samedi 26 septembre 2009

Et si on dansait, parce que là...

...vraiment, ça devient dur en ce moment à Lille. Le tribunal administratif fonctionne comme une chambre d'enregistrement pour les expulsions malgré la présence de nombreux militants politiques, élus, associatifs. La broyeuse tourne à plein régime et on se retrouve vite en gardav si on hausse le ton...
Entendu hier matin la représentante de la préfecture dire à court d'arguments, pour justifier de "la reconstitution de la cellule familiale en Centrafrique" d'un couple présent ici depuis dix ans avec enfant scolarisé au CP: "Et puis en Centrafrique, on parle français!"
Pourquoi j'ai pensé à Papon? Par association d'idées?
Pourquoi j'ai pensé "On parle peut-être français en Centrafrique mais apparemment, en France, dans un tribunal administratif, on ne le parle plus. Parler français, c'est normalement parler, si je ne m'abuse, la langue des jacobins, des babouvistes, des communards, des FTP."

Alors avant la manifestation de cet après-midi (cf post antérieur), on danse.
Avec LES CHAUSETTES NOIRES, évidemment....