lundi 21 septembre 2009

Génie de la grammaire et de la misogynie réunies.


"J'ai eu pour amies des nanas de la Haute, des cérébrales, des artistes, je peux donc vous en parler et vous dire tout le mal que j'en pense. Quand un tombeur comme Bibi se farcit ces filles-là, il s'expose irrémédiablement à des emmouscaillages maison! Ces chochotes vous font payer chérot la rançon de leurs corps. Quand elles passent au décarpillage, elles ne sont pas nues pour autant. Il leur reste sur le râble une telle épaisseur de préjugés, de mondanités et de prétentions que, pour se faire reluire, on est obligé de penser à la radeuse du coin, nature et pas bêcheuse. L'amour au cinéma, c'est nécessaire mais le cinéma dans l'amour, je trouve ça débectant.
S'il est un moment où l'on doit accrocher sa gamberge au même clou que son grimpant, c'est bien celui-là, non?
Vous aimez, vous, les locdues façon bas-bleus qui vous expliquent le ressort secret de leur âme au moment où vous leur faites le coup du garde-champêtre amoureux? Et les autres, celles qui lèvent le petit doigt pour écluser du thé et le petit doigt de pied pour se laisser aimer? Parlons-en! Et parlons-en à la troisième personne, que dis-je! A la quatrième...Tiens, oui: il faut crééer une quatrième personne pour ces cavités prétentieuses! La quatrième personne de l'impersonnel, une révolution dans la grammaire. Ca les situerait illico socialement. On leur accrocherait cette quatrième personne au fignedé pour avertir les aminches: attention! Travaux littéraires! Si pas licenciés, s'abstenir. Et si licencieux, voir ailleurs. Parfaitement, les mâles devraient se rendre ce menu service."

San-Antonio, La Tombola des Voyous