sur le Giallo, spécialité noire italienne, genre tagliatelle à l'encre de seiche et un sur Manchette. Les deux sont excellents mais celui sur Manchette et l'amitié qu'il entretint avec lui ainsi que les rapports de l'auteur de Fatale avec l'Internationale Situationniste et Debord est à la fois documenté, intelligent et sensible. Quadruppani, quoi...

.Il a été question, dans la revue Encres Vagabondes, dans un article assez fouillé, de notre roman En Harmonie.

.Thierry Marignac publie actuellement sur son blogue des textes très beaux, extraits d'un work in progress plus que prometteur. Ce coeur d'or au tempérament de chien et à la fierté de loup blessé atrabilaire a entre outre traduit comme un seigneur le dernier Ken Bruen, Cauchemar américain (Série Noire) que nous sommes en train de lire. Bruen/Marignac, en même temps, quand on connaît les deux et qu'on y pense, c'était évident, non?

. Nous ne mettons pas de liens, c'est les vacances, on a la flemme. Et puis le mot lien nous angoisse sauf en ce qui concerne les rapports sado-masochistes.


Rouge, c'est la vie


L'article sur la mort de Thierry Jonquet, cossigné avec notre camarade Marc Cohen est en ligne sur Causeur.

lundi 10 août 2009

Jonquet rattrapé par le Moloch.


Thierry Jonquet est mort.
C'était un des grands noms du noir français.
Il avait eu l'honneur d'être le numéro 2000 de la Série Noire pour
La Bête et la Belle.
Ses derniers livres avaient fait l'objet de polémiques assez crapoteuses: on l'avait en effet accusé de racisme (aujourd'hui, avec pédophile ou antisémite, c'est l'excommunication illico presto) notamment pour
Jours Tranquilles à Belleville ou Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte.
Il avait eu le tort dans ce roman d'une étonnante ampleur de décrire l'implosion des haines communautaristes dans les banlieues. Il faisait simplement le boulot d'un auteur de roman noir: rendre compte. Quitte à emmerder une certaine gauche bobo-sociétalo-angélique qui adore la mixité sociale. Pour les autres.

On prépare un hommage sur Causeur.


Histoire d'un lecteur qui aimait les surfeuses.


-Je viens de faire un papier sur Causeur.
-Tu ne vois pas que je bronze?
-Et puis une brève sur Chavez aussi.
-Laisse moi tranquille ou viens te baigner. Je ne veux plus entendre parler du monde.
-Mais là, c'est surtout un article sur la lecture, tu vois...
-Je te connais, va: même quand tu parles de littérature, tu cherches la cogne. Viens plutôt me passer du monoï. Ca t'évitera tes idées stupides de rentrée. Tu veux vraiment retourner dans l'enfer de la société techno-marchande?
-Non, mais, il faut croûter tout de même...
-T'occupe. J'ai acheté des daurades. Tu peux les faire au barbecue. Et puis dis, voilà où ça mène quand on veut faire l'artiste...

dimanche 9 août 2009

Le héros, le dandy et le fumier.

Francis Jeanson est mort. C'était le fondateur d'un réseau d'aide au FLN, les célèbres porteurs de valise. Il avait risqué sa peau pour sauver l'honneur d'un pays qui se perdait de vue avec les D.O.P de l'armée française.

Willy DeVille est mort. On tenait Victory Mixture pour un chef d'oeuvre de dandysme r'n'b soul On se souvient comme hier de la fille qui nous avait offert l'album.

Mais comme les dieux grecs savent aussi ce qu'il font, une belle ordure a tiré sa révérence cette semaine. Histoire de maintenir l'équilibre. On en parle sur Causeur.

