mercredi 29 avril 2009

Vers un 1er mai en dim-up



-Qu’est-ce que tu regardes, ma grande ?
-La Raison dans l’Histoire. Elle passe sous nos fenêtres.
-Ah bon ?
-Oui, c’est le cortège unitaire du 1er mai.
-Allez, reviens au lit. On ira voter Front de Gauche le 7 juin.
-Tu veux que je te dise ? T’as aucune conscience de classe…

Utopie concrète.


Ubifaciunt n'est pas seulement un remarquable latiniste, un franc buveur, un lecteur aux goûts très sûrs et un courageux guerillero urbain, c'est aussi un garçon qui vous raconte comment on peut sauver les innocents du massacre social. On appelle ça un éducateur. J'appelle ça un coeur pur. On va lire son admirable texte et regarder les admirables photos qui vont avec, chez lui. Et on y va vite. C'est beau comme son livre culte, Le requiem des innocents de Calaferte.

mardi 28 avril 2009

On s'en va mais on continue.




On était bien, là. Ecrire, lire, loin. Le silence comme un privilège, le temps comme un allié. Sommeil d'enfant, beaux rêves, collines dans la brume bleue du printemps flamand. Deux passages à Paris, simplement. Signature de SP et émission chez notre ami Pierre-Louis Basse, à Europe. Pour prendre la température, vérifier la féminisation hystérique des rapports qui s'accentue au fur et à mesure que la lutte des classes, partout dans le pays devient une heureuse et violente évidence. Ils sont entrain de prendre la main invisible du marché en pleine tronche, les patrons, les zélateurs du marché, les bobos connebenditiens. Tant mieux. Ils auraient pu lire de la poésie, voter communiste, militer, jouir. Ils avaient le choix. La furie prolétarienne, comme dirait mon cher Serge Quadruppani, va les balayer.
On va quitter le Mont Noir (on reviendra en octobre) directement pour Arras où le 1er mai a lieu le huitième salon de Colères du Présent.
Là-bas, on va rendre hommage à Frédéric Fajardie.
On va voir les camarades.
On va essayer de penser le monde d'après, avec amour et férocité, tendresse et violence.
Nous allons vaincre parce qu'ils sont les plus morts.
"Tout paradis n'est pas perdu."
André Breton, Clair de terre

lundi 27 avril 2009

Grippe porcine mexicaine: d'inquiétantes révélations.




D’après certaines sources proches du ministère de l’intérieur, le foyer de la pandémie de grippe porcine serait en fait à Tarnac (Lozère). Des anarchos-autonomes seraient partis de la communauté il y a une quinzaine de jours malgré les troupes d'élites de la DNAT. Ils auraient ensuite transporté dans un bagage à main un porcelet contaminé et endormi jusqu’au Mexique.
C’est Alain Bauer qui l’a lu dans L’insurrection qui vient. Il a failli en vomir sa neuvième andouillette devant cette révélation.
En revanche d’après FdeSouche, Ilys et consorts, il s’agirait d’un groupe islamo-gauchiste qui chercherait à faire périr l’Occident par là où il a péché: la charcuterie.
Là, je vais me faire un sandouitche aux rillettes avec un verre de bougueuil de chez Catherine et Pierre Breton.
Priez pour moi.
En illustration, un cochon fou et Alain Bauer, à moins que ce ne soit le contraire.

OBITUARY




On rend un dernier hommage à James Graham Ballard sur Causeur.


samedi 25 avril 2009

André Breton, décidément.




"Ce que tu fuyais
Tu ne pouvais le perdre que dans les bras du hasard

Qui rend si flottantes les fins d'après-midi de Paris autour des femmes aux yeux de cristal fou"
André Breton,
Violette Nozières



"Ce n'est pas par des déclarations stéréotypées contre le fascisme et la guerre que nous parviendrons à libérer à jamais l'esprit, pas plus que l'homme des anciennes chaines qui l'entravent et des nouvelles chaines qui le menacent. C'est par l'affirmation de notre fidélité inébranlable aux puissances d'émancipation de l'esprit et de l'homme que tour à tour nous avons reconnues et que nous lutterons pour faire reconnaître comme telles.
"Transformer le monde", a dit Marx; "Changer la vie", a dit Rimbaud: ces deux mots d'ordre pour nous n'en font qu'un."
Paris, juin 1935

André Breton,
Discours au Congrès des écrivains
.



