samedi 12 décembre 2009

Le temps, la révolution et la côte amalfitaine




Parle-t-elle de l'homme de sa vie ou du communisme? 
Peu importe, c'est la même chose, au bout du compte. Nous, nous sommes sur le point de terminer notre machine à remonter le Temps. Elle fonctionne à la nostalgie, au vin naturel et aux soupirs d'amoureuse. On n'a pas fait mieux comme carburant, d'après Hardellet et Sternberg. La machine est à la cave, entre les les Bourgeuil de Jacky Blot, les collections de vieux Fleuve noir spécial police illustrés par Gourdon et les VHS des films de Risi. 
Si on ne s'est pas trompé dans nos calculs, on devrait arriver du côté de Positano ou Amalfi, aux alentours de l'été 1964. On va vous laisser avec les clips de l'UMP(1), Besson, les licenciements massifs, les néo-ss rurbains, les névrosés, les postchocs, facebook, le réchauffement climatique. 
On ne déserte pas. On va juste essayer de changer le cours de l'histoire. Enfin, avant, on prendra quant même quelques jours sur la plage et puis on dînera un de ces soirs avec Catherine Spaak, Monica Vitti et Françoise Hardy, bien sûr. Quelque part du côté de Sorrente. Parce qu'on est snob et sensuel. Et que l'on veut entendre leurs rires se faire un peu rauques dans la nuit et voir leurs pommettes rougir sous l'effet du limoncello.
Après, promis, on fait la révolution. Quant on reviendra, ça fera au moins trente ans que vous vivrez dans une société réellement communiste, sexy, poétique et balnéaire. Pas la peine de nous remercier. On a toujours eu un bon fond.
En attendant, écoutez.

(1)On vient de consacrer à cette risible et symptomatique  affaire un article sur Causeur.