mercredi 25 novembre 2009

La dernière dérive




Quinze ans déjà. Leaving Las Vegas. La seule vraie réussite de Mike Figgis au cinéma. Ce fut notre film culte durant les années 90. Nicolas Cage en scénariste alcoolique au dernier degré, Elisabeth Shue, la trop discrète Elisabeth Shue, en prostituée amoureuse.
Ca parle de suicide choisi et de rédemption impossible. Ca parle de l'amour fou comme d'un rendez-vous manqué dans une ville qui incarne le Spectacle à son degré le plus accompli: Las Vegas.
En plus, il y a Lonely teardrops de Jackie Wilson, en fond musical, c'est-à-dire la meilleure chanson d'un des maîtres du doo wop. Le dandysme de la déglingue, de la fêlure et le corps d'une fille qui veut vous sauver malgré vous, au bord de la piscine miteuse d'un motel en plein désert. D'une fille au beau regard triste, d'une fille  qui n'y parviendra pas mais qui restera là, jusqu'au bout.
Leaving Las Vegas: une illustration parfaite de la phrase de Fitzgerald: "Toute vie est, bien entendu, un processus de démolition."
Honneur aux vaincus.