Hypermnésie soviétophile

Est-ce le calme religieux de notre thébaïde flamande, le ciel d'avril qui avait la même couleur printanière sur Kiev (RSS d'Ukraine), le bruit du temps, voilà que nom d'Alla Pougatcheva nous revient des profondeurs de l'Atlantide. C'était, autant qu'il m'en souvienne, LA star de la variétoche bréjnévienne et j'ai dû danser sur ses chansons à l'époque bénie des étés à Kichinev (RSS de Moldavie) dont nous avons évoqué naguère sur Causeur, la singulière douceur.

Comment ce pays a-t-il pu perdre la guerre froide avec une variété d'une qualité pareille?


PC: cette chanson où elle répète ia nié magou ia nié hatchou, c'est à dire je ne peux pas, je ne veux pas exprimait évidemment une angoisse métaphorique à l'idée que tout cela un jour s'arrête.

FRONT DE GAUCHE, MON AMOUR.



-La Crise nous a vraiment laissées à poil, hein?
-Ca, tu peux le dire. Tu vas voter quoi, aux Européennes?
-NPA, sans doute...
-Mais t'es folle, ma pauvre amie! C'est un vote pour rien! Ils ne veulent pas du pouvoir les trotsques. C'est de la posture, tu comprends? Si t'avais dû compter sur eux pour arracher des acquis sociaux aux capitalistes, on en serait encore à la révolution industrielle.
-Alors quoi?
-Front de Gauche, ma chérie, Front de Gauche. PC, PG et GU.
-C'est quoi, GU?
-Gauche unitaire, ma chérie. Ceux qui se sont barrés du NPA, parce que l'autisme et le refus des alliances, ça va trente secondes...
-D'accord. On fait quoi ce soir, sinon?
-Moi je retrouve Jérôme au bar de la Plage?
-Je peux venir?
-Oui, pas de problème.
-Tu m'attends, je vais mettre une culotte...
-Je ne pense pas que ce soit utile.

Révolution des Oeillets, trente cinq ans aujourd'hui.


Il y a trente cinq ans aujourd'hui, les capitaines portugais du MFA(mouvement des forces armées) renversaient Caetano, le dictateur qui avait succédé à Salazar et comme lui continuait une guerre coloniale en Angola, en Guinée Bissau et au Mozambique, guerre qui n'avait rien à envier par sa violence à celle du Viet-Nam.(On peut lire le grand Lobo Antunes, notamment Fado Alexandrino et Le Cul de Judas.)
Dirigé par Otelo de Carvalho, de jeunes capitaines communistes et gauchistes attendirent dans leurs caserne le signal. C'était une chanson qui passa sur la radio nationale à 0h25: Grandola, villa morena, chanson commémorant une révolte paysanne du XIXème siècle.
Ils foncèrent avec leur colonnes de blindés sur Lisbonne et renversèrent un régime qui puait la sacristie pétainiste depuis cinquante ans en moins de 48 heures. Les seuls échanges de tirs eurent lieu autour des locaux de la PIDE et firent hélas quelques morts.
Pour le reste, c'est au milieu d'une foule enthousiaste , que ce qu'on appela la Révolution des Oeillets commença.
L'irresponsabilité de groupuscules gauchistes, l'habituelle pourriture social-démocrate (Mario Soares et ses affidés de la CIA) et quelques vieilles badernes à monocle du genre Spinola firent rentrer les choses dans l'ordre "démocratique" à partir de novembre 75.
Il n'empêche, on avait bien rigolé pendant dix huit mois.
MFA, je t'aime.
Otelo de Carvalho, honneur à toi!
Vive le PCP et son leader immortel Alvaro Cunhal!

mercredi 22 avril 2009

Une brève uchronique...

...pour les glands qui ont voté Chirac au second tour en 2002. C'est sur Causeur.

lundi 20 avril 2009

JG BALLARD EST MORT.



J.G Ballard est mort hier, 19 avril, à 78 ans. Il avait appris à pas mal d'entre nous que nous vivions dans un monde qui était déjà un monde de science-fiction, cruel, psychotique, sururbanisé, violent, suicidaire. On ne lui en sera jamais assez reconnaissant.
Cette coalescence du présent et du futur, c'était le génie de Ballard.
Ses derniers livres comme Millénium People empêchaient de penser en rond.
Sans lui, la foire aux atrocités va pouvoir continuer de plus belle.