Sauter les descriptions, 24


Ce soir-là, JMR. et lui burent excessivement, comme à chaque fois qu’ils se virent de leur vivant, c’est à dire assez peu souvent au bout du compte. Ils habitaient pourtant dans la même ville et ne comptaient que peu d’amis. Mais les forces de la Séparation sont décidément hargneuses, rancunières et efficaces, comme la police. A moins que ce ne fût à cause de la « depressione larvata » , la dépression cachée, dont ils souffrirent toute leur vie et qu’ils soignèrent mal, moitié parce qu’elle fut cachée, cette dépression, précisément, et moitié parce qu’ils estimèrent, à tort ou à raison, que cet état dysharmonique avec le monde tel qu’il n’allait pas, était finalement plutôt normal pour des hommes qui lisaient la presse avec une assiduité hégélienne, avaient eu vingt ans en 1984 et savaient de manière désespérément précise à quoi rêvaient les jeunes filles de leur temps.
Lui apprit d’ailleurs un jour, en lisant un journal justement, qu’un des spécialistes de cette maladie était Radovan Karadzic. Radovan Karadzic fut le chef des Serbes de Bosnie et servit, pendant une assez courte unité de temps au début des années quatre vingt dix du siècle dernier, de monstre officiel du système techno-marchand avant que Ben Laden ne prît sa succession médiatique. Finalement qu’un psychiatre, poète à ses heures et massacreur si manifestement mélancolique fût atteint de ce mal, car on n’étudie que ce qui nous touche, ne le surprit qu’à moitié.
-Tu reprends un Bushmills ou on passe au bourgueil ? demanda-t-il à JMR.
La nuit tomba sur le Beffroi. L’été se termina et ce soir-là l’équipe de foutebaule de leur ville joua comme chaque année ou presque un match de l’Intertoto qui est une manière d’oral de rattrapage du baccalauréat pour les équipes prétendant disputer des compétitions européennes. Un oral de rattrapage du baccalauréat ou mieux, une liste complémentaire de reçus à une grande école pensèrent JMR et lui chacun de leur côté car ils connurent jadis, et dans des spécialités différentes, ce genre de déception ironique. Vingt ans en 1984, eh oui.
Ils auraient pu aller voir le match au bistrot sur un grand écran plat et côtoyer d’autres hommes seuls qui faisaient leur métier d’hommes seuls en parlant de sujets d’hommes seuls : les femmes, les capacités douteuses de l’arbitre, voire ses probables pratiques sodomites, l’argent, les automobiles, les seins de la serveuse.
Ils préférèrent ne pas et voilà pourquoi JMR.et lui furent dans son appartement à tutoyer l’Eire et la Loire, à regarder l’équipe de la ville se faire malmener dans un stade balte ou scandinave sous la lumière boréale du soleil de minuit et surtout, par éclats, à entrevoir dans les tribunes de grandes filles blondes et rieuses qui ressemblaient à des amours perdues, malgré les tatouages provisoires et patriotiques sur leurs joues, pleines comme une jeunesse que JMR.et lui auraient bien voulu rejouer.
Avec une meilleure défense, si possible.

vendredi 7 août 2009

Jamais on ne lâchera l'égérie française!



Bien sûr, nous pourrions essayer de jouer le jeu, de faire comme si le monde postchoc qui est le nôtre n'était pas ce cauchemar totalitaire préapocalyptique où dans cinq ans, on se tiendra au courant de nos agonies respectives en moins de cent quarante signes grâce à touitteur. Nous pourrions.
Et puis on entend ça, par hasard. Et on ne peut plus. Faire comme si.
Alors on danse un dernier slau avec Anna Karina, et puis on essaie de retrouver où peut bien être cette foutue caisse de Sten en pièces détachées.

La chaise éclectique, 2



Bernard Delvaille, Journal (1944-1962)

Antoine Bello, Les falsificateurs,

Emmanuel Carrère, D'autres vies que la mienne

Tanguy Viel, Insoupçonnable,

Eric Neuhoff, Un bien fou

Chuck Pahlaniuk, Peste

William Christopher Baer, Embrasse moi Judas!

PMO, Terreur et possession, enquête sur les populations à l'ere technologique


Comme pour la précédente chaise éclectique, les livres indiqués ont été lus tout ou en partie, ce qui ne signifie pas nécessairement qu'ils aient été tous goûtés. Les citations de certains auteurs, qui ne manqueront pas d'être utilisées dans de futurs billets diront assez par là-même leur utilité, leur poésie ou leur génie, ce qui revient souvent au même. En revanche, l'absence de citations à venir pour un livre pourtant mentionné ici pourrait bien signaler son innocuité ou sa vacuité, même aimables au demeurant.

jeudi 6 août 2009

T'as voulu faire l'artiste?


