jeudi 9 juillet 2009

Mes plaisirs et mes jours



Je pourrais vous parler du ralliement de Martine Billard, ex-verte, au Front de gauche. Europe Ecologie comme le NPA sont les deux mamelles pseudo-oppositionnelles, prévues par le système.
Il est normal que les militants lucides de ces deux formations rejoignent le Front de gauche. On ne peut tout de même pas vivre longtemps, quand on est de gauche, dans le même parti que Cohn-Bendit ou Besancenot, à moins soit d'accepter que Fillon soit un mec bien pour succéder à Barroso, ou de bourriner dans le fascisme rouge genre trop de skismes et cassoulet, suivez mon regard vers censeur alopécique, blogueur qui se prend pour un critique littéraire. Ah. Ah. Ah.

Bien conscient d'avoir fait ce qui s'appelle une prétérition, je vais quand même vous signaler que j'ai écrit pour Valeurs actuelles un papier sur un des écrivains les plus chers à mon coeur et aux citoyennes de Caronie, Valery Larbaud. Ensuite que mon ami Sébatien Lapaque, pour vous faire patienter en attendant la rentrée littérraire et son roman, Les identités remarquables (Actes Sud), vient de publier une très belle anthologie de textes de Bernanos sur le Brésil. Bernanos, pour Lapaque et moi, c'est l'île sur laquelle on a pu se recontrer, lui le royaliste, moi le communiste, nous les républicains.

Journal, de Valery Larbaud (NRF, 1600 pages, 70 euros)
Brésil, terre d'amitié de Georges Bernanos, anthologie rassemblée et préfacée par Sébastien Lapaque (La Table Ronde, Petite Vermillon, 9000 cruzeiros)