La cagoule, c'est pas coule.


Cette brève est parue sur Causeur:


Jeudi 16 avril, Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, a proposé un décret interdisant le port de la cagoule pendant les manifestations. On ne peut que se féliciter de cette mesure qui empêchera désormais les voyous de se livrer aux pires exactions sous l’œil complaisant des caméras. Beaucoup de téléspectateurs ont, en effet, encore dans les yeux le spectacle traumatisant de cette bande armée et masquée attaquant un petit matin de novembre une ferme de Tarnac (Corrèze), défonçant les portes, volant des livres et des documents avant de procéder à de nombreux enlèvements, dont celui de Julien Coupat qui, près de six mois plus tard est toujours entre les mains de ses ravisseurs.

JL

dimanche 19 avril 2009

Il me semble que Frédéric est en harmonie.


Que voulais tu que je fasse? Les prières, ça n'a jamais été notre genre. Un an, bientôt. Le premier mai, évidemment... Alors, j'ai écrit un roman. Sur toi. Pour toi. C'est la seule chose qui console. En même temps, si tu crois que ça a été amusant d'écrire sur toi alors que tu n'étais plus là. Enfin, si, parfois: d'une certaine manière, tu étais là et c'était amusant.
Mais quand même, drôle de voyage. On a essayé de faire ça bien. C'était la moindre des choses. On espère que le SP ne mettra pas trop longtemps à arriver là où tu te trouves. On a même eu une couverture de Jean-Claude Claeys. Pour rappeler l'époque mythique de Néo, l'époque où je te découvrais vers 1983, deux ans avant notre première rencontre.
Dans son Henry Brulard, Stendhal raconte que le duc de Broglie disait de sa fille morte à treize ans: "Il me semble que ma fille est en Amérique."

Toi, il me semble que tu es en harmonie. Je ne t'oublierai jamais. Tu me manques, chaque jour.

Frédéric Fajardie (28 août 1947-1er mai 2008)

samedi 18 avril 2009

C'est l'anniversaire de Mademoiselle Albertine.



Au volant de la chevrolet sur la route de Sintra,
Au clair de lune, au clair du rêve, sur la route déserte,
Tout seul je conduis, je conduis presque lentement, et il me semble
Un peu, ou je m'efforce un peu qu'il me le semble,
Que j'avance sur une autre route, dans un autre rêve, dans un autre monde,
Que j'avance sans qu'il y ait une Lisbonne à peine quittée ou un Sintra où il faut aller,
Que j'avance, et qu'y a-t-il d'autre dans avancer que ne pas s'arrêter mais avancer ?

Fernando Pessoa

Supplément scopitone à Sauter les descriptions, 18



Vous aurez beau dire, c'était chaud bouillant en Atlantide

Bientôt les Européennes




-Jérôme?
-Oui, ma grande?
-Je viens de finir Le Manifeste du Parti Communiste, là...
-Et?
-Et que veulent dire exactement Marx et Engels quand ils écrivent: "Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l'époque bourgeoise de toutes les précédentes."?
-
Que la mondialisation est un cauchemar, ma grande.
-Et je fais quoi alors?
-Tu votes Front de gauche en juin, ma grande.
-D'accord, d'accord...On va se coucher? Il est tard...
-On y va, ma grande, on y va.

vendredi 17 avril 2009

Sauter les descriptions, 18


Il entendit Sapore di sale de Gino Paoli et se dit qu’il aurait pu faire comme si. Comme si ne pas avoir connu l’Italie des années soixante n’était pas pour lui une manière d’exil. Comme si on ne l’avait pas chassé de l’Eden. Dieu avait évidemment fait une erreur de casting. Garçon de bain en 62 à Positano, c’était quand même plus intéressant. Passer de l’huile solaire sur le dos de Catherine Spaak, rapporter un peignoir dans la cabine de Monica Vitti, servir à Léa Massari un granité au citron qu’elle aurait appliqué un instant à la naissance de ses seins parce que ce n’est pas pour dire, mais juillet 62 sur la côte amalfitaine, ça tapait fort. Mais il ne fit pas comme si. Il accéléra et, au bout d’un moment, la Fugitive lui fit remarquer qu’il allait un peu vite tout de même. Comme ce n’était pas une idiote, elle changea de station, une fois la chanson terminée. Ce fut, assez vite, un bulletin d’information.
On apprit ainsi qu’un terrain de jeu avait été pilonné en Slavonie par une artillerie post-communiste quelconque et que trois enfants avaient été déchiquetés alors qu’ils faisaient de la balançoire.
Faire comme si.