-Tu m'écoutes?
-Non, je dors...
-Il faudrait rentrer tout de même...Se baigner et danser le touiste en espadrilles, ça nourrit pas son homme.
-Moi, je suis bien, ici. Je dors et je me dore. Je ne suis pas une compliquée, camarade.
-Il faut voir du monde, tout de même...
- Pourquoi, tu sors un livre en septembre?
-Non, mais...
-Mais quoi? On n'est pas bien ici?
-J'ai connu mieux comme standinge...
-Monsieur a voulu faire l'artiste et bien voilà où ça mène de faire l'artiste. Bon, laisse-moi roupiller maintenant.
-En même temps, on m'a invité à la Fête de l'Huma... Faut que j'y sois tout de même.
-C'est quand?
-Les 11, 12 et 13 septembre.
-Eh bien, ça nous laisse du temps. Déjà qu'on a changé de Sud pour que tu retrouves une zone azerty, tu pourrais la jouer plus coule.
-Dis...
-Quoi encore?
-On va se baigner?
-Je peux pas, mon maillot sèche. Allez, dors...

mercredi 5 août 2009

LES TRAITER COMME DES KOULAKS...


...jusque au dernier. Car ils sont les koulaks de l'économie spectaculaire marchande. Et les éliminer en tant que classe. Ou, si vous préférez, aller les finir jusque dans les chiottes.
Les traideurs de BNP-PARIBAS ont vu leur direction provisionner 1 000 000 000 d'euros (un milliard) pour les boni de fin d'année. Les ouvriers de New-Fabris ont dû menacer de faire sauter leur usine pour arracher 12 000 euros de prime de licenciement.

mardi 4 août 2009

Caviar noir et retour de la mélancolie virile


« Je lis le journal tous les matins. La plupart du temps je suppose que c’est juste pour essayer de comprendre ce qui est en route et pourrait nous arriver jusqu’ici. C’est pas que j’ai tellement réussi à barrer la route à quoi que ce soit. Ca devient de plus en plus dur. »

« J’ai pensé à ma famille et à lui là-bas dans son fauteuil roulant dans cette vieille maison et je me suis dit que ce pays avait une assez curieuse histoire et terriblement sanglante en plus. Partout où on veut bien regarder. Je pourrais balayer ces idées-là du revers de la main et en sourire mais elles me viennent quand même. Je ne m’excuse plus pour ma façon de penser. Plus maintenant. »

Cormac Mc Carthy, Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme.

Badiou on the beach and Revolution in autumn (2)


C'est la nuit du 4 août, celle de l' abolition des privilèges et il serait temps, 220 ans après de terminer le boulot. Vite. A l'automne, par exemple.

"Si une politique d'émancipation nouvelle est possible, elle sera un bouleversement des classifications sociales, elle ne consistera pas à organiser chacun à sa place, elle organisera au contraire des déplacements, matériels et mentaux, foudroyants(1). (...) Au sens général, c'est ce que recouvre le beau mot de communisme, société égalitaire, société qui par son propre mouvement abat les murs et les séparations, société de la polyvalence et des trajets variables, dans le travail comme dans la vie."

Alain Badiou, L'hypothèse communiste


(1)c'est nous qui soulignons



dimanche 2 août 2009

Allo, mademoiselle, Maillot 38 37, je vous appelle, c'est un carnage!


On tue beaucoup a France Telecom. Le 14 juillet, Michel D, 51 ans, est retrouve assassine chez lui, a Marseille. Ne reculant devant aucun cynisme, les syndicats s appuyant sur une lettre manifestememt fausse evoquent un suicide pour discrediter la privatisation heureuse des P et T.

Le mysterieux serial quileur en serait a sa dix huitieme victime depuis fevrier 2008.

On vous en dit plus sur Causeur.

samedi 1 août 2009

Badiou on the beach and Revolution in autumn


« On voit, ce qui s’appelle voir, des choses simples et connues de longue date : le capitalisme n’est qu’un banditisme irrationnel dans son essence et dévastateur dans son devenir. Il a toujours fait payer quelques courtes décennies de prospérité sauvagement inégalitaires par des crises où disparaissaient des quantités astronomiques de valeur, des expéditions punitives sanglantes dans toutes les zones jugées par lui stratégiques ou menaçantes, et des guerres mondiales où il se refaisait une santé. »

Alain Badiou, L’hypothèse communiste.