mardi 15 septembre 2009

Bande à part.


Bande à part (Jean-Luc Godard, 1964) Madison dance
On peut aussi penser qu'il ne s'agit pas là d'un des moments les plus politiques de l'histoire du cinéma. On peut.
Mais on se trompera.
Bande à part.
Faire bande à part. En attendant.
Et danser dans les bars. En attendant.
Une manière intelligente de préparer la révolution. De penser à l'écart. Parce qu'on ne respire plus, en ce moment, ou mal. Ca demande des comptes de partout, ça flique, ça fiche. Sauf dans les bars. Sauf quand on danse. Se demander si les seins bougent bien sous le chandail, si le rêve devient le monde ou si c'est le contraire. La révolution, c'est simple, c'est ça: des seins qui bougent bien sous un chandail, un rêve qui devient un monde.
Sinon, Bande à part est aussi le titre d'un roman de Jacques Perret qui n'a rien à voir avec le film de Godard. Perret était un grand romancier de droite. On dit ça pour faciliter les recherches des bérias divers. On prépare la révolution et on lit des romanciers de droite: mais que fait la police?
Alors, en attendant: madison, madison, madison!