mercredi 8 juillet 2009

La plage, oui, la plage. Et la littérature aussi.

Même un écrivain comportementaliste des Editions de Minuit peut être d'une bien jolie sensualité.
Ceci est la première phase d'une auto-critique (on dit plutôt mea culpa du côté de certains de mes amis) relative à ma trop longue ignorance de l'écrivain Jean Echenoz. Et quand je lis ça, je me rappelle à quel point la littérature, la bonne, il n'y a que ça de vrai au bout du compte.

"Pourtant presque aussitôt après, ils se retrouvèrent dans la chambre de Suzy, ôtant vite leurs vêtements comme sur une plage lorsque depuis l'eau vive on vous appelle et vous courez, les draps se roulent en vagues et vous plongez, flottez et nagez très longtemps, brasses papillons et brasses coulées, ensuite épuisés vous revenez, vous tombez sur le sable parmi les noeuds de serviettes éponges, silencieux et trempés vous restez allongés, pleins de sable et de sel puis de sueur, vous brûlez, vos paupières sont fermées sous le soleil qui luit, sous le ciel de lit."

Jean Echenoz, Lac