jeudi 16 avril 2009

FLANDRES


C'est très simple finalement, c'est à quarante kilomètres d'une métropole, ce sont des collines dans un pays plat, c'est une villa au sommet d'une centaine d'hectares et l'on voit très loin jusqu'aux monts d'Artois, jusqu'à la côte si le temps est clair.
Avril est comme dans un poème de Toulet.
Pas de télévision, mais des livres et des grandes filles blondes à vélo qui peinent sur la fin. Les portables passent mal.
On entend son sang dans la nuit et on se souvient de ce présocratique (Héraclite, Empédocle?) qui avait dit Le sang qui baigne le coeur est pensée.
On écrit beaucoup, on se promène aussi avec le sentiment géographique de passer, le temps d'une clairière, d'un pays l'autre.
On relit Breton au soleil.
On reçoit la couverture de Jean-Claude Claeys pour En harmonie, notre roman sur Frédéric Fajardie.
On reçoit un fax (oui les fax existent encore...) de la section: "Tu peux être dimanche à Wazemmes? On distribue avec le PG" .
On met deux heures à ouvrir le Net: petites calomnies hystériques habituelles. Haine du sens, du détour, de la dialectique. On est étonné. La bêtise à front de taureau se porte bien. Réflexes prévisibles de la haine de soi. On oublie. On sait que d'autres grains de voix apaisés vous aiment dans les conversations nocturnes. Toutes les femmes ne sont pas Américaines comme les décrit Sollers dans son seul bon livre de ces dernières années, Mémoires, un vrai roman: "Infréquentables pour la plupart: argent, plaintes, roman familial, infections pseudo-psy."
On écrit. On écrit. On écrit.
Le texte se déroule tout seul sur l'écran.
Les jacinthes explosent sur l'herbe en quarante huit heures mauves.
Nous n'avions jamais vu de renard, auparavant, dans le brume du matin.
Le mèle d'un ami là bas en Bretagne avec sa fille donne des envies d'embruns.Lui aussi relit Breton.
Hasard objectif?
Nous avons le sourire aux lèvres.
Le temps est de notre côté, décidément.

mardi 14 avril 2009

Des pénibles médisances trotsko-bobo et de leur indigence.


"L'état de déchirement social dans lequel nous vivons ne laisse à l'homme non spécialisé sur le plan artistique que peu de disposition à admettre que le problème de l'expression se pose ainsi. En général, il s'en tient au contenu manifeste de l'oeuvre d'art et, dans la mesure où il a pris parti politiquement, il est prêt à lui trouver toutes les qualités ou tous les défauts, selon qu'elle milite ou ne milite pas extérieurement en faveur de la cause qu'il a faite sienne."

André Breton, Position politique du surréalisme.





"Celles qui dans l'amour entendent le vent passer sur les peupliers
Celles qui dans la haine sont plus élancées que les mantes religieuses."

André Breton, Ralentir travaux.

dimanche 12 avril 2009

Les Européennes approchent, les filles s'inquiètent...



-Jérôme?
-Oui, marquise?
-Tu me conseilles quoi pour les Européennes?
-Front de Gauche, marquise...
-J'avais pensé au NPA.
-Tu regardes trop la télévision.
-Jérôme?
-Oui, marquise?
-Tu dis Front de Gauche?
-Oui, je dis Front de Gauche. On remet le couvert?
-Tu me préfères à Catherine Spaak, alors?
-....

samedi 11 avril 2009

Sauter les descriptions, 17


Allez savoir pourquoi, comme dit Chateaubriand, en ce moment, il était triste comme s’il était mort. Il passa pourtant une bonne journée puisqu’il assista à un repas de fin d'année à Liberté Hebdo, le dernier journal communiste du nord de la Seine pour lequel il donnait une chronique hebdomadaire. Mais bon, fut-ce à cause de la fin d'année justement (il y avait un joli poème en prose de Baudelaire sur la destruction morale que représente ce moment pour toute personne sensée), de son retour de l'expédition mauritano-sénégalaise, de l'impression de vivre dans un pays qui ressemblait à un disneyland préfasciste, il se trimballa un spline de rat mort pendant toute cette période. Quand il quitta les locaux de Liberté Hebdo, évidemment ivre, il fit une chose qu’il ne faisait jamais: prendre un journal gratuit à un môme précarisé coiffé d’une casquette marquant son appartenance au moins provisoire à un grand groupe de communication. Il n’aima pas le pauvre sourire obligé du môme. Il participa de son humiliation, l’alcool ayant toujours été chez lui un facilitateur empathique. Et ces cons du gratuit lui apprirent que Béatrice Dalle fêtait ses 44 piges, juste son age à lui. Béatrice Dalle, même si ça n'a jamais été son genre, mais on savait depuis Odette de Crécy et Swann ce qu'il en était de ces questions-là, Béatrice Dalle et lui, donc, d'une certaine manière, ils vieillirent ensemble. Pour lui, elle incarna toujours la résistance aux années 80, l'amour fou, 37°2 le matin (on s'en moquait que le film fut bon ou mauvais), la dinguerie sensuelle, l’amoureuse des taulards et des rapers, un cul, des seins et une bouche qui insultèrent toute l'esthétique anorexico-androgyne et l’hypocrisie sexuelle des deux dernières décennies.
Alors savoir que Béatrice Dalle avait cet age-là, le sien, le voir marqué noir sur blanc, ça n'arrangea pas franchement sa situasse morale.
Il pensa qu’il allait avoir du mal à ne pas laisser passer la station. Il pensa qu’il allait avoir du mal à continuer.
Il pensa : « Dites bonne nuit au mauvais garçon: il a un blues de cobra. »

JOYEUSES PARQUES A TOUS!

jeudi 9 avril 2009

Juste en passant



Juste un bref passage at home entre Paris et Le Mont Noir où nous sommes en résidence pour un mois (Chambre avec vue sur les Flandres et internet à pédales).
Nous avons aujourd'hui signé le SP de la réédition de Monnaie Bleue. Il est beau comme tout, on trouve. A vous de nous dire si le texte a bien vieilli en douze ans.
En librairie le 15 avril.
Il y aura, avec celui-là et le Poulpe un troisième à paraître début mai. Un roman noir sur un ami mort. On vous en parle dès qu'on a la couverture de Claeys et que l'on pourra poster sans que cela prenne trois heures.
Nous vous aimons.

mardi 7 avril 2009

Classes dangereuses, presse peureuse


Face à la révolte sociale endémique et légitime, un journal comme le Monde commence à éprouver un très gros traczir. Explication de textes chez Causeur.



PC: des renforts dans les coms seraient parfois bienvenus contre les fafounets rurbains, notamment.

dimanche 5 avril 2009

Oui, finalement, Godard 66

Plus ça va, plus on aime le Godard des années soixante. Alphaville, Masculin Féminin, La Chinoise, vous aurez beau faire. Ce monde plein de filles préchocs, c'était quelque chose quand même. On les sentait vivantes, pas implantées.
Même Chantal Goya, c'est dire, dans Masculin feminin, on est comme Jean-Pierre Léaud, on n'a qu'une envie, c'est de coucher avec elle. Les filles qui chantent font souvent cet effet là, d'ailleurs.
Masculin Féminin, c'est 66, l'année où Mao tente une expérience originale et prometteuse en Chine avec la révolution Culturelle, l'année où la France quitte l'OTAN (à ce propos, honneur aux Black Bloc qui à Strasbourg, par une remarquable ruse de la raison, se trouvent être les derniers gaullistes.), l'année où les jupes raccourcissent et où Debord termine La Société du Spectacle.
Bon, sinon, il est évident que la romance yéyé de Chantal Goya, dans Masculin Féminin, est codée.
Il n'est bien sûr pas question d'un garçon derrière le pronom, mais du communisme qui se fait attendre. Et Chantal s'interroge avec angoisse sur la praxis en posant la seule question qui vaille. Comment le revoir?

samedi 4 avril 2009

Rendez-vous le 4 mai



On s'est bien amusé et on est très content de la couverture de Miles Hayman.

on peut cliquer pour voir un peu la 4 de couv

mercredi 1 avril 2009

Big Bauer

On se massacre Alain Bauer, ordure sécuritaire, principal rouage de la conspiration qui a mis Julien Coupat en prison, sur Causeur. Pas de photo car il est trop